Menu

Tristan Mat

#503

ton nom dans la pluie
ta main dans le rêve
ton râle dans l’oubli
ton ombre dans l’amour

#461

tout est ordre dans l’espace sans poussière
les consignes d’évacuation en tableaux
le vent se voit au delà des vitres
l’art offert est silencieux sans regard
samedi parking vide le réfrigérateur
vibre – une mouche sur ma feuille

#457

le gruyère vrai en son nom
est sans trou lisse gras
je le goûte sans en être récipiendaire
cadeau à ma femme de sa maîtresse
entrant dans une carte postale
nulle bulle pour le réel

2017

tomber vers
un chiffre ou
l’autre c’est
tomber hors
du présent
encore

#419

rome délavée sur ses murs
l’abandon sans ruines
luxure la pluie
traversé en large le tibre
le gazomètre ouvre l’horizon

publié initialement sur le tempestaire

#320

La vérité est en place
écrit-elle recopiant le mur
– où est le monde entend-on
du silence

#315

qui dit que ce n’est pas bon
les rêves qui tombent
la boue qui craque gelée

qui dit que ce n’est pas le juste
regarder toutes les couleurs
même celle du bâton qui montre

qui dit que ce n’est cela
les mains vides
d’étrangères s’élever

A l’os

J’ai tout dit
Quand j’ai dit
Qu’il n’y a rien à dire

J’ai tout dit
Pour aujourd’hui
Le jour tombe

J’ai tout dit
En me taisant
En toussant

*

tout dit
disant
rien à dire

tout dit
aujourd’hui
tombe le jour

tout dit
me taisant
toussant

*

tout dit
disant
rien à dire
tombe le jour
me taisant
toussant

#176

le mot croupe à minuit
une chaise sur la montagne
le désir en bibliothèques
la forêt dans le dos

#162

une cloche invisible dans l’été
régulière dans l’après-midi
appelle nul fidèle à nul office
nul ne l’écoute que
celui qui en fait un poème