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Tristan Mat

#1085

c’est le sable quand je voudrais le miel
être aveugle à ta fourche
le murmure pour écrin

sable d’acier de nuit
tu te tournes tu t’es tournée
le miroir est dos
nul n’a regard

la neige est temps lointain
presque bleu

au cou

#1082

c’est l’image maintenant posée
échappée encore aux phrases
gris jusqu’à la plate mer
je dis île je pense elle

qui

ciel arrête maquis foc
rien de lieu ni de l’œil
ami tu es oubli perdu
est-ce que j’ai existé là

#1079

tu n’es pas le vent
je ne sais que ta main
et dans le congé vif
tu n’est pas la plaine

#1044

que rien
n’ait changé

tout était sera

tu es paroi

#1036

verge d’eau impassible de la fontaine
balancement de branches au souffle
voix en arrière des balcons au lointain
chats régnants aux venelles vides
un matin tout matin est printemps
est-ce que la joie a besoin de nous

#1023

elle lisait sur un banc de pierre
sur la place pavée du rendez-vous
exposé ensuite plus jamais ouvert
si tu rencontres le boudha tue-le

#1005

un poème de queue
s’écrit en attendant
dans la tête avançant
à petits pas espacés
d’immobilité exaspérée
j’en dirais plus mais
c’est mon tour

passage à la limite

bras sur draps sous draps
pas de place même pour l’épée
de nos peaux un Y

#998

sur le parking du bord de nuit
qui a laissé ses phares allumés
pour que la pluie soit vue

#990

écris ce que tu as déjà écrit
une fourmi sur ton journal
combien mortes sous le doigt
est-ce la même encore encore