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Tristan Mat

Eté 2015 – 3 – perdu

le plafond de fonte et de verre, je ne le toucherai jamais, je suis sur le carrelage, les comptoirs sont lisses, surgissent en bloc, je reviens, les mots criés, mélangés, un cylindre lisse et rose, courbé comme une banane, je suis arrêté, la voix est forte, venue du profond, les doigts sont larges, d’un souffle le couteau s’enfonce, la pointe présente une rondelle, je n’ai pas l’eau à la bouche, les bras et la tête sont posés dans l’espace, ils n’ont pas à disputer une place, je me retourne, la main tenue n’est plus là, des dos des ventres accolés, le fil est perdu, j’avance, plus rien n’est à voir, aucun visage, tout est à éviter, je sors du pavillon, je le contourne, je reprends la voie d’entrée, je ne sais pas sortir du carré