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Tristan Mat

Minutes de la multitude #8

Deux mouchoirs en papier blanc froissés, glissés depuis mes poches trouées, deux sandales sans pieds, le revêtement du sol propre apparemment dans la lumière hachée par les arbres.

Le train roulera à la même allure que chaque jour. Le paysage est celui qui mille fois s’est imprimé au regard. Être est ce même ennui. Pourquoi alors le dimanche de la vie?

Le train s’immobilise entre deux arrêts près du soir. Ce qui est devant toi maintenant, tu l’avais frôlé du regard. Ce pré, ces arbres, tu ne les saurais les rejoindre, à travers la vitre, et c’est pour cela que le bonheur t’y appelle.