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Tristan Mat

Degas Danse Dessin – Paul Valéry

Mallarmé dit que la danseuse n’est pas une femme qui danse, car ce n’est point une femme, et elle ne danse pas.
Cette remarque profonde n’est pas seulement profonde : elle est vraie ; et elle n’est pas seulement vraie, c’est-à-dire se fortifiant toujours plus à la réflexion, mais encore elle est vérifiable, et je l’ai vue vérifiée.
La plus libre, la plus souple, la plus voluptueuse des danses prossibles m’apparut sur un écran où l’on montrait de grandes Méduses : ce n’étaient point des femmes et elles ne dansaient pas.
Point des femmes, mais des êtres d’une substance incomparable, translucide et sensible, chairs de verre follement irritables, dômes de soie flottante, couronnes hyalines, longues lanières vives toutes courues d’ondes rapides, franges et fronces qu’elles plissent, déplissent ; cependant qu’elles se retournent, se déforment, s’envolent, aussi fluides que le fluide massif qui les presse, les épouse, les soutient de toutes parts, leur fait place à la moindre inflexion et les remplace dans leur forme. Là, dans la plénitude incompressible de l’eau qui semble ne leur opposer aucune résistance, ces créatures disposent de l’idéal de la mobilité, y détendent, y ramassent leur rayonnante symétrie. Point de sol, point de solides pour ces danseuses absolues ; point de planches ; mais un milieu où l’on s’appuie par tous les points qui cèdent vers où l’on veut. Point de solides, non plus, dans leur corps de cristal élastique, point d’os, point d’articulations, de liaisons invariables, de segments que l’on puisse compter…
Point des femmes, mais des êtres d’une substance incomparable, translucide et sensible, chairs de verre follement irritables, dômes de soie flottante, couronnes hyalines, longues lanières vives toutes courues d’ondes rapides, franges et fronces qu’elles plissent, déplissent ; cependant qu’elles se retournent, se déforment, s’envolent, aussi fluides que le fluide massif qui les presse, les épouse, les soutient de toutes parts, leur fait place à la moindre inflexion et les remplace dans leur forme. Là, dans la plénitude incompressible de l’eau qui semble ne leur opposer aucune résistance, ces créatures disposent de l’idéal de la mobilité, y détendent, y ramassent leur rayonnante symétrie. Point de sol, point de solides pour ces danseuses absolues ; point de planches ; mais un milieu où l’on s’appuie par tous les points qui cèdent vers où l’on veut. Point de solides, non plus, dans leur corps de cristal élastique, point d’os, point d’articulations, de liaisons invariables, de segments que l’on puisse compter…

#774

nous (qui énonce mentant?)

allions (nul passé, tout est)

heureux (abstention de l’obscène)

ensemble (désunir, diviser)

08/07/2019

Série : Reste

papillons

libres         par deux         au hasard

Vent

passé le portail
serions centaures
pré – au rêve

#757

trop vaste

l’été

aux mains

Oloé 02/07/2019

02/07/2019

Série : Oloé

#751

soir immobile
seule
la fontaine

#748

est-ce paix
ce temps assis

le sourire la lionne

Union parfaite

Il n’y avait rien entre nous.

Il n’y avait rien à dire.

Il n’y aura plus de passé.

Il n’y avait rien à vivre.

Il n’y avait rien à demander.

Il n’y avait nulle table, nul don.

Il n’y avait pas à se perdre.

Il n’y avait pas d’énigme.

Il n’y avait rien à sacrifier.

Il n’y aurait plus à attendre.

Il n’y a rien de plus.

29/06/2019

Série : Onzains

Oloé 23/06/2019

23/06/2019

Série : Oloé