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Tristan Mat

#1140

rien donc que
du heurt

éteint ressac

#1137

c’est un tapis sale
piétiné
le lieu de clarté

#1134

le vert de la table
net comme
Thucydide posé dessus

#1140

elles abaissent vers nous
arondes
le ciel par traits

#1135

le jaune de l’oeuf
et une lettre mimant la sodomie
là est rangé le poème

#1126

des gouttes sur le toit de plastique
avec un ciel vide de pluie au matin
regardé fixe en écoutant une chanson
comme un chemin en écartant
la ronce du passé qu’elle propose,
c’est le présent que je veux
quand bien même il est tombe

#1123

ils viennent
autres et pareils
avec chacun c’est autre  et c’est pareil
avec chacun l’absence de satori est autre
avec chacun l’absence de satori est pareil

#1120

un monde sans mouche
imagine le
sans toi imagine

#1117

il y a ce silence
vide
qui est monde

#1113

L’arbre mot est sans feuille.
Sec et noir dans la luxure.
Il tient l’air figé.
Son rêve est la pierre quand c’est le vent qui danse en lui.
Hors sève.
Il n’a pas de prise sur ses semblables ni sur les êtres aimés.
Il fait croire au pouvoir de monter.