Catégorie : Dictionnaire

Dictionnaire à écrire

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oublis
l’arrêt de mort
le demi-tour
le chiasme
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le menteur
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le Doppelgänger / le double
le miroir
l’image
le nu/la nue
le crépuscule
la lisière
l’ami
la mousse
le trompé
la chute
le reflet
l’inversion
le pétrichor
l’île
l’erreur

Pierre

Gabriel Orozco. ‘Boulder Hand’ 2012
https://www.youtube.com/watch?v=6EVWN0uWmZE

« Ma pierre préféré, c’est le caillou. »

Elle, depuis l’enfance. Et perdue.

Elle est là et n’est pas là. Penser que je l’ai égarée. Elle ne peut qu’être quelque part. La maison dissimule mais ne vole pas, dit l’adage. La maison est convoquée dans l’espace intérieur à volonté, mais des replis, des bulles d’espaces s’érigent en secrets.

Il me faut ces phrases pour la retirer de l’oubli, pour qu’elle invente maintenant son souvenir en moi.

Pas de mots pour la couleur, pas de mots pour la forme, pas de mots pour le toucher.

Jamais je ne l’ai nommée. Jamais je ne l’ai montrée.

Dire : tu as une pierre.
Dire tu a une pierre.

Sa place dans la poche. Sur la table. Entrer : être dedans. Vaisseau. Chambre devenue monde à explorer : Falaises, Plateaux.

Rapetisser jusque à être inaccessible.

En gorge : imaginer l’étouffement.

Je l’ai écrite un jour, déjà.

Mon père s’appelle Pierre. Mon premier fils s’appelle Simon.

Elle me survivra.

chambre

Soit. On la pose. Nue comme en arithmétique. Les personnages s’appellent fenêtre, chaise, divan, porte, carrelage. Une intrigue est celle de la lumière, son incertitude, qui se dépose en sable. Une divinité est la peau. L’autre est le regard.

Secret

Savoir où il est sur la paume, dans une pierre, sur la table dans/au soleil de midi dans un fil de douleur qui irradie le corps et lui donne voix, entre toi et moi, nageant dans cet après apparait dans si proche jour à jour dans un mot simple privé de (tout) mystère, au lac il est le tapis la brume l’oubli compact l’oublier.

trois je ne peux dire un
l’œil et ses doubles

la phrase est en morsure
le distique est mon dé

en avant le vide dit

Vérité

L’arcane le plus trompeur serait la Vérité. Elle ne serait d’ailleurs pas retournée, ni même glissée au milieu des autres lames. Elle serait nommée comme menace, supposée cachée dans les manches bouffantes, plaquée contre la peau nue couvrant le cœur. On se souviendrait de l’avoir vue ivre sur le gras du pavé au sortir d’une nuit de débauches, ou bien comme seul reste du rêve sans que l’on puisse la dessiner. D’aucuns soutiennent que seul le pluriel lui sied, d’autres lui nient tout nom. On dit même qu’elle se dissimule sous une autre carte et est ainsi jouée innocemment.

Ennemi

L’ennemi est la faim. c’est aussi la fin, on danse avec, contre. Il invite, poursuit, s’échappe. Les fenêtres ont des croisées. Hautes, elles donnent sur le parc. L’enfance appelle et tu l’as dégoute. Sur la table. Écris.

Joie

Des doubles trompeurs, souvent plus beaux, plus colorés, plus lumineux. Secrète, elle est au cœur, le cœur. Son nom se cache. On la dit peu sans article mais c’est alors qu’elle est le feu.

Refus

Le nuage apparaît. Il se développe. D’abord blanc, il va vers le gris, se donne au sombre. Le violet blessé insidieusement. La pluie gifle et rappelle au réel des pierres glissantes et des peaux avides arides et apeurées

miroir