
Objet, tu es objet de l’élection. Tu es le complémentaire du monde, minime refus absolu. On te pose dans la main qui s’est courbée, qui se refermera. On t’assigne un fond de poche, un soufflet de sac, le rivage boisé entre la falaise des livres dressés et le vide de la chambre, l’autel de la dernière image avant le sommeil. Tu es l’objet d’un regard secret paré de peur et d’abandon qui t’enveloppe, t’enroule et t’avale presque. À ta forme singulière, le désir assigne une âme arbitraire. Dans la petitesse, ton sexe n’est qu’une perle qui n’a pas choisi.