Generated by All in One SEO v4.9.10, this is an llms.txt file, used by LLMs to index the site. # Tristan Mat Écritures ## Sitemaps - [XML Sitemap](https://www.tristanmat.net/sitemap.xml): Contains all public & indexable URLs for this website. ## Articles - [#926](https://www.tristanmat.net/926-3/) - [lac](https://www.tristanmat.net/lac/) - ne demande que l'arbredes heures et l'horizonl'eau en oubli pour êtreheureux et ne plus être - [#924](https://www.tristanmat.net/collaffge/) - [#923](https://www.tristanmat.net/923-2/) - mouettes une à une blanches sur la nuit - [Onzains #40 à #51](https://www.tristanmat.net/onzains-40-a-51/) - https://remue.net/tristan-mat-onze-onzains - [#922](https://www.tristanmat.net/922-2/) - le mot : manque - [Journal de la phrase](https://www.tristanmat.net/journal-de-la-phrase/) - Aujourd'hui, j'ai suivi la couleur des fils. Aujourd'hui, j'ai broyé des demandes. Aujourd'hui, j'ai pris possession de la salle des machines. Aujourd'hui, j'ai constaté la fermeture du bar Amour. Aujourd'hui, j'ai traversé effectivement le pont, et quatre fois. Aujourd'hui, je suis né avec Espérance et Faust. Aujourd'hui, j'ai été silencieux à deux phrases près. Aujourd'hui, - [#921](https://www.tristanmat.net/921-2/) - l'oubli brûle tu esici pour la lumière - [dual #68](https://www.tristanmat.net/920-2/) - le double sans visagele doute jusqu'à la lameles formes toutes du songel'oubli une pluie été - [Minutes de la multitude #78](https://www.tristanmat.net/minutes-de-la-multitude-78/) - Translations à chaque arrêt et tassement progressif des corps. Leur complémentaire de vide : dentelle. Visages surplombant sous la lumière jaune, graves, figés, dans l'instant décédés. Porte ouverte, immobilité, l'eau restée de la pluie fait briller le quai. Le chant d'un oiseau est proche, comme dans une main, mais laquelle ? - [#918](https://www.tristanmat.net/918-2/) - [#917](https://www.tristanmat.net/917-2/) - traversant l'aire du regardsans s'appuyer sur le grisni virgules ni pointsailes sans qui si peu de ciel - [#916](https://www.tristanmat.net/916-2/) - [dual #67](https://www.tristanmat.net/dual-67/) - constanteje te cherchejusqu'au puits contre le pilier de l'ombrecette plage m'est cielpar les flocons de nuit le triangle tourneautre de l'autreet le reflet encore - [#914](https://www.tristanmat.net/914-2/) - on voulait le mondepar taches et délicesl'été en agonie au cielje marche dans la nuit - [#913](https://www.tristanmat.net/4517-2/) - [traverse](https://www.tristanmat.net/traverse/) - les yeux tirés au ciel parle grondement d'un réacteurrencontrent une mouetteimmobiles ses ailessur un fond gris sans find'aplomb elle disparaîtrien n'a changé cette poésie - [dual #66](https://www.tristanmat.net/dual-66/) - le matin est sans issuedans la brume je songe le rougedéjà je sais et déjà je suis perdules morts n'ont pas d'image - [#910](https://www.tristanmat.net/910-2/) - pétales vie longueil pleuvait il y auraun présent lointainde la brume - [Pierre](https://www.tristanmat.net/pierre/) - Gabriel Orozco. ‘Boulder Hand’ 2012https://www.youtube.com/watch?v=6EVWN0uWmZE « Ma pierre préféré, c’est le caillou. » Elle, depuis l’enfance. Et perdue. Elle est là et n’est pas là. Penser que je l’ai égarée. Elle ne peut qu’être quelque part. La maison dissimule mais ne vole pas, dit l’adage. La maison est convoquée dans l’espace intérieur à volonté, mais des replis, - [Dictionnaire à écrire](https://www.tristanmat.net/dictionnaire-a-ecrire/) - l'accomplissementle calmel'effroile défautle mot perdula distancele dépitle chienle jalouxle nombre 17le plile parfumoublisl'arrêt de mortle demi-tourle chiasmeformesle sein/saintle menteurle facticele Doppelgänger / le doublele miroirl’imagele nu/la nuele crépusculela lisièrel'amila moussele trompéla chutele refletl'inversionle pétrichorl'îlel'erreur - [#909](https://www.tristanmat.net/909-2/) - sans avers ni double : le nom - [#908](https://www.tristanmat.net/908-2/) - ombre je t'écris lieu même - [#907](https://www.tristanmat.net/907-2/) - [Minutes de la multitude #77](https://www.tristanmat.net/minutes-de-la-multitude-77/) - Au bord du sommeil, comme l'enfant sur le rivage, l'orteil dans l'eau, puis en arrière, jusqu'à être emporté. Réveil par un coup de sifflet. A l'improviste, le train s'arrête. Assaut de la nature. Odeurs, caresses, vibrations. Réveil de l'ennui. Oui, finir ainsi. La gare traversée de nuit comme un tunnel, lumières qui battent sur les - [#905](https://www.tristanmat.net/905-2/) - [Samedi fasciste #24](https://www.tristanmat.net/samedi-fasciste-24/) - heure tombée toujoursdense dans l'immobiletu sais et ne dis pasle cœur ton arcane - [Minutes de la multitude #76](https://www.tristanmat.net/minutes-de-la-multitude-76/) - Lassitude : sentir vraiment le roulement du train, un parfum, un accent, sans aller au delà de la sensation, sans dépasser l'instant. Étranger d'un coup : je n'appartiens plus à cet espace, à ce trajet. Ici est un ailleurs pour moi désormais, sans savoir de quel lieu je pourrais être. Avec le tunnel la lumière - [#902](https://www.tristanmat.net/902-2/) - [#901](https://www.tristanmat.net/901-2/) - une buse signe les nuagesl'eau sur les dalles l'ombrele rouge des fleurs sans nom pour moil'odeur du cadavre cuitune pente courbe vers une cavedes visages familiers sans paroles combien de ciels - [#900](https://www.tristanmat.net/900-2/) - [#899](https://www.tristanmat.net/899-2/) - ce galet m'a choisidétourné de la merune quête s'achèveinconnue m'ignorant - [Samedi fasciste #23](https://www.tristanmat.net/samedi-fasciste-23/) - promesse de l'horizon : en chaque point la fuite - [#898](https://www.tristanmat.net/898-2/) - une feuille tombeah (mémoire(assailliaveugléavalé )de la poésie) haune feuille tombe Pour Samuel Macaigne, cette facétie judienne - [Rues](https://www.tristanmat.net/rues/) - Rue des arbalétriers. Rue du fleuve. Rue de la piété. Passage d’enfer. Rue des explosifs. Passage des désirs. Rue de paradis. Impasse des pensées. Rue des guerrières. Rue de l’électricité. Rue des salopettes. Rue du pré de la Dame. Passage dieu. Rue de l’Océan Indien. Rue du Pacifique. Rue Debord. Rue des trois deniers. Ruelle - [Carré](https://www.tristanmat.net/carre/) - à écrire - [miroir](https://www.tristanmat.net/miroir/) - [chambre](https://www.tristanmat.net/chambre/) - Soit. On la pose. Nue comme en arithmétique. Les personnages s’appellent fenêtre, chaise, divan, porte, carrelage. Une intrigue est celle de la lumière, son incertitude, qui se dépose en sable. Une divinité est la peau. L’autre est le regard. - [Secret](https://www.tristanmat.net/secret/) - Savoir où il est sur la paume, dans une pierre, sur la table dans/au soleil de midi dans un fil de douleur qui irradie le corps et lui donne voix, entre toi et moi, nageant dans cet après apparait dans si proche jour à jour dans un mot simple privé de (tout) mystère, au lac - [Dé](https://www.tristanmat.net/de/) - trois je ne peux dire unl’œil et ses doubles la phrase est en morsurele distique est mon dé en avant le vide dit - [Vérité](https://www.tristanmat.net/verite/) - L’arcane le plus trompeur serait la Vérité. Elle ne serait d’ailleurs pas retournée, ni même glissée au milieu des autres lames. Elle serait nommée comme menace, supposée cachée dans les manches bouffantes, plaquée contre la peau nue couvrant le cœur. On se souviendrait de l’avoir vue ivre sur le gras du pavé au sortir d’une - [Ennemi](https://www.tristanmat.net/ennemi/) - L’ennemi est la faim. c’est aussi la fin, on danse avec, contre. Il invite, poursuit, s’échappe. Les fenêtres ont des croisées. Hautes, elles donnent sur le parc. L’enfance appelle et tu l’as dégoute. Sur la table. Écris. - [Joie](https://www.tristanmat.net/joie/) - Des doubles trompeurs, souvent plus beaux, plus colorés, plus lumineux. Secrète, elle est au cœur, le cœur. Son nom se cache. On la dit peu sans article mais c’est alors qu’elle est le feu. - [Refus](https://www.tristanmat.net/refus/) - Le nuage apparaît. Il se développe. D’abord blanc, il va vers le gris, se donne au sombre. Le violet blessé insidieusement. La pluie gifle et rappelle au réel des pierres glissantes et des peaux avides arides et apeurées - [dual #65](https://www.tristanmat.net/dual-65/) - Le jeu est posé sur le monde : le jeu n'est pas le monde. Les pièces se sont à inventer ; tu peux les nommer, en tromperie les nommer, les poser. Dans le motif d'autres motifs, de biais, et pourtant l'horizon. Le nuage est ailleurs, le négatif. La ville est d'abord mémoires, celles du temps, - [#896](https://www.tristanmat.net/896-2/) - [La carte #336](https://www.tristanmat.net/la-carte/) - La figure est seule sur la carte. Un cadre en sus. Elle ne connaîtra son envers que par celui de ses semblables sans savoir s’il est semblable au sien. Elle suggère, invite, dicte, dévie, commande et elle ne saura rien du jeu mouvant, du ballet de la lumière: elle siège dans l’immobilité, un nombre – - [Minutes de la multitude #75](https://www.tristanmat.net/minutes-de-la-multitude-75/) - Le raclement du frein dans la nuit et je pense au glissement du train de luxe dans le poème. Superposition. Celui celle qui monte. L'étranger, l'autre, la beauté parfois. Répulsion vite niée, simultanée à l'éblouissement bref. L'ennui c'est la fin. Ceci n'est pas un voyage. Un trajet. Tu connais, tu répètes. Tu sais que tu - [Frôlement](https://www.tristanmat.net/frolement/) - Le possible : cela aurait pu finir d'un coup, mais cela continue, dans un bref étonnement, une bouffée d'euphorie avant de regagner le morne, la palude oublieuse. Deux faces dans le même instant : duplicité du réel et de l'observatoire. La pièce tourne sur elle-même, verticale avant de s'affaisser et de s'immobiliser. Il était écrit - [#894](https://www.tristanmat.net/894-2/) - [carnet](https://www.tristanmat.net/carnet/) - les nouvelles entrées sont ajoutées au début du texte celui qui parle seul en silence hors de la tête | l'écrivain l'enfant regarde le Panthéon et sa réduction dans la main | au matin rêve de la falaise | la moitié du mois | mon article est la suite de l'absence de texte | une - [#893](https://www.tristanmat.net/893-2/) - loin la mer emilyquelle forme t'offrirsans souci de la chambrecette folie en fruit - [#892](https://www.tristanmat.net/892-2/) - [Minutes de la multitude #74](https://www.tristanmat.net/minutes-de-la-multitude-74/) - La puanteur m'assaille cependant que je lis. Je regarde autour de moi. Main tendue vers le haut, doigts repliés, comme celle du mendiant implorant, mais de la hauteur et de la distance sur le visage. Peut-être pour ne pas abîmer la peinture fraiche sur les ongles. Exagération de lumière qui n'éclaire que la gare et - [Samedi fasciste #22](https://www.tristanmat.net/samedi-fasciste-22/) - toi — rayon du rêve - [#889](https://www.tristanmat.net/889-2/) - ne pense pas au livre pense au textene pense pas au texte pense au blocne pense pas au bloc pense à la phrasene pense pas à la phrase pense au motne pense pas plus au mot pense à l'espacene pense plus à l'espace sois l'espace - [dual #64](https://www.tristanmat.net/dual-64/) - Rêve que je songe : sa mémoire n'est pas accessible. Il y a un mur, une porte qui dit l'impossibilité de l'ouverture : je peux l'atteindre, à une main presque. Dans - le rêve. Il n'y a pas de vide, il n'y a pas de possibilité de vide. Il ne peut exister. L'univers est dense - [Minutes de la multitude #73](https://www.tristanmat.net/minutes-de-la-multitude-73/) - À la sortie. Attendre. Quelqu'un descendra, sera dans le flot. Reconnaissance. Ou rien : tu seras seul quand l'entrée sera à nouveau vide. Le toit du train. Des lignes, une courbure. En dessous la scène. Signal de fermeture des portes répété dans le sommeil : tournoiement intérieur. - [Amulette](https://www.tristanmat.net/amulette/) - Objet, tu es objet de l'élection. Tu es le complémentaire du monde, minime refus absolu. On te pose dans la main qui s'est courbée, qui se refermera. On t'assigne un fond de poche, un soufflet de sac, le rivage boisé entre la falaise des livres dressés et le vide de la chambre, l'autel de la - [dual #63](https://www.tristanmat.net/dual-63/) - l'hiver n'est pas dans l'image nul n'est en proie au regard une nuit n'importe laquelle une heure cette heure où être - [dual #62](https://www.tristanmat.net/dual-62/) - Dire aube d'été et le rêve est là, à nouveau, autre mot de l'enfance. Le lieu est paradis sans que rien ne le dévoile. Elle n'éblouira rien, cette lumière qui se fait allée pour qui sait oublier. Voir au-delà, gravir, savoir : voici le désir à garder en désir. Le voyage est dans l'immobile, au - [Oloé du 21/11/2014](https://www.tristanmat.net/oloe-du-21-11-2014/) - [Le canot de Samuel Beckett - Yves Bonnefoy](https://www.tristanmat.net/le-canot-de-samuel-beckett-yves-bonnefoy/) - L’île est peu loin du rivage, c’est une étendue sans relief dont on devine à peine la ligne basse, avec quelques arbres, dans la brume qui pèse sur la mer. Quelqu’un dont nous ne savons rien, sinon la bienveillance et qu’il a voulu que nous venions là, nous a pris dans sa barque, nous sommes - [dual #61](https://www.tristanmat.net/dual-61/) - le rêve brûle plus que le cielau reflet manque ton regardle lit la chambre où être nusce voyage reste secret - [Samedi fasciste #21](https://www.tristanmat.net/samedi-fasciste-21/) - Une forêt, les lignes.Les mains offraient.Je sais le jeu, je sais le perdu. Je te dis ombre comme je te dis dé.Reste une lettre : elle est tout l'espace. - [#dual 60](https://www.tristanmat.net/dual-60/) - Ton lot est un couloir, ce couloir. Ton rêve est la limite : quand tu crois aux murs, l'écume te lèche, par des langues qui ne sont que des instants. Le gravier fuit mais règne. Sans appui, et sur la seule foi d'un reflet, rejoins le ciel en restant ici. - [#878](https://www.tristanmat.net/878-2/) - j'institue une lampela nuit devient un motune chambre est possiblemon amour ici presque - [#875](https://www.tristanmat.net/875-2/) - [#877](https://www.tristanmat.net/877-2/) - [dual #59](https://www.tristanmat.net/dual-59/) - Je sais le drap abandonné, gardant les heures en pli. Son double d'ombre passe en désir. À eux deux, ils inventent le miroir. Et par ce regard, je deviens fantôme, libéré de l'espace mais rêvant de toucher une clenche, une plinthe, d'être englouti par la mer. - [Samedi fasciste #20](https://www.tristanmat.net/samedi-fasciste-20/) - En toutes profondeurs, cherchant encore des mots pour échapper au reflet, des écritures : le jeu est possible. - [#873](https://www.tristanmat.net/873-2/) - s'offrir pour être nuiton dirait instant maisc'est la fleur son étédisparu pour un geste - [dual #58](https://www.tristanmat.net/dual-58/) - Perle, toujours je te cherche, à la nuit, pointe de la nuit. Il faut des vagues pour te trouver, aimer les vagues, savoir se perdre en vagues loin de tout rivage, instaurer un secret, oublier la pyramide. Il n'y a pas une chambre, il y a cette chambre. Je me dédie aux plis sombres. L'ombre - [#871](https://www.tristanmat.net/871-2/) - Elles ne sont pas nombreuses, les marches raides qui séparent la peur du jour laissé et celle de la nuit aux aguets. Elles feraient un vers bref. Toutes les années et je ne sais s'il serait pair ou impair. - [dual #57](https://www.tristanmat.net/dual-57/) - au jour trop vaste la lampe vide garde l'espérance - [#868](https://www.tristanmat.net/868-2/) - ô instanttoi aussitu es l'aube - [#867](https://www.tristanmat.net/867-2/) - [#866](https://www.tristanmat.net/866-2/) - Je te parlerai comme de porter une table à deux, souples comme deux lions, souples comme deux lions dans des escaliers et porter la table sans cogner, et même si par ailleurs on serait raide, je te parlerai comme porter la table comme un enfant qui s'est endormi en bas et qu'on remonte dans sa - [Oloé du 10/01/2026](https://www.tristanmat.net/oloe-du-10-01-2026/) - [#865](https://www.tristanmat.net/865-2/) - la vallée à la brumeheures opulentes lassescomptées comme l'amourl'oiseau est un instant - [#864](https://www.tristanmat.net/864-2/) - [#863](https://www.tristanmat.net/863-2/) - - Pourquoi le mot X n'existe pas dans la langue Y ?- La langue Y n'existe pas. - [Arcanes](https://www.tristanmat.net/arcanes/) - La carte https://www.tristanmat.net/la-carte/La figure est seule sur la carte. Un cadre en sus. Elle ne connaîtra son envers que par celui de ses semblables sans savoir s’il est semblable au sien. Elle suggère, invite, dicte, dévie, commande et elle ne saura rien du jeu mouvant, du ballet de la lumière: elle siège dans l’immobilité, un - [Anne - Tristan](https://www.tristanmat.net/anne-tristan/) - une ligne presque(le ciel pour palindromeêtre en bordure êtrece tapis rêche d’enfance)presque une ligne Long le temps, fuyant, s’effilant, en pointe. Et la terre ne bouge pas. Elle boit, elle avale sans dire. Sa ligne est à peine troublée. Elle danse, ondulant, effleurant, tout autour du silence en poing. Inutiles, les montagnes ou même une - [#862](https://www.tristanmat.net/862-2/) - [#861](https://www.tristanmat.net/860-2/) - Je suis un temps. J’enveloppe, j’imprègne, je traverse. Parmi. Je suis un des temps. Nous nous mêlons : faisceau, gerbe. Nous sommes tant. Sans nous, seulement la poussière. Sans substance, je suis en toute chose et je contiens. Il y a la répétition, la variation. Début et fin ne sont que des points. Ma seule - [#859](https://www.tristanmat.net/859-3/) - Poluphloisboio thalassèsJe te tiens par le sel par le cielje te tiens par les pics par l’aspecttu me tiens par l’épiqueje te tiens par le ad tu me tiens par le parje te tiens par l’accent par l” e muettu me tiens par le rite des galets l’applaudissement des rivesje te tiens par le « - [#860](https://www.tristanmat.net/859-2/) - [#858](https://www.tristanmat.net/858-2/) - [#857](https://www.tristanmat.net/857-2/) - tu n'es qu'attented'un point à l'autrela joie sans butc'est le voyage - [#856](https://www.tristanmat.net/855-2/) - [#855](https://www.tristanmat.net/855-3/) - L’oiseau succinct de Braque n’est point simple motif. Il n’est point filigrane dans la feuille du jour, ni même empreinte de main fraîche dans l’argile des murs. Il n’habite point, fossile, le bloc d’ambre ni de houille. Il vit, il vogue, se consume – concentration sur l’être et constance dans l’être. Il s’adjoint, comme la - [La rêve](https://www.tristanmat.net/la-reve/) - Cligner des yeux, ils oscillent pour mon fils, comme pour moi enfant. Ils rejoignent l'immobilité pour voir de l'autre côté de la rue étroite (en hauteur et sous les toits, la fenêtre est ouverte aussi), ma tante, accompagnée. * C'est un rêve. Une lande petite, chambre sans mur. Les couleurs sont ignorées. On ne se - [#787](https://www.tristanmat.net/787-2/) - tout l'espace est en toi tu n'es rien pour l'espace il n'y a que le feule temps est une brise - [#794](https://www.tristanmat.net/794-2/) - je suis de trop ce soirpar les vagues épuisées passera avant moiextase douce et lente - [#812](https://www.tristanmat.net/812-2/) - de l'assiette vidéeseule une fumée vaguele jour est passé autreune flamme immobile - [#808](https://www.tristanmat.net/808-2/) - la foule donne la fuiteune dentelle danseelle invente le ventréciter le labyrinthe - [#801](https://www.tristanmat.net/801-2/) - le balcon donnela chute en vuejoie son remordle vent me sauve - [#814](https://www.tristanmat.net/814-2/) - sans gaspiller encorele noir et précieux sang(sa ronde déjà est lasse)nous buvons à la lune - [#816](https://www.tristanmat.net/816-2/) - matin sans verbelente lumièreen tout silencevide et heureux - [#843](https://www.tristanmat.net/843-2/) - joie sans objetavant le matinl'hiver en fruitl'instant en chat - [#848](https://www.tristanmat.net/848-2/) - la lumière percel'œil brûlé de grischacun devenantle joueur sans trame - [#851](https://www.tristanmat.net/851-2/) - une page une feuillees-tu loin - [Oloé du 26/12/2025](https://www.tristanmat.net/oloe-du-26-12-2025/) - [#853](https://www.tristanmat.net/853-2/) - Captif d'une salle, du bruit, un homme mêle des cartes. Sur l'une : « Éternité, je te hais ! » Sur une autre : « Que cet instant me délivre ! » Et sur une troisième encore l'homme écrit : « Indispensable mort. » Ainsi sur la (aille du temps marche-t-il, éclairé par sa blessure. - [#852](https://www.tristanmat.net/852-3/) - [#850](https://www.tristanmat.net/850-2/) - [#849](https://www.tristanmat.net/849-2/) - [#847](https://www.tristanmat.net/847-2/) - [Samedi fasciste #19](https://www.tristanmat.net/samedi-fasciste-19/) - jusque sur la ruine du marbre, ta courbe, guitare pour mon âme - [reste](https://www.tristanmat.net/reste/) - je demandeénonciationau gravat - [Oloé du 14/12/2025](https://www.tristanmat.net/oloe-du-14-12-2025/) - [dual #56](https://www.tristanmat.net/dual-56/) - une ligne presque (le ciel pour palindrome être en bordure être ce tapis rêche d'enfance) presque une ligne - [#842](https://www.tristanmat.net/842-2/) - pierre plate le choixdéjà le dos brûle encorel'été est à son adieufontaine hors du ciel - [#841](https://www.tristanmat.net/841-2/) - [#840](https://www.tristanmat.net/840-3/) - [#840](https://www.tristanmat.net/840-2/) - il y a un briquetpour les rêvessur la table de nuit - [#839](https://www.tristanmat.net/839-2/) - [Minutes de la multitude #72](https://www.tristanmat.net/minutes-de-la-multitude-72/) - Des dos, des ventres, des fesses, des jambes. Forêt sans horizon. Il faut renverser la tête pour rencontrer des visages. Une main appuyée sur la vitre où se pose mon coude. Elle s'écrase. Regard au dehors. Gris depuis le ciel. Tu vois ce que tu as vu - combien de fois. Pensées répétées. Tournant. S’effondrant. - [#837](https://www.tristanmat.net/837-3/) - [#836](https://www.tristanmat.net/836-2/) - [Objets/Sujets](https://www.tristanmat.net/objets/) - Desolate - plus, Words for Being AloneNouveau projet : Pestashop 8.1.5 nous avons pas mal de bugNouveau projet : Régler la vitesse d'un site de rencontreLa Documentation française : les 80 ans d’un éditeur public en mouvementOn a trouvé un moyen de différencier les dinosaures mâles des femelles, et c'est pas joli-joliAlerte : un anniversaire approche - [Minutes de la multitude #71](https://www.tristanmat.net/minutes-de-la-multitude-71/) - Arrêt. Tremblement du train. Sursaut de dépeupleur chez les passagers. Les idées devraient être exposées ici dans la voiture vide dans le mouvement d'accélération. Le train s'arrête entre les hautes parois vitrées et lumineuses. Un instant l'idée du somptueux me frôle puis j'accommode le regard. - [Oloé du 29/11/2025](https://www.tristanmat.net/oloe-du-29-11-2025/) - [#834](https://www.tristanmat.net/834-2/) - [Minutes de la multitude #70](https://www.tristanmat.net/minutes-de-la-multitude-70/) - Trop en moi pour être ici, pour être envahi pour laisser venir à moi le vague, le banal et que la forme soit. Levant la tête, je rencontre un regard étroit et allongé posé sur un visage rond. Que suis-je pour lui? Combien de temps existerai-je ? Une intrigue à côté de moi que je - [#832](https://www.tristanmat.net/832-2/) - [Le rêve de Rose](https://www.tristanmat.net/le-reve-de-rose/) - Le flanc de la montagne fait la vallée. L'été ne brûle pas. La longue baraque de bois est sans fenêtre. Elle est entourée d'herbes qui se balancent. Je n'y suis pas entrée. Elle est noire sans exception. C'est la scierie. Tes habits sont noirs, mais ce n'est pas à toi dit la tante. Nous nous - [#830](https://www.tristanmat.net/830-3/) - [#828](https://www.tristanmat.net/828-2/) - [#829](https://www.tristanmat.net/829-2/) - ville d'étoiles serréeshésitantes à terre la colline est stèletemple du sombresa patience me réalise ma nuit presquechiens frères seuls - [#827](https://www.tristanmat.net/827-2/) - les nuages : différents le voyage - [#826](https://www.tristanmat.net/826-2/) - [#826](https://www.tristanmat.net/inegales/) - c'est encore le soir la pagecomptées comme doigts les lumières description évitant portraitaux aguets rives de la phrase - [dual #55](https://www.tristanmat.net/dual-55/) - Des temps reviennent. Ensemble, unis, ils forment l'ici. Absent le feu, invisible l'eau. La terre est recouverte, cachée. L'air tremble par ceux qui se sont absentés des éléments et qui sont dans l'à-côté. La forêt interdit. Le théâtre s'étend. La prairie est froissée d'étreintes. L'image était là avant. Elle vient du rêve, mais elle n'est - [#824](https://www.tristanmat.net/823-2/) - [Minutes de la multitude #69](https://www.tristanmat.net/minutes-de-la-multitude-69/) - Collé à la fenêtre, dos au reste de la voiture. Défilement sans perspective. Arbres, troncs, feuilles, branches. Tout écrasé, jeté par la vitesse avant d'être distingué. Mots mêlés, accolés. A l'arrêt bref, par la fenêtre, une image. Instituée, révélée. Je vois l'image et son cadre invisible. Je n'ai qu'à le rendre sombre. Le train repart. - [#822](https://www.tristanmat.net/822-2/) - [dual #51](https://www.tristanmat.net/dual-51/) - Long le temps, fuyant, s'effilant, en pointe. Et la terre ne bouge pas. Elle boit, elle avale sans dire. Sa ligne est à peine troublée. Elle danse, ondulant, effleurant, tout autour du silence en poing. Inutiles, les montagnes ou même une mer. Large, lente cette mémoire : c'est ici d'où l'on vient : le gris - [dual #54](https://www.tristanmat.net/dual-54/) - encore je descendraiautomne saison seule au soldans le jour répété frôlantenfer sans main autre à aimer - [Minutes de la multitude #68](https://www.tristanmat.net/minutes-de-la-multitude-68/) - La sonnerie annonçant la fermeture des portes est également une note. Longue, tenue, tendue. Des jambes de pantalons, des mollets, des chaussures sur les rayures du sol, des sacs. Pas d’horizon. Pas même la fenêtre opposée ou la paroi. Ce bras, je le vois immobile, tombant, mort. Il aspire mon regard. Il finit par s’élever, - [dual #53](https://www.tristanmat.net/dual-53/) - On ne parle pas de couleur. Elle ne touche pas les jours qui sont traversés. Bordure, motif, mousse, figure : cela égare, cela suscite des jeux immobiles, intérieurs. A l'arrêt, ce qui ne varie pas : voir en soi, la forme en lisière de la masse noire. Ville : vaste rêve. Elle échappe au nom - [#819](https://www.tristanmat.net/4011-2/) - [#818](https://www.tristanmat.net/818-2/) - De quoi sommes-nous l'empire ? de quels territoires ? de ce qui est circonscrit à nos regards côte à côte divergents ? de celui des chuchotements qui touchent la peau plus que les oreilles ? de l'onde des mots qui heurtent et sentencient et portent discorde à travers les murs jusque chez les voisins ? de la portion de pavé, - [#817](https://www.tristanmat.net/817-2/) - [Samedi fasciste #18](https://www.tristanmat.net/samedi-fasciste-18/) - [#813](https://www.tristanmat.net/813-2/) - [#811](https://www.tristanmat.net/811-2/) - [Minutes de la multitude #67](https://www.tristanmat.net/minutes-de-la-multitude-67/) - Après le froid traître du matin de printemps, réconfort de la chaleur, celle de l'étable. Chercher le coin, se tasser. Une main près de l’œil. La regarder en oubliant la beauté, le désir. Sa simple existence, magnifique. Tunnel. La sensation de la répétition et de la variation. Tu creuses ton chemin qui est ta fosse. - [#809](https://www.tristanmat.net/809-2/) - [#807](https://www.tristanmat.net/807-2/) - [#806](https://www.tristanmat.net/806-2/) - l'autre est là c'est moi presqueassis sur le banc quelconqueil parle il regarde il tourne la têtece n'est pas mon double encorenos heures pourraient s'échangersans dommage ni trouble fatalpar une rencontre de regardsnos noms restent inconnusl'un à l'autre comme à la nuitdes rares fenêtres alluméesles chiens loin la fontaine doucele monde notre monde un seul - [Oloé du 14/12/2020](https://www.tristanmat.net/oloe-du-14-12-2020/) - [#805](https://www.tristanmat.net/805-2/) - jardin ce monde enfumé mon cœurlumière au-dessus des nuages violetquittant le ciel couleur honniemais ici tendant au bleu beautégorgée d'eau fraîche pour le foujeudi-saint ce mouchoir froissé sale - [Samedi fasciste #17](https://www.tristanmat.net/samedi-fasciste-17/) - reviens le rêve redeviens ce rien - [Minutes de la multitude #66](https://www.tristanmat.net/minutes-de-la-multitude-66/) - Capuchon baissé. À hauteur de ventres ou plutôt de parkas devenus sacs, faisant mur, cage. Je tourne la tête. Sur des genoux, une image en mouvement : deux jeunes filles côte à côte. Une joue de la harpe. Des mots s'écrivent. Souvent le mot musique, immobile. Joie de l'allure rapide, oubliant la destination, la journée - [Le chien - Francis Ponge](https://www.tristanmat.net/la-chien-francis-ponge/) - Libre en allant je lis beaucoup, m'efforce par devoir de penser par ma foi par deux fois sur ces traces. Amis..., voici...! (Si j'ai pu m'exprimer j'aurai quelques lecteurs.) - [Samedi fasciste #16](https://www.tristanmat.net/samedi-fasciste-16/) - arc à la nuit tes lèvres - [#799](https://www.tristanmat.net/799-2/) - Le froid est ancien, frère à la nuit. Des gestes pour la première fois mais nus. Ils trouvent leur ampleur à la fin du jour, sur la rade déjà. Tu les prends pour toi ces mots : vis comme dans un hôtel. Il n'y a pas de fruits en cette saison, pas de chien. Tu es - [#798](https://www.tristanmat.net/798-3/) - [#797](https://www.tristanmat.net/798-2/) - en chaque point l’effroi aiguilles distance abolie jusqu'à l'immense en pavé ce ne sont plus des mètres mais des années le cercle des vies de peur spirales s'écrasant en un point le point que tu es ce n'est pas tomber encore moins sauter mais laisser aller glisser s'effondrer enfin comme pensé si souvent aux moments - [#796](https://www.tristanmat.net/796-2/) - [#795](https://www.tristanmat.net/795-2/) - [Samedi fasciste #15](https://www.tristanmat.net/samedi-fasciste-15/) - la page n'est pas invisible sous le signe - [#792](https://www.tristanmat.net/792-2/) - [Minutes de la multitude #65](https://www.tristanmat.net/minutes-de-la-multitude-65/) - Pour une fois ne pas se taire, entrez dans le jeu léger des phrases sans conséquence. Et perdre le mouvement et la traversée du temps. Ce n'est pas un voyage, ce n'est une exploration. Déplacement, oui et les pensées vont en avant ou restent en arrière, et rebondissent comme liées par un élastique. Il y - [dual #52](https://www.tristanmat.net/dual-52/) - Trois est le nombre sur la main, attendant le jour où une chambre sera instaurée, où pour une heure les secrets seront levés. Maintenant, qui porte la flamme au jour à droit au nom de fou pour se dissimuler en traversant le monde, avec qui sait que le mur et le ciel sont reflets l'un - [#789](https://www.tristanmat.net/789-3/) - du sel sur la route seulson au matin sous les rouesce n'est pas le monde qui craqueni l'amour ivre et secret l'hiver et l'aube sont enlacéesdans l'oubli de tout visagela neige cherche son rêveur - [#788](https://www.tristanmat.net/788-2/) - [#786](https://www.tristanmat.net/786-2/) - [#785](https://www.tristanmat.net/785-3/) - vous habitez l’animal vous habitez le nautilus vous habitez le double vous habitez le château vous habitez la maison témoin vous habitez l’autre sommet vous habitez la corniche vous habitez la cellule vous habitez l’adresse vous habitez le vide de la demeure vous habitez la paroi vous habitez l’errance formelle vous habitez l’hôpital vous habitez - [onzain #38](https://www.tristanmat.net/onzain-38/) - je t'aime de mots secs et bêtes je t'aime comme de la falaise je t'aime et il n'y a pas de musique je t'aime sans sortir de l'hiver je t'aime et aimer est aride vaste je t'aime sans plus de remède je t'aime dans le pauvre du gris je t'aime près de cette table nue - [#785](https://www.tristanmat.net/785-2/) - [#784](https://www.tristanmat.net/784-2/) - Il n'y a d'images que dans les mots, ici écrits regardant les montagnes élevant le ciel. Ici dit la distance. Le temps est entre les regards sur ces lignes. Seule celle des crêtes entre le sombre des flancs couverts d'arbres et l’à peine plus clair des nuages teintés de bleu restera immuable, et cette carte - [#783](https://www.tristanmat.net/783-2/) - [Minutes de la multitude #64](https://www.tristanmat.net/minutes-de-la-multitude-64/) - Voir seulement des clichés, des effets de mode. Affine ton regard. Tracer les lignes des regards de tous les présents : les intersections, les rencontres lorsqu'elles aboutissent au même point et les très rares cas où les lignes s'unissent quand les regards se regardent. Promiscuité sans parole. Les mots étoufferaient, seraient la violence dernière. - [#782](https://www.tristanmat.net/782-2/) - marée l’encre s’étendbasse l’heure horizontaledans l’été le bar pérorel’âme serait une ode - [#781](https://www.tristanmat.net/781-2/) - [#780](https://www.tristanmat.net/780-2/) - pendant la méditationrien ne méditela pierre est eau qui est aircrever l’œil pour voir - [#769](https://www.tristanmat.net/769-2/) - [#768](https://www.tristanmat.net/768-2/) - les lampes sont alluméescages ouvertes vides au parcla tempête peut venirlumière tu tombes nue Publié initialement sur Remue.nethttps://remue.net/quatrains-tristan-mat - [#767](https://www.tristanmat.net/767-2/) - [Minutes de la multitude #63](https://www.tristanmat.net/minutes-de-la-multitude-62-2/) - Mains recueillies sur les genoux, jambes croisées, la tête penchée, vers le recroquevillement, l'enroulement, respiration légère. Son sommeil est retenu, tendu, ramassé. Deux banquettes qui se dont face. Elles forment par leurs regards et leurs mots, un carré, un tablée presque. Un des angles est silencieux mais pas absent, se résolvant en un chignon noir, - [#765](https://www.tristanmat.net/765-2/) - [#764](https://www.tristanmat.net/764-2/) - les lampes sont alluméescages ouvertes vides au parcla tempête peut venirlumière tu tombes nue - [#763](https://www.tristanmat.net/763-2/) - [#762](https://www.tristanmat.net/762-2/) - quand je dessine — je dessinequand je plie — je pliequand je tourne — je suis tourné quand je passe — je passequand j'encercle — j'encerclequand je danse — je tombe quand je regarde — je regardequand je découvre — je découvrequand je vois — je brûle quand je bois — je boisquand je râle - [#366](https://www.tristanmat.net/1487-2/) - celle qui la première nuit dit j'aime tout, celle qui a oublié son mari dans ses mémoires, celle dont l'amie s'est jeté sous un train, celle qui à quarante ans rêvait d'un vélo, celle qui religieuse avoue sa peur de la mort, celle qui a été donnée en mariage à la place de sa sœur - [Rencontre](https://www.tristanmat.net/rencontre/) - Des trains se croisent sans se heurter, sans provoquer de catastrophe. Ils s’approchent l’un de l’autre. L’air claque de leur vitesse additionnée au moment où ils se frôlent, puis l’espace croit à nouveau entre eux, l’espace s’ouvre, englobe les gares, les tunnels, les prairies et, si la notion est maintenue, l’univers tout entier. Rêvant, considérant - [#761](https://www.tristanmat.net/761-2/) - [#760](https://www.tristanmat.net/760-2/) - [#759](https://www.tristanmat.net/759-2/) - printemps parfait dans le parc aux fousdes ruines et un amant du passéles années sur les visages en cercleil faut parler et ne pas dire le motadieu les enfants jouent et plantent - [#758](https://www.tristanmat.net/758-2/) - [#757](https://www.tristanmat.net/757-2/) - il faudrait donner un europour que la lumière se déversesur la pénombre du caravagele regard s'accommodeje reste immobile en coincomme les nonnes en oraisontout au fond de l'égliseune seule chaise un hommeil prie et il dort et il puecomme les deux pèlerins - [Oloé du 06/09/2025](https://www.tristanmat.net/oloe-du-06-09-2025/) - [#755](https://www.tristanmat.net/755-2/) - [#754](https://www.tristanmat.net/754-2/) - No knots - [#753](https://www.tristanmat.net/753-2/) - La beauté je l'ai vue sans l'asseoir, dans des corridors du siècle. Elle ne m'a pas regardé, comme elle n'a pas regardé les ciels gris d'où elle s'est absentée. Enfermée dans son nom, dans un règne d'immobilité. Croyant la retrouver dans le froissement au regard, le frisson à la paume, je me suis retourné en - [#752](https://www.tristanmat.net/752-2/) - [#751](https://www.tristanmat.net/751-2/) - jamais votre forme sur les mursparallèle comme le nom doublepour étreintes et songes en imagesce mot clair était toute ma nuit - [dual #48](https://www.tristanmat.net/duel-48/) - Il y eut. Un hôtel, une chambre, une porte. Le passé est cerné, à disposition des lents retours. Il a une forme, tu proposes celle d'une carte, à retourner, révélant des symboles mêlés, et béant, le mystère. Or, le jeu est ailleurs, celé hors de la lumière et entre nous. Cette peau en courbes, contemplée. - [#750](https://www.tristanmat.net/750-2/) - [#748](https://www.tristanmat.net/748-2/) - [#747](https://www.tristanmat.net/747-2/) - vide et droite la routes'accorde quelques cyprèstrop de ciel pour ce peu à vivrele matin est un autel nu - [#746](https://www.tristanmat.net/746-2/) - [#745](https://www.tristanmat.net/collage3/) - [dual #51](https://www.tristanmat.net/dual-51-2/) - Combien de temps déjà devant cette balustrade simple où se croire passant ? Combien de temps pour que le ciel se soit abaissé en nuages atteignant par la chute enfin l'épaisseur ? Ulysse forclos : être celui qui voit mais sans tomber ; croire qu'il y ait un centre et l'avoir rejoint ; opposer aux - [#743](https://www.tristanmat.net/743-2/) - [#742](https://www.tristanmat.net/742-2/) - une feuille tombeun papillon volelequel est l'autre - [#741](https://www.tristanmat.net/2063-3/) - [#740](https://www.tristanmat.net/2063-2/) - les pierres de chaudes devenues doucesinlassables fontaine hirondellestout ce qui est loin sans être perdule soir est aussi pour toi cet ami - [#739](https://www.tristanmat.net/2062-3/) - [#738](https://www.tristanmat.net/2061-3/) - été l'immobile les ombresdansent - [#734](https://www.tristanmat.net/2057-3/) - l'eau sur le pare-brisecomme une autre écriturevive sans auteur brèveelle donne à voir le cielsans question ni réponseje peux enfin attendre - [#733](https://www.tristanmat.net/2056-2/) - [#729](https://www.tristanmat.net/2052-2/) - [#730](https://www.tristanmat.net/2053-3/) - carré parfait des annéesle nombre est opposéà l'oblique lumière jaunejuste un jour son givre - [#731](https://www.tristanmat.net/2054-2/) - [#726](https://www.tristanmat.net/2050-2/) - je ne sais ni le nombre ni le nomdes arbres des roches des papillonsdes oiseaux invisibles de leur chantunique est la montagne avec l'enfant - [#728](https://www.tristanmat.net/2051-2/) - [#724](https://www.tristanmat.net/2048-3/) - sans secretune phrase se répète le temps de côtérevenant à la ligne le rêve me rejointtu es sa neige - [#722](https://www.tristanmat.net/2046-2/) - [#719](https://www.tristanmat.net/2403-2/) - [#718](https://www.tristanmat.net/2402-2/) - Tu m'as donné un mot puis une image, dans la nuit. Laissé en nous quittant la meute : que quelque chose règne ou se lasse. Nous nous approchons, l'aporie aux lèvres. Toujours plus nus et le secret inaltérable, tranquille. L'obscur oui, mais le Cœur. - [#717](https://www.tristanmat.net/2401-2/) - [#715](https://www.tristanmat.net/2399-2/) - et les lampes s'allumentsi peu de nuit encorecomme un réveil douxmais de quelle autre vie - [#713](https://www.tristanmat.net/2397-2/) - [#711](https://www.tristanmat.net/collage/) - [#709](https://www.tristanmat.net/2393-2/) - [#708](https://www.tristanmat.net/2392-2/) - [#707](https://www.tristanmat.net/2391-2/) - pour chaque mot de saisondes milliers de haïkusrien pour ce mur saleen travers du temps - [#706](https://www.tristanmat.net/2390-2/) - [#703](https://www.tristanmat.net/2387-2/) - la nuit là ma nuitmaintenant presqueville d'étoiles serréeshésitantes à terrela colline en stèletemple du sombresa patience me réalisechiens frères seuls - [#702](https://www.tristanmat.net/2386-2/) - [#700](https://www.tristanmat.net/2384-2/) - la beauté des cyprès est posée sur le ciel je pisse sur mon ombre - [#699](https://www.tristanmat.net/2383-2/) - [#696](https://www.tristanmat.net/2380-2/) - [#694](https://www.tristanmat.net/2379-2/) - le train ralentitje compte les pinsle vide vainqueur - [#692](https://www.tristanmat.net/2377-2/) - [#691](https://www.tristanmat.net/23776-2/) - [#690](https://www.tristanmat.net/2375-2/) - [#689](https://www.tristanmat.net/2374-2/) - [#686](https://www.tristanmat.net/2371-2/) - [#685](https://www.tristanmat.net/2370-2/) - il faut un poème pour éloigner le poète chaque jour - [#682](https://www.tristanmat.net/2367-2/) - c'est facile à dire (le bonheur) il suffit d'un vers Pour la pierre, il faut toute la prose. - [#681](https://www.tristanmat.net/2366-2/) - [#680](https://www.tristanmat.net/2365-2/) - Les nuages étaient parfaits.Ils ne retranchaient rien au ciel. : Journal - [#679](https://www.tristanmat.net/2364-2/) - [#677](https://www.tristanmat.net/2362-2/) - [#674](https://www.tristanmat.net/2360-2/) - [#671](https://www.tristanmat.net/2357-2/) - [#670](https://www.tristanmat.net/2356-2/) - ils ne sont pluscompter en moinspour chacun d'euxun vide : forme - [#668](https://www.tristanmat.net/2354-2/) - [#667](https://www.tristanmat.net/2353-2/) - [#666](https://www.tristanmat.net/2352-2/) - les lampes sont alluméescages ouvertes vides au parcla tempête peut venir lumière tu tombes nue - [#663](https://www.tristanmat.net/2349-2/) - frêle lumièredu vin dit blancfresque à la bouchelampe tournée - [#661](https://www.tristanmat.net/2347-2/) - [#660](https://www.tristanmat.net/2346-2/) - [#658](https://www.tristanmat.net/2344-2/) - [#654](https://www.tristanmat.net/2241-2/) - à plat c'est l'horizon qui prend la lumière l'aspire la laisse monter du bas il ne tombe pas il flotte il aspire la lumière il laisse venir la pauvre lumière du soir est-ce le soir la nuit entre chien et loup les chiens je les entends chaque nuit lorsque je suis vide devant la page - [#653](https://www.tristanmat.net/2240-3/) - [#652](https://www.tristanmat.net/2239-3/) - lumière rase en bondsdouce mort on croiraitau soir comme apogéeon croît dans le bonheur - [#651](https://www.tristanmat.net/2337-2/) - [#650](https://www.tristanmat.net/2336-2/) - sur les images prises des livresje regarde le béton surprisl'herbe qui rampe le bois fauxje cherche les doigts surtoutveines rides les onglessales parfois mes mainsen pose sur mes motsne connaitront pas cellesqui ont invité la lumière - [#649](https://www.tristanmat.net/2335-2/) - [#647](https://www.tristanmat.net/2333-2/) - [#645](https://www.tristanmat.net/2331-2/) - Un homme écrit un roman unique. Il disparaît, sans laisser de traces, sans mourir. Le livre est oublié. Un collectionneur en rachète les exemplaires en circulation jusqu'à ce qu'il soit épuisé. Après avoir publié son enquête, un écrivain prétend avoir retrouvé le disparu et le présente au public. Quelques mois plus tard, un second roman - [#644](https://www.tristanmat.net/2330-3/) - [#643](https://www.tristanmat.net/2329-2/) - lampe érigéedonne le murau regard basde qui ne dort - [#642](https://www.tristanmat.net/2328-2/) - [#640](https://www.tristanmat.net/2326-2/) - [#637](https://www.tristanmat.net/2323-3/) - [#636](https://www.tristanmat.net/2322-2/) - l’œil ouvert sommeil en sillageune fenêtre de ciel donnée au litles nuages le font glisserl'amour à l'instant suivant - [#635](https://www.tristanmat.net/2320-3/) - [#631](https://www.tristanmat.net/2318-2/) - [#632](https://www.tristanmat.net/2318-3/) - [#630](https://www.tristanmat.net/2316-2/) - [#628](https://www.tristanmat.net/2314-2/) - [#626](https://www.tristanmat.net/2312-2/) - [#625](https://www.tristanmat.net/2311-2/) - [#624](https://www.tristanmat.net/2310-3/) - comment oublier ses noms comment dire non à la nuit comment pleurer en lisant un petit traité comment tordre le sable comment mâcher un mot griffé sur un mur comment se lever dans le rêve comment faire un verre d'eau d'un livre comment donner un titre d'or à chaque heure comment déduire le nombre d'une - [#623](https://www.tristanmat.net/2309-2/) - la courbe à toi ce profil dessindans la lumière basse de la cuisinefuite arrondie ton pubisau matin d'une nuit sans sommeille plongeur de paestum - [#621](https://www.tristanmat.net/2305-2/) - [#620](https://www.tristanmat.net/2304-3/) - tu étais le ponttu es l'andalousieune chambre ce mondeoù je dis dis encore - [#619](https://www.tristanmat.net/2303-2/) - pour Brin et E laissons une lampe à la nuitapaisant l'orange aux doigtslampe ne disant pas le tortpour instaurer la chambre - [#618](https://www.tristanmat.net/2302-2/) - [#616](https://www.tristanmat.net/2301-3/) - [#615](https://www.tristanmat.net/2300-2/) - passe ce n'est pas le temps qui passec'est toi qui est frôlé qui est passépasse mais à qui ce qui est encercléc'est toi passé à l'ombre dans le midipasse encore repasse jusqu'à t'effacerc'est toi ton souffle nom évaporépasse poussière c'est toi l'éternité - [#614](https://www.tristanmat.net/2299-3/) - [#613](https://www.tristanmat.net/2298-2/) - [#610](https://www.tristanmat.net/2296-2/) - [#608](https://www.tristanmat.net/2294-2/) - [#605](https://www.tristanmat.net/2291-3/) - [#602](https://www.tristanmat.net/2289-2/) - [#584](https://www.tristanmat.net/2271-2/) - [#585](https://www.tristanmat.net/2272-2/) - [#586](https://www.tristanmat.net/2273-2/) - il reste un peu d'amourpour nourrir le coupableil reste quelques joursune esplanade griseil n'y aura pas d'oracle - [#587](https://www.tristanmat.net/2274-2/) - [#588](https://www.tristanmat.net/2275-3/) - Il faut penser le fauve et l'ici jusqu'à les confondre. Le fauve est ici. L'ici est fauve. Ou bien, l'ici est le fauve. Non pas l'illumination, mais la dévoration. Regarde l'érection du lampadaire, le lac de la table. Ils te verront mort dans la faille d'un instant et continueront de taire. Se retourner est vain, - [#592](https://www.tristanmat.net/2279-2/) - le soleil dans mon dosun mur pour le regardje te le dis dimanche - [#593](https://www.tristanmat.net/2280-2/) - [#594](https://www.tristanmat.net/2281-2/) - l'espace entre je suis une gorgée - [#595](https://www.tristanmat.net/2282-3/) - [#596](https://www.tristanmat.net/2283-2/) - théâtre du plaisir ornétes seins doux dans l'après-midipuis nuit puisqu'élégievariations du silence au crij'ai cherché des perles de métal(ensuite) sur les draps en pli - [#597](https://www.tristanmat.net/2284-2/) - [#599](https://www.tristanmat.net/2286-2/) - [#600](https://www.tristanmat.net/2287-2/) - une ligne se joue dentelle mon clavecin - [#601](https://www.tristanmat.net/2288-3/) - [#564](https://www.tristanmat.net/2250-3/) - [#565](https://www.tristanmat.net/2251-2/) - je me suis assis devant la nuitl'enfant jouait avec le feul'âge était paisible en finle poème m'a effleuré heureux - [#566](https://www.tristanmat.net/2253-3/) - [#562](https://www.tristanmat.net/2248-2/) - [#563](https://www.tristanmat.net/2249-2/) - tu es déjà de l'autre côtésans qu'il y ait mur ou miroirrègne l'air les mots ne posent plussilencieux les tiroirs glissentils sont vides à peu d'air prèschaque saison reste une pierre parfaitepur artifice t'appeler t'adresser rien que cet instant où tu n'es - [#568](https://www.tristanmat.net/2255-2/) - [#569](https://www.tristanmat.net/2256-2/) - [#571](https://www.tristanmat.net/2258-2/) - [#572](https://www.tristanmat.net/2259-2/) - [#575](https://www.tristanmat.net/2262-2/) - [#576](https://www.tristanmat.net/2263-2/) - jaune le puits de la cour percele ciel vide d'arbresinvisible fleuve des oiseaux - [#577](https://www.tristanmat.net/2264-3/) - [#578](https://www.tristanmat.net/2265-2/) - [#580](https://www.tristanmat.net/2267-3/) - [#581](https://www.tristanmat.net/2268-2/) - [#542](https://www.tristanmat.net/2320-2/) - ils sont beauxtes derniers poèmescomme si la finétait ton hôte - [#544](https://www.tristanmat.net/2323-2/) - - Tes mains puent le foutre des autres. - Tes mains puent sur la table. Elle oublie, elle attend, elle supporte. Tout passe pour elle et d’abord les mains qui se posent sur elle, qui donnent à son assise ce qui pèse ou peu, car elle s’appuie sur cette portion de ciel qui est au-dessus - [#545](https://www.tristanmat.net/2327-2/) - [#547](https://www.tristanmat.net/2330-2/) - [#548](https://www.tristanmat.net/2231-2/) - nuit : une femme dans la fenêtreelle est une ligne dans la lumièreregarder sans voir le regardcœur : ce qui pèse à chaque marche - [#549](https://www.tristanmat.net/2234-2/) - [#551](https://www.tristanmat.net/2236-2/) - [#552](https://www.tristanmat.net/2238-2/) - une chanson comme une passeheureux mots de ne rien direau plus près de l'amour l'absentle maître mort l'été est là - [#553](https://www.tristanmat.net/2240-2/) - [#555](https://www.tristanmat.net/2243-3/) - [#559](https://www.tristanmat.net/2245-2/) - [#560](https://www.tristanmat.net/2246-2/) - [#523](https://www.tristanmat.net/2069-3/) - [#525](https://www.tristanmat.net/2282-2/) - les mots travaillentprès du fleuve une craiegriffe les lettres de jamaisau bois les amours sombres - [#526](https://www.tristanmat.net/285-2/) - [#527](https://www.tristanmat.net/2288-2/) - temps perpendiculairele pont n'est pas traverséje dis tu elle un romanmiroir promené sur l'eau - [#528](https://www.tristanmat.net/2290-2/) - [#529](https://www.tristanmat.net/2291-2/) - [#530](https://www.tristanmat.net/2292-2/) - une journée sans meurtre et sans vide ce muril ne te reste que les jeux une pelle à ordurela fleur blanche d'une plante en potbaiser nul cri cul la neige n'est pas venueles vitres ne sont pas des miroirsêtre seul c'est être presque en attendant - [#531](https://www.tristanmat.net/2295-2/) - [#532](https://www.tristanmat.net/2299-2/) - [#535](https://www.tristanmat.net/2301-2/) - je dis la formeun nuagetu ris : l'été - [#536](https://www.tristanmat.net/2304-2/) - [#539](https://www.tristanmat.net/2310-2/) - [#508](https://www.tristanmat.net/2257-2/) - l'ombre surl'herbe au ventne bouge paselle va grandiravant de sombrersi je ne fuis pas - [#507](https://www.tristanmat.net/2253-2/) - [#506](https://www.tristanmat.net/2250-2/) - [#505](https://www.tristanmat.net/2247-2/) - vapeur vaste comme paume d'enfantcercle noir figé soleil déjà hautboire d'abord comme on plongeabsent oublieux ma vie oùtous les tableaux sont parfaits - [#502](https://www.tristanmat.net/2244-2/) - [#512](https://www.tristanmat.net/2261-2/) - [#514](https://www.tristanmat.net/2264-2/) - [#516](https://www.tristanmat.net/2267-2/) - [#517](https://www.tristanmat.net/2269-2/) - amour abstraitau pré du rêveseul milieu sale - [#518](https://www.tristanmat.net/2270-2/) - [#519](https://www.tristanmat.net/28-2/) - [#521](https://www.tristanmat.net/2275-2/) - [#500](https://www.tristanmat.net/2243-2/) - [#497](https://www.tristanmat.net/2237-2/) - [#496](https://www.tristanmat.net/2233-2/) - paroles bord c'est nuitj'écoute pour perdrel'été qui tombemort bel enlacél'autre rive m'est silence - [#487](https://www.tristanmat.net/2226-2/) - [#483](https://www.tristanmat.net/2222-2/) - l'instant est passagele passage rêve nombreimmobile ce vers - [#465](https://www.tristanmat.net/2095-2/) - il y a trois ans l'enfanta pris une image de ses piedschaussés côte à côte sur le bitumel'enfant est autre je suis vieilliil n'y a pas d'anniversaire pour la route - [#467](https://www.tristanmat.net/2900-2/) - qui se retourne après l'adieula rue pourrait se dire fleuveune heure : pomme sur la tableperdre ta chevelure - [#470](https://www.tristanmat.net/2904-2/) - le pont se franchitmais ne se traversemezzo del cammindeux fois rayés ces motsle fleuve emportecoule et reste - [#471](https://www.tristanmat.net/2907-2/) - lumièretu n'est pas vue des raiesaux animaux hiversous tous les mots quel nousà la lisière - [#474](https://www.tristanmat.net/291-2/) - été la dalle rayonne sans écoute tu étais amour zénith au seuil le passé en fruit lourd distique - [#475](https://www.tristanmat.net/2913-2/) - [#476](https://www.tristanmat.net/2916-2/) - le temps n'a pas de bruit poème sans réveil - [#478](https://www.tristanmat.net/2918-2/) - cinq ou six est le jourla nuit déjà pour les motstu étais à naples aujourd'huicela se dit vers j'en ferai journalfinalement mais pas de finun platane pour une ligne - [#479](https://www.tristanmat.net/2221-2/) - [#464](https://www.tristanmat.net/2091-2/) - [#462](https://www.tristanmat.net/2086-2/) - regardant dans la tasseen surplomb à l'aubevide à une goutte près - [#450](https://www.tristanmat.net/2062-2/) - le peu de lumièredu ciel arriveaux rues sombresnul doigt vers la lune - [#451](https://www.tristanmat.net/2065-2/) - pas de nuit des couleurspesant à l’œil l'ombrefrêle les chats en fuitevent si léger qu'il sauve - [#453](https://www.tristanmat.net/2069-2/) - nous sommes la nuit encoreplausible pâle le matin niesamedi enfants perdusque faire de l'heure - [#457](https://www.tristanmat.net/2080-2/) - dans le silence une mouchele silence est par ellepar elle je sais le matinle vide rayonne doucement - [#460](https://www.tristanmat.net/2082-2/) - est-elle aveuglecelle qui lève les yeux elle passe seuleavec son silenceles mots ne tombentni ne la touchent elle trône penchéeignorant sol soleilrien ne la distraitde l'instant est-ce qu'elle me regardeencore aveugle - [#461](https://www.tristanmat.net/2085-2/) - ciel sombre de l'enfance presqueune flèche dernière un rideaula pluie rapproche le réella peau écoute l'autre côté - [#449](https://www.tristanmat.net/2061-2/) - des pas une parolereviens je me retournele silence vibre commes'il y avait des dieux - [#448](https://www.tristanmat.net/2057-2/) - soir lavé par le sommeildans le vent chaudprès des nuages bleusl'infinitif est un donface à la fontaine - [#447](https://www.tristanmat.net/2053-2/) - ne pas dormir pour fuir la finchats chiens fontaine le soir est bleuil y a du silence comme il y a de l'ombrechaque pas doit être un coup d'épéeje m'oublie paix sans adieu - [#446](https://www.tristanmat.net/2049-2/) - au parc seul inchangésoir neuf pour peudéjà sombrant nuitdéchéance suspenduesœur amante douce - [#443](https://www.tristanmat.net/2048-2/) - frères des joursm'êtes perdusun jeu des larmestout va au sable - [#442](https://www.tristanmat.net/2043-2/) - [#441](https://www.tristanmat.net/2040-2/) - compter les rêvescomptede combien de nombreses-tu fait - [#440](https://www.tristanmat.net/2037-2/) - [#438](https://www.tristanmat.net/2031-2/) - l'imparfait convientà l'aube lourde et sans splendeurodeur des incendies aux fenêtresla musique était sans placele récit absentdéplacement formeldeux moitiés d'anneau parcouruesaller en symétrie du centremer proche invisiblela fatigue est l'empiretendre la main pour le rêvedeux corneilles sur l'asphalteneuf à coté des lignes blanchesà peine tracées brillantes - [#437](https://www.tristanmat.net/2027-2/) - [#432](https://www.tristanmat.net/2025-2/) - soleil menteur je dis tuecomme s'il y avait des murs blancstu n'as pas de nombrûle le sel des enfances - [#428](https://www.tristanmat.net/2022-2/) - tu dis le corps comme s'il était - unfragments par instants direla main en la regardant d'un autreoubliant viscères et gorgehaïku bancal je ne peux guèreplus à part l'heure glissementoù à contrecœur et heureuxje me dis dissous enfin Pour Annick Brabant - [#427](https://www.tristanmat.net/2019-2/) - il n'y avait pas encore de mot pour le bleuune anse oui de temps pour te voirjusqu'à l'oubli sauf toi j'ai oubliéle rêve ourle ta certitude - [#426](https://www.tristanmat.net/2015-2/) - je crois m'adresser je me répondsmiroir asymptotique plus grande peurle promener le long des cielspuis l'étui de nuit mots en cavale - [#423](https://www.tristanmat.net/2011-2/) - plongeant la main dans le sacgonflées d'air et de blanc les miettesde nul souvenir et à nul ritelarmes à midi - voici le présent - [#421](https://www.tristanmat.net/2005-2/) - le léopard dit la poésie vient des mots vaguescoeurs et fleurs détestées par l'enfantmais viking dogger fisher peu agité à agitéfraîchissant la nuit déjà là hautedes pluies éparses entre deux pans de phrasesà jamais adultes mer devenant bellele temps d'un psaume nombreuses grisaillesprécises comme aiguilles ouvraient le mystèreavis de tempête sur le pourtour du golfe initialement - [#418](https://www.tristanmat.net/1669-2/) - l'adieu est dit en silencenuages devenus cieltu es sable heure ronde - [#415](https://www.tristanmat.net/1997-2/) - les chiens aboient la nuit est parfaiteles habits laissés un à unnu sur la couverture tachée de sangj'écris sur une table verte d'enfant - [#411](https://www.tristanmat.net/1980-3/) - une ligne (me ) sépare - [#409](https://www.tristanmat.net/1976-2/) - les gouttes de pluie presque une à une - [#408](https://www.tristanmat.net/1975-2/) - la brume ce matin passéepour laisser place à la valléede chaque jour souvenir déjàje voulais te l'écrire oute l'envoyer comme imagela nuit maintenantainsi est un point - [#407](https://www.tristanmat.net/1972-2/) - je la regarde soudain réelleidée mise en poudre par la luxurele détail est un éclat enfinchaque mot est songe simple - [#406](https://www.tristanmat.net/1967-2/) - sur la carte ce qui n'est que couleuret le grand blanc sans l'êtrelà s'asseoir ou marcher sans figureboire de toute la peau enfin - [#405](https://www.tristanmat.net/1945-2/) - sèche la feuille appellel'imparfait en outretrouée dentelle floueelle n'était pas à écrireété couchant déposéesur le tableau de bordimage tremble encore - [#404](https://www.tristanmat.net/1980-2/) - [#402](https://www.tristanmat.net/1604-2/) - des feuilles volentsoulevées par l'air propulsépar un engin au nom ignoréconduit par une forme humainedans un ciré jaunesans visageapellons ça poésie - [#399](https://www.tristanmat.net/1913-2/) - direrepeindre en blancle mur blanc - [#395](https://www.tristanmat.net/1905-2/) - poème du jour sans poèmeil s'agitle titre est à déposer au bord - [#394](https://www.tristanmat.net/1902-2/) - bach au parc statues de glaceau bout le parapet villes ruineshumains autour des doigtscérémonial de touches posturesyeux vagues têtes en chuteles cris des enfants courent - [#390](https://www.tristanmat.net/1891-2/) - détourner le regardde la tasse versla vallée les nuagessilence - puits - [#389](https://www.tristanmat.net/1887-2/) - La pluie marque le fond du rêve, une rive brève, un pas rapide, un, et le pavé, carré de l'Empereur, à même la dalle grise. Tu es au cœur, c'est à dire tard, déjà, un peu au-delà d'un bras tendu, la nuit. Les enfants sont au - [#388](https://www.tristanmat.net/1885-2/) - demander de la pluie- tu es doute limpidebord du rêve lameen moi coeur - [#386](https://www.tristanmat.net/1881-2/) - il pleuvait des pétalesplus petites que des gouttesbrume et oiseaux lointainsdevant derrière vie longueau présent il y aura un jour - [#384](https://www.tristanmat.net/1527-2/) - la bataille est un théâtreune image plate au salonnos doigts aux verre touchésparoi fine j'ai bu l'eauancestrale disait l'enfant - [#383](https://www.tristanmat.net/1775-2/) - Il faut imaginer les dieux en fuite, ignorant les chants les célébrant, fuyant à la vue des temples, repoussant la puissance, apeurés par les adeptes, niant jusqu'à leurs noms, se perdant dans le temps. - [#378](https://www.tristanmat.net/1547-2/) - matin sur les chiottesà enlever les majusculesdébut de vers humblesface au quelconque - [#376](https://www.tristanmat.net/1540-2/) - une formes'y asseoir de la cage d'airaller sans bouger vers une meret aux murs pas de miroircela se dit toi sortir enfin du passé - [#375](https://www.tristanmat.net/1532-2/) - chiens mes frères épars à la nuit hurlez comme si - l'autre - pour moi aussi - [#374](https://www.tristanmat.net/1524-2/) - nous irons regarder les amourssœur tomber belle lenteurce sera un parc une fenêtrehiver paradis d'une main - [#373](https://www.tristanmat.net/1517-2/) - les nombres ne content pasils signent entailles au tempsl'aphorisme est au faîtelame ignare de la boue après l'artifice sur la nuitla pluie dans le griscommencer ardent l'organefonction sur table paysage le froid motmaintenant trop longun table la rue scèneen pente l'eau des oui qui toi dans ton nomje dédie cet an en avantrépétition la rivescellée - [#372](https://www.tristanmat.net/1513-2/) - assise sur une marchepieds sur le passé diagonalsur quels mots quel basaltecette cigarette te récuse - [#371](https://www.tristanmat.net/1509-2/) - tu n'as qu'un frère tant de miroirslit asséché le sentier heureux de fuiteles murs règnent rien n'est grandtu seras ne seras pas resteras au rêve - [#369](https://www.tristanmat.net/1500-2/) - ma fille assiste mon silencece comme doux et coupantsaison d'une flaqueton regard me dépassesilence tien mien landedéjà tout horizon avent - [#368](https://www.tristanmat.net/1495-2/) - c'est la danse à faire lumièredésir un seul trait pourdeux mots cou épaulela nuque a nom secretluxe de dire chevelureoui être poussière oui(pour Chiara Zocchi) - [#367](https://www.tristanmat.net/1492-2/) - On a si souvent rêvé la rondeur. Elle caresse le regard et le velours de l’herbe verte sollicite la main. On ne découvre pas une colline, on la retrouve. Elle ramène à une douceur jamais vécue et familière. La terre entre dans le ciel, sans heurts et il n’est plus l’infini effrayant. On entre dans - [#365](https://www.tristanmat.net/1483-2/) - l'arbre au soir indifférentle gravier est mutiquel'allée n'a pas de nom propreun tableau dis-tu devant l'espaceajoutant ignorons que dansest le mot le plus fréquentje n'ai pas fui le théâtrelorsque le vent tu seras cendrechaude et puis le bancje tremble sur l'airel'arbre est au silence - [#364](https://www.tristanmat.net/1479-2/) - Fixe, pour ne pas se retourner, comme si cela tenait à distance le chœur, les murs encerclant formant place, deux yeux plein cintre sont les seules portes vers le labyrinthe du bourg glissant jusqu’au pré minuscule créé par le tremblement de terre et les grilles devant le vide. Accolées les façades: la maison de dieu, - [#363](https://www.tristanmat.net/1473-2/) - Il n'y a pas de passage entre le proche et l’infini, entre un mur et le fond du ciel: une arrête, une ligne mathématique sans profondeur. Les deux densités extrêmes de l’espace, le plein et le vide, juxtaposées l’une à l’autre. Et l’oeil à l’extérieur contient les reflets d’une moitié de l’univers. Une mouette posée, crée - [#362](https://www.tristanmat.net/1467-2/) - sur la table matin miettescomment le regard penche t-ilune heure là en considérationaller tourner compter être est peutransparence de la double pageune rampe pari l'immobilité - [#358](https://www.tristanmat.net/1450-2/) - j'ai cru lire le mot barquela page était toute à l'icivouloir être libre c'est la prison - [#357](https://www.tristanmat.net/1442-2/) - sa tasse seule sur la tablemoins qu'une gorgée échobéance il est onze heures - [#356](https://www.tristanmat.net/1441-2/) - [#355](https://www.tristanmat.net/1440-2/) - odeur le temps d'un pasenfance depuis les mursc'est le doute du rêveurpuis un chat passe roux - [#354](https://www.tristanmat.net/1433-2/) - je voudrais juste une pagerespirant entre les lignes briséesofferte à la lumière en chuteaux mouches à l'étiage du jourqui me regarderait sans être miroir - [#349](https://www.tristanmat.net/le-billet-sur-le-marbre/) - le billet sur le marbreune aile balancée au ventce printemps froidvoici mon cinq - [#346](https://www.tristanmat.net/je-dirais-nous/) - je dirais nous au matin: la grammaire est jeuenfants perdus de l'enfance - [#345](https://www.tristanmat.net/pre/) - c'est un pré notre rencontreil y est un lac sombre de crischacun tue se laissant tuerjoie dénombrer les fleurs - [#343](https://www.tristanmat.net/je-laisse/) - je laisse la tasse de thé sur la chaisej'éteins la lumière derrière moij'avance vers la fenêtre ouverte - [#342](https://www.tristanmat.net/mousse/) - au lieu de la ligne pensele monde comme mousse préécume d'un rêvedont tu es à venir - [#340](https://www.tristanmat.net/merle/) - minuscule orange du bec sur le noirdu merle minuscule sur le vertdu gazon minuscule sur le temps - [#338](https://www.tristanmat.net/ocean/) - entre nous l'océan nous sommes l'océan - [#335](https://www.tristanmat.net/1363-2/) - le mot amour pèseposé le poème basculecarcasse de vent - [#334](https://www.tristanmat.net/1360-2/) - je suis assis sur le marbrel'herbe croissant entre les dalleslouez la puissance est-il écritsur le camion groupe électrogène - [#333](https://www.tristanmat.net/grain-riz/) - lente noyade d'un grain de rizparmi foule dans le boltête penchée dans la fumée légèrecomme à sombrer dans le réel - [#332](https://www.tristanmat.net/nuit-capitole/) - le dos posé sur le capitolenuit au surplomb du cieldans la foule en notestu as été mon été heureux - [#330](https://www.tristanmat.net/nuit-sans-non/) - la nuit sans non- pâle-j'étais près à nouveau de toiun voici douxsilence sans mots tus enfinc'était l'instant - [Minutes de la multitude #62](https://www.tristanmat.net/minutes-de-la-multitude-62/) - Portes béantes, quai vide. L'hiver entre en majesté. Tant désiré dans un lointain, son corps proche. Il suffirait de se lever, de faire deux pas, de saluer. Le train est rempli de temps. L'homme délabré porte le parfum du Duc. Les vies passent devant l'une l'autre battues comme les autres. - [#dual 50](https://www.tristanmat.net/dual-50/) - Photographie de Linda Sorrenti https://lapidalagallina.it/ https://www.instagram.com/lapidalagallina_0.2/ perdus et nous avons jouéen images les mots de peurdans deux chambres les îles nuesdes ombres sable sur la peau - [dual #49](https://www.tristanmat.net/2055-2/) - Ombre : ris en échevelée aux formes, fuis l'éternité dans chacun de tes instants, la couleur au cœur seul. - [#329](https://www.tristanmat.net/que-leau-soit-neige/) - que l'eau soit neigeque la table soit videque l'adieu soit lumièreque le pain soit simpleque l'animal soit silenceque l'étreinte soit vaineque l'enfant soit oublique le regret soit selque la musique soit icique la pluie soit joieque le livre soit sans mitanque le mort soit nuque dieu soit un motque tu sois encore sonnet - [#328](https://www.tristanmat.net/car-cest-sans-mort/) - car c'est sans mortcet enfin suspenduterrasse sans anglebleus et gris au fondu - [#327](https://www.tristanmat.net/seul-poids-lourd/) - il est le seul à lirele mot BEAU écrit sur le poids lourdjuste au-dessous du ciel (pour la chamane bassiste) - [#326](https://www.tristanmat.net/jardin-cerises/) - jardin depuis l'antiquitéun mont de cerisesrecouvrant une table :(premiers jours oùnous goûtions à nos sexes)c'était une œuvre - [#325](https://www.tristanmat.net/la-nuit-ne-vient/) - la nuit ne vient pas virgule enjambement je ne franchis point l'immobilité - [#324](https://www.tristanmat.net/cheveux-chevaux/) - cheveux chevaux merveilleux les mots mentent passe celui qui dit je t'aime - [#323](https://www.tristanmat.net/chasse/) - sans chasse d'eau j'use d'un seau pour chasser merde et pisse vers la mer j'ai pris le coup de main bientôt je ferai un livre seul au couteau - [#322](https://www.tristanmat.net/jecrirai-encore/) - j'écrirai la terre demain encore j'écrirai encore demain à terre encore la terre demain enfin - [#319](https://www.tristanmat.net/1260-2/) - la même choseen une phrase et en un poèmeest-ce la même chose - [#315](https://www.tristanmat.net/te-garder/) - te garder sur mes doigts à la nuit - [#314](https://www.tristanmat.net/1250-2/) - je te pense dit la langue de mes jours - [#313](https://www.tristanmat.net/1248-2/) - lumière à l'égal des murs l'eau est proche et son rêve je t'appelle de dos faïence - [#312](https://www.tristanmat.net/1245-2/) - et si tu vois mon nom au soir échappé reste amie silence - [#311](https://www.tristanmat.net/1241-2/) - c'est l'été midi l'écorce reste la proie du regard - [#310](https://www.tristanmat.net/33-2/) - trop seul trop d'être filin tendu à rompre tel vitre sur le paysage trompeuse de transparence en sa luxure l'herbe est coupée mais d'odeur enivre ce qui n'est pas souvenir ni bonheur nulle épée sur la pierre de la fontaine sans témoin - [#309](https://www.tristanmat.net/1235-2/) - ne restent que les chiens à s'entretenir dans la nuit (je suis tu) tapis la rue où tomber la grille pour tango il y a eu un puits mais le cercle répété - [#308](https://www.tristanmat.net/1232-2/) - seulement une porte debout le ciel ne change pas dessinant la clôture du temps en cercle presque a l'existence près une porte seule - [#307](https://www.tristanmat.net/1229-2/) - dors sereine c'est la dernière fois chaque soir enfin ouvre toi deviens la nuit plus de porte écume le rêve pourquoi faudrait-il finir - [#305](https://www.tristanmat.net/a-la-fourche/) - à la fourche la nuit est entière boire est sans fond - [#304](https://www.tristanmat.net/1210-2/) - s'asseoirdans la nuitêtre l'attentesans pluie - [#303](https://www.tristanmat.net/1211-2/) - au souffle de midiles feuilles trembleront encoreaprès moibonheur de n'être plusdéjàpour un instant - [#301](https://www.tristanmat.net/entre-les-notes/) - entre les notes la musique - radiance - [#300](https://www.tristanmat.net/flamme/) - sans danser presque enlaçant lenteurflamme tu n'es pas ma vie - [#297](https://www.tristanmat.net/aujourdhui-etait-lete/) - aujourd'hui était l'été au plus grand midi nous étions offrande à la lisière des herbes en armée le gravier de chaque pas partage frères de l'ombre d'un arbre - [#296](https://www.tristanmat.net/un-poete-pour-chaque-chien/) - un poète pour chaque chien qui l'ignorele poète se dédiele chien hurle à ses frèresla lune est l'unique - [#295](https://www.tristanmat.net/ciel-charge-bas/) - ciel chargé basbord de l'étreintele mot soir veloursn'être que plaie - [#294](https://www.tristanmat.net/cloche/) - silence la chaîne de la cloche danse encore - [#293](https://www.tristanmat.net/au-drap/) - sur le drap où on s'est aimé une pièce brillante la plus petite - [#292](https://www.tristanmat.net/la-nuit-douce/) - la nuit douce immobile mort à l'oeuvre - [#291](https://www.tristanmat.net/1164-2/) - seul:au-delà du silencela pluie - [#290](https://www.tristanmat.net/1161-2/) - après le poèmevivreaprès le poèmeil ne reste rien- bonheur - [#289](https://www.tristanmat.net/quels-seront-les-mots/) - quels seront les mots les derniers mots où à plat droits sur pierre levée en bouche silencieux lus posés quoi pour les recevoir fosse plis à l'oreille priant fumée depuis quelle chambre de mort diront-ils quelque chose pour rien - [#288](https://www.tristanmat.net/1150-2/) - tasse vide(l'oeil double)pleine de ciel - [#285](https://www.tristanmat.net/tout-est-revelation/) - tout est révélation rien n'a de sens la nuit est matin - [#284](https://www.tristanmat.net/rien-donc/) - rien donc que du heurt - éteint ressac - [#283](https://www.tristanmat.net/lieu-clarte/) - c'est un tapis sale piétiné le lieu de clarté - [#282](https://www.tristanmat.net/thucydide/) - le vert de la table net comme Thucydide posé dessus - [#281](https://www.tristanmat.net/1140-2/) - elles abaissent vers nousarondesle ciel par traits - [#280](https://www.tristanmat.net/1135-2/) - le jaune de l'oeuf et une lettre mimant la sodomie là est rangé le poème - [#279](https://www.tristanmat.net/gouttes-sur-le-toit/) - des gouttes sur le toit de plastique avec un ciel vide de pluie au matin regardé fixe en écoutant une chanson comme un chemin en écartant la ronce du passé qu'elle propose, c'est le présent que je veux quand bien même il est tombe - [#278](https://www.tristanmat.net/ils-viennent/) - ils viennent autres et pareils avec chacun c'est autre et c'est pareil avec chacun l'absence de satori est autre avec chacun l'absence de satori est pareil - [#277](https://www.tristanmat.net/un-monde-sans-mouche/) - un monde sans mouche imagine le sans toi imagine - [#276](https://www.tristanmat.net/il-y-a-ce-silence/) - il y a ce silence vide qui est monde - [#275](https://www.tristanmat.net/larbre-a-mots/) - L'arbre mot est sans feuille. Sec et noir dans la luxure. Il tient l'air figé. Son rêve est la pierre quand c'est le vent qui danse en lui. Hors sève. Il n'a pas de prise sur ses semblables ni sur les êtres aimés. Il fait croire au pouvoir de monter. - [#274](https://www.tristanmat.net/dans-la-nuit/) - dans la nuit (pluie heureuse) hors mémoire - [#273](https://www.tristanmat.net/demeure-lampe/) - demeure lampe donne le mur au regard bas de qui ne dort - [#272](https://www.tristanmat.net/au-soir-tu-es-encore/) - au soir tu es encore - guère plus qu'une fatigue une répétition ralentie tant est déjà à la nuit retiré en silence creux les histoires tombées rien n'enveloppe - au-delà sont les ombres le sel est perdu - [#271](https://www.tristanmat.net/1096-2/) - quel tibre étrange ce soirnul pour accueillir sonoffrande lente de bouesrives et ponts au videla clôture faite foulele temps s'est assisles nombres sont des morts - [#267](https://www.tristanmat.net/cest-le-sable-quand-je-voudrais-le-miel/) - c'est le sable quand je voudrais le miel être aveugle à ta fourche le murmure pour écrin sable d'acier de nuit tu te tournes tu t'es tournée le miroir est dos nul n'a regard la neige est temps lointain presque bleu au cou - [#266](https://www.tristanmat.net/cest-limage-maintenant-posee/) - c'est l'image maintenant posée échappée encore aux phrases gris jusqu'à la plate mer je dis île je pense elle qui ciel arrête maquis foc rien de lieu ni de l’œil ami tu es oubli perdu est-ce que j'ai existé là - [#265](https://www.tristanmat.net/tu-nes-pas-le-vent/) - tu n'es pas le vent je ne sais que ta main et dans le congé vif tu n'est pas la plaine - [#264](https://www.tristanmat.net/oeil-noir-du-matin/) - oeil noir du matin ciel tendu de lumière - de trop telle pluie - [#260](https://www.tristanmat.net/a-toi-adosse/) - à toi adossé toi que je ne sais pas je m'adresse - [#258](https://www.tristanmat.net/rien-ne-medite/) - rien ne médite la pierre est eau qui est air crever l'oeil pour voir - [#257](https://www.tristanmat.net/le-bleu-est-noir/) - le bleu est noir plaine sans jusque je dis toi pieu - [#256](https://www.tristanmat.net/tu-es-paroi/) - que rien n'ait changé tout était sera tu es paroi - [#254](https://www.tristanmat.net/1030-2/) - ciel tombé en gris le balcon s'égouttant il - croît au bonheur - [#253](https://www.tristanmat.net/verge-deau/) - verge d'eau impassible de la fontaine balancement de branches au souffle voix en arrière des balcons le lointain chats régnants aux venelles vides un matin tout matin est printemps est-ce que la joie a besoin de nous - [#251](https://www.tristanmat.net/1025-2/) - cheveux en pluie chien assis la tasse est vide - [#249](https://www.tristanmat.net/1007-2/) - boues et os langage tiers échecs en signe - [Nuits - Milène Tournier](https://www.tristanmat.net/nuits-milene-tournier/) - Je te parlerai comme de porter une table à deux, souples comme deux lions, souples comme deux lions dans des escaliers et porter la table sans cogner, et même si par ailleurs on serait raide, je te parlerai comme porter la table comme un enfant qui s'est endormi en bas et qu'on remonte dans sa - [Oloé du 01/03/2025](https://www.tristanmat.net/oloe-du-01-03-2025/) - [Lecture de Cinq lustres de Tibre Par Delphine Arras](https://www.tristanmat.net/cinq-lustres/) - Lecture de Delphine Arras (@delphinearras - Site) Photographie de Linda Sorrenti (@lapidalagallina_0.2 - Site) Texte de Tristan Mat publié sur Villes en Voix - [Manifeste #2](https://www.tristanmat.net/manifeste-2/) - Aux grands mots, préférer les nuages. Au lieu de parler, regarder les plis, les motifs. Mastiquer une phrase happée dans l'air ou dans une chanson, aimer les femmes que l'on n'aimera pas. Être une proie facile pour l'égarement immobile offert par la fatigue, la menace ou la promesse de la folie, l'ennui. Accueillir ce réveil - [Oloé du 31/12/2024](https://www.tristanmat.net/oloe-du-31-12-2024/) - [Doncières](https://www.tristanmat.net/doncieres/) - Et le lendemain matin en m'éveillant, j'allai jeter par la fenêtre de Saint-Loup qui, située fort haut, donnait sur tout le pays, un regard de curiosité pour faire la connaissance de ma voisine, la campagne, que je n'avais pas pu apercevoir la veille, parce que j'étais arrivé trop tard, à l'heure où elle dormait déjà - [L’autobus](https://www.tristanmat.net/lautobus/) - – Que vient faire un autobus dans cette histoire ?– L’autobus me semble une grosse machine photographique, un pied miraculeux où l’on fixerait un appareil imaginaire, un pied tournant et dynamique. La vitre, qui découpe une succession d’extérieurs, est un cadre tout tracé. Le feu rouge, qui arrête la machine, comme le déclic. L’autobus imprime - [Minutes de la multitude #61](https://www.tristanmat.net/minutes-de-la-multitude-61/) - Articulations des caténaires sur le ciel bleu. Papiers abandonnées ou jetés ayant épousés la forme des pierres du ballast en les enveloppant. À nul adressés ces dons que seule la pluie anéantira. Attente sur le quai au soleil d'hiver au début de la journée. Dans cette première lumière, s'arrêter et vivre la fin. - [minutes de la multitude #59](https://www.tristanmat.net/multitudes-59/) - Un visage rond, enfantin presque, lointain, m'attire par le rouge des lèvres, la rencontre de nos regards, même si je ne distingue pas les yeux. Je me retourne : un homme en treillis de camouflage. L'avant-dernier arrêt. C'est déjà la ville. Les demi-riches montent et restent debout. Ils frôlent les pauvres assis et endormis. Celui - [Minutes de la multitude #60](https://www.tristanmat.net/multitudes-60/) - Portes ouvertes : le train glisse lentement sur son erre, terres gorgées d'eau, ronces, rouilles ; les portent claquent. Au milieu de la conversation qui se joue dans une langue inconnue de moi, je suis les mouvements des mains, le rythme des phrases, les inflexions, les regards. Autre est le jeu. À l'approche du terminus préparatifs lents - [#248](https://www.tristanmat.net/1005-2/) - un poème de queue s'écrit en attendant dans la tête avançant à petits pas espacés d'immobilité exaspérée j'en dirais plus mais c'est mon tour - [#247](https://www.tristanmat.net/1003-2/) - hors dalles et murs tout n'est que pluie - [#245](https://www.tristanmat.net/999-2/) - Toute la musique écoutée depuis la naissance, rassemblée, enroulée, serrée au plus près, cela tiendrait dans quoi? Une main ouverte devenant poing? Un sac de plastique gonfé de vent? Une malle à hétéronymes? Un cercueil? Une chambre de bonnes sous un toit de zinc chauffé à blanc? Le vide d'une vie? - [#242](https://www.tristanmat.net/998-2/) - sur le parking du bord de nuit qui a laissé ses phares allumés pour que la pluie soit vue - [#239](https://www.tristanmat.net/ecris-ce-que-tu-as-deja/) - écris ce que tu as déjà écrit une fourmi sur ton journal combien mortes sous le doigt est-ce la même encore encore - [#238](https://www.tristanmat.net/983-2/) - bonheur : après le joie la joie - [#237](https://www.tristanmat.net/982-2/) - La courbure souligne la perfection géométrique essentielle de la plaine. Demandez-vous ce qu'est une ligne, non devant le tableau noir offert à la craie mais all'aperto et vous en viendrez à douter de tout, cependant que vous serez assaillis comme jamais par le réel. Et tout cela parce qu'au centre qu'il institue par sa seule - [#234](https://www.tristanmat.net/depuis-lombre-regards-a-lete-le-vent/) - depuis l'ombre regards à l'été - le vent - [#232](https://www.tristanmat.net/951-2/) - on voudrait chansons sans mots trois ou quatre trébuchant de l'amitié répétant des pas qui ne portent pas hors de la chambre garder matin et hiver - [#229](https://www.tristanmat.net/roman-avec-chute/) - Un homme descendait la rue vide. Il portait un chapeau à large bord et pour cela marchait lentement entre les deux trottoirs. L'heure était à plat, la lumière pâle. Il descendait et nulle description de son visage. Un manteau suffisait pour faire de presque tout son corps une steppe aux dimensions d'une chaise et d'une - [#228](https://www.tristanmat.net/un-nuage/) - un nuage je dis la forme tu ris : l'été - [#226](https://www.tristanmat.net/aller-ce-serait-le-mot-enfin/) - aller ce serait le mot enfin gravier silencieux au pas lent l'hiver du ciel pur l'italie tour pesé rien ne pèse plus les regrets sont des rêves - [#224](https://www.tristanmat.net/voilale-poeme/) - pendant que j'écris de l'autre côté de la vitre un homme prend ma poubelle la vide et la repose voià le poème - [#222](https://www.tristanmat.net/argent-aux-feuilles/) - l'argent aux feuilles retournées - offrande du vent - [#221](https://www.tristanmat.net/aube-matun/) - aurore aube matin (que faire en lenteur) rupture dans les seuls mots - [#220](https://www.tristanmat.net/pas-histoire/) - pas d'histoire seulement la fin étale - [#219](https://www.tristanmat.net/comme-ils-sont-enfants/) - comme ils sont enfants ils dorment main tenue comme souffle compagnie jusqu'au seuil je les regarde la lumière est encore là pour moi le mur nuit est son envers - [#217](https://www.tristanmat.net/987-2/) - tu as beau regarder la lampe (la nuit veille sur les fils) tu es dans une erreur de silence - [#215](https://www.tristanmat.net/cordes/) - l'univers est fait de cordes elles se balancent à la porte du bar en l'absence de tout vent les nouvelles sont sur la feuille elles n'ébrèchent pas le temps je suis dans le paysage (ciel sans mouette) à côté de la tasse vide à une goutte de café près - [#212](https://www.tristanmat.net/voila-ce-que-jappelle-ecrire/) - Être ravi par la neige, voilà ce que j'appelle écrire. D'un mouvement circulaire de la main sur la toile cirée, en plusieurs passages rassembler les miettes en une colline aplatie et la pousser pour les faire tomber à la limite de la table dans l'autre main en forme de coupe, les jeter dans la bouche - [#208](https://www.tristanmat.net/tu-es-sur-ma-main/) - tu es sur ma main gauche comme notre étreinte parfum ta pluie jusqu'à l'eau qui efface absence pleine : désir - [#207](https://www.tristanmat.net/lignes-serrees/) - lignes serrées pour peines extase mêlées - [#206](https://www.tristanmat.net/il-est-un-temps/) - il est un temps hors des rives celui de la faille et celui du plateau surplombant dans le ciel d'hiver net celui où tu es deux sans miroir celui où tu surviens à la musique celui de la nuit posée hors forme que l'on ne quitte qu'en distraction celui où tu sombres en joie celui - [#205](https://www.tristanmat.net/mouche-table/) - une mouche sur la table si grande à écrire - [#204](https://www.tristanmat.net/nue-toute/) - nue toute ton cou encore en forêt - [#203](https://www.tristanmat.net/852-2/) - entre mes mots une fourmi nul ne lit - [#202](https://www.tristanmat.net/feuilles-sol/) - feuilles pourries au sol - dans la couleur encore - [#201](https://www.tristanmat.net/845-2/) - du temps il y en aura toujours trop espace gris refroidis d'automne écrire est frissonner au matin les romans parfaits vastes posés des pas des portes pas l'autre le voisin roucoulement moteur au ralenti il y a des mots pour chaque cri même pour la chute la fin - [#199](https://www.tristanmat.net/837-2/) - c'est la mouche qui me rappelle à l'«être» - [#192](https://www.tristanmat.net/est-ce-a-dire/) - est-ce à dire quand elles ont débarrassées que les tables du bar sont vides que le vide est sur elles que ce vide est le même qui est est entre les feuilles qui s'agitent dehors à l'été que le vide en moi soudain quand une femme demande que penses-tu maintenant que le vide ourlé de - [#190](https://www.tristanmat.net/vv/) - trois bancs le matin vide je reviens éclat nuit tu étais - [#188](https://www.tristanmat.net/789-2/) - traverser encore se traverser enfin havre de l'intransitif - [#184](https://www.tristanmat.net/774-2/) - nous (qui énonce mentant?) allions (nul passé, tout est) heureux (abstention de l'obscène) ensemble (désunir, diviser) - [#181](https://www.tristanmat.net/vaste/) - trop vaste l'été aux mains - [#179](https://www.tristanmat.net/soir-immobile/) - soir immobile seule la fontaine - [#178](https://www.tristanmat.net/lionne/) - est-ce paix ce temps assis le sourire la lionne - [#175](https://www.tristanmat.net/amande/) - longue amande lame presque entre tes cuisses donne à voir le damier vide tu seras Y pour moi - [#171](https://www.tristanmat.net/quoi-entre/) - quoi entre l'arbre et la mort du jour - [#170](https://www.tristanmat.net/juge/) - le juge regarde les feuilles se balançant - [#168](https://www.tristanmat.net/ressac-chaud/) - ressac chaud (l'immobilité libère) sel sur la nuit - [#160](https://www.tristanmat.net/688-2/) - à bout de parole elles louent mes chaussures noires - [#156](https://www.tristanmat.net/672-2/) - le silence enfle dans la lumière - midi - [#150](https://www.tristanmat.net/linifini-presque-de-la-pluie-sur-le-toit/) - l'infini presque de la pluie sur le toit une lumière humblement rabattue sur la table l'enfant est roi dans le silence et le sourire fils lointain regardé jusqu'à la feuille blanche - [#147](https://www.tristanmat.net/cigales/) - midi le champ des cigales immobile - [#144](https://www.tristanmat.net/la-table-vide/) - la table vide comme une chambre - nuit seule - [#139](https://www.tristanmat.net/618-2/) - entre nous et le rien indifférent l'air nous sommes frôlés encore frôlerons réalité un rêve décevant - plénitude dans le couloir vers moi tu me dépasses je te regarde - châle Frileuse, ton âge: le mien parallèles les univers dansent aux vitres - [#138](https://www.tristanmat.net/615-2/) - onze choses items vers à conserver gouttes d'écume seront taches grises d'autres jours semblables à défaut d'être identiques absolument les pétards puis le silence imposant à nouveau seul sel sur la route non sur les lèvres en bas de page des lignes encore - [#136](https://www.tristanmat.net/607-2/) - J'étais sur la route Une seconde pour la vie et Tu ne m'as pas regardée — Mais qu'espères-tu des yeux ? Michel Deguy - [#133](https://www.tristanmat.net/599-2/) - si lentes à tomber si jaunes - [#131](https://www.tristanmat.net/592-2/) - les plongeurs trouent l'eau ils tombent encore dans le fond du rêve - [#130](https://www.tristanmat.net/587-2/) - pointe orange tiré du noir saut sur deux i en avant du mot corneille - [#129](https://www.tristanmat.net/583-2/) - immobile le fil de la fontaine inlassable - [#127](https://www.tristanmat.net/576-2/) - aveugle je rencontre ta peau endormie - [#126](https://www.tristanmat.net/572-2/) - douceur du gris le vent me caresse nu - [#125](https://www.tristanmat.net/569-2/) - c'est la fin encore et je resterai même après avoir oublié les noms seul différent jusqu'à être aussi sable et eau - [#124](https://www.tristanmat.net/565-2/) - des filles de la sapience en robes noires longues sur les désertes esplanades nous ne sauront pas les larmes elles ne troubleront ni l'onde ni la tourbe du rêve dans le retour du souvenir seront moins que le vent pourtant à jamais l'oubli des jours répétés à l'envi - [#73](https://www.tristanmat.net/364/) - milan seins lourds par peur je compterais les perles - [Stèle pour les Saints Judas](https://www.tristanmat.net/stele-pour-les-saints-judas/) - Andrea Malesini - Pierre Quillet - Hans Hildebrand -Louis Viardot - Charles Mauron - Michel Doury - Éliane Kaufholz - Gabriele Castellari - Françoise Laye - Quirino Principe - Françoise Rosset - Dominique Touati - Burnouf - Auguste Morel - Jean René Ladmiral - Stuart Gilbert - Silvia Garillo - Gilles Chahine - Yvonne Davet - [#dual 47](https://www.tristanmat.net/dual-47/) - Pose sur le temps. La danse trompe la spirale. On rit du nombre enlacé par la lumière. Ici on ne pense pas : on tourne. Ciel et terre sont deux couleurs de cartes, deux maisons, on va de l'une à l'autre dans l'inversion. On ne voit pas la musique, meilleure des amantes. - [#dual 45](https://www.tristanmat.net/dual-45/) - Hors de la perfection géométrique, l'horizon existe un peu. On dit : c'est une île. Des pas en feraient le tour en une mesure de temps d'un mot : heure, journée. Nul palais, nul réseau de routes, nul montagne. Le monde y est dénombrable comme dans une chambre : ce pin, ce mur, ce puits. - [#123](https://www.tristanmat.net/562-2/) - nuit de fête - lune: puits de silence - [#117](https://www.tristanmat.net/546-2/) - Lis - sans égard pour l'ombre Lis - enveloppe du temps Lis - au fleuve Lis - seul en absolu - frère Lis - poussière aux noms - [#116](https://www.tristanmat.net/nulle-carte/) - nulle carte et quelle histoire les orties tremblent que regarde le chat en moi - [#115](https://www.tristanmat.net/537-2/) - lignes et angles droits éponge, le désespoir - [#114](https://www.tristanmat.net/532-2/) - nul vent nulle danse - le matin - [#113](https://www.tristanmat.net/528-2/) - dans le miroir le silence de la chambre sans amie - [#111](https://www.tristanmat.net/non-haiku/) - le vent glace les feuilles tombent jaunes volent - [#110](https://www.tristanmat.net/503-2/) - ton nom dans la pluie ta main dans le rêve ton râle dans l'oubli ton ombre dans l'amour - [#109](https://www.tristanmat.net/499/) - les seules hirondelles écrivent le soir sombrant - [#108](https://www.tristanmat.net/496/) - n'être pas plus que le vent en été à midi - [#105](https://www.tristanmat.net/484/) - l'été est une heure baiser sur la table une pomme - [#103](https://www.tristanmat.net/478/) - élytres je vous veux en un poème inutile exactes - [#101](https://www.tristanmat.net/471/) - inutile tu es rien à partir - [#97](https://www.tristanmat.net/452/) - la pluie vapeur s'élevant homme immobile - [#96](https://www.tristanmat.net/444/) - neige ou lave nos baisers sans rencontre - [#92](https://www.tristanmat.net/2017/) - tomber vers un chiffre ou l'autre c'est tomber hors du présent encore - [#91](https://www.tristanmat.net/428/) - colline rase ronde arbre - l'un - [#89](https://www.tristanmat.net/419/) - rome délavée sur ses murs l’abandon sans ruines luxure la pluie traversé en large le tibre le gazomètre ouvre l’horizon publié initialement sur le tempestaire - [#86](https://www.tristanmat.net/412/) - pluie sur mes doigts je t’aime n’est pas dit c’est l’heure au vent - [#85](https://www.tristanmat.net/408/) - au soleil mes restes vivent - [#84](https://www.tristanmat.net/404/) - midi l'immobile les mouettes rayent le silence - [#83](https://www.tristanmat.net/396/) - gouttes rythme du cœur une seule en éternité - [#82](https://www.tristanmat.net/392/) - les arbres dansent au vent pour la lune en silence - [#81](https://www.tristanmat.net/387/) - haiku: pointe sur l'étale nuit à qui ne dort - [#80](https://www.tristanmat.net/382/) - dissipée la fumée il ne reste du monde que la fumée - [#78](https://www.tristanmat.net/377/) - le réel trompe en apparence - [#77](https://www.tristanmat.net/312/) - eau j'en ai eu jusqu'à la cendre - [#76](https://www.tristanmat.net/375/) - C’est une mer. Étale. Le matin est loin. La chaleur s’est développée, elle donne le ton, contient, enveloppe. Chaque chose est en relation avec elle, et pour chaque chose c’est la relation privilégiée. Le ciel est une brume incertaine, incertaine même d’être brumeuse, l’écume un frisson. Tout est à plat: ne reste que la dimension - [#75](https://www.tristanmat.net/370/) - pluie sur mes doigts je t’aime n’est pas dit c’est l’heure au vent - [#74](https://www.tristanmat.net/367/) - délicate la perte chiens aboyant à la lune noire - [#71](https://www.tristanmat.net/358/) - ne sommes oiseaux n’avons que langage et silence - [#68](https://www.tristanmat.net/347/) - un poème en rouge une journée semblable trois pour le hasard - [#67](https://www.tristanmat.net/343/) - priez pour nos extases et dormez - [#60](https://www.tristanmat.net/320/) - La vérité est en place écrit-elle recopiant le mur - où est le monde entend-on du silence - [dual #23](https://www.tristanmat.net/dual-23/) - Tu pourrais être ligne, fleur, sœur au soleil de la mer. Tu es dedans, loin de la couleur. Ce n'est pas l'éventail mais la meurtrière. Ce qui ne manque pas ce sont les minutes : elles sont lourdes, elles lestent, elles sont sans fatigue. Toi seule pour dire leur forme. Tu te tends, tu t'avances, - [Hermann Broch](https://www.tristanmat.net/hermann-broch/) - Et jamais le rapprochement entre la terre et la lumière n’est plus intime, jamais la terre n’est plus intimement proche de la lumière, jamais la lumière n’est plus familièrement proche de la terre que dans le crépuscule naissant des deux frontières nocturnes. La nuit sommeillait encore dans la profondeur des eaux, mais elle commençait à - [#dual 44](https://www.tristanmat.net/dual-44/) - [Denis Roche](https://www.tristanmat.net/denis-roche/) - On le sait : il n'y a d'activité humaine, artistique ou non, encore moins littéraire, que de surface. Ainsi de milliards d'hommes appliqués par la plante des pieds sur l'immense pelouse de la terre et qui n'ont que faire du contenu ; ainsi des façades des maisons et des buildings qu'ils lui posent perpendiculairement dessus ; ainsi des - [dual #27](https://www.tristanmat.net/dual-27/) - Le miroir, il serait dans la nuit, révélerait le négatif. La main plongée rencontrerait la forme d'une absence et la paix. Du temps contenu, arrondi ralentirait le rêve, sans suite. Le nombre serait doux. - [Oloé du 18/06/2024 - au voyage](https://www.tristanmat.net/oloe-du-18-06-2024-au-voyage/) - [dual #42](https://www.tristanmat.net/dual-42/) - Te voir enfin, miroir : tranche épaisse et sombre, eau lourde qui avale sans mouvement. Le matin dirait : tu dors. Rêve et mémoire, en reflets doubles : brasier doux. Tu as su l'été à jamais. - [Saint-John Perse](https://www.tristanmat.net/saint-john-perse/) - Nous connaissons l’histoire de ce Conquérant Mongol, ravisseur d’un oiseau sur son nid, et du nid sur son arbre, qui ramenait avec l’oiseau, et son nid et son chant, tout l’arbre natal lui-même, pris à son lieu, avec son peuple de racines, sa motte de terre et sa marge de terroir, tout son lambeau de - [dual #41](https://www.tristanmat.net/dual-41/) - [union](https://www.tristanmat.net/union/) - au-dessus la beauté ciel nuages signes au-dessous la beauté feuilles sable oubli devant la beauté chemin mur sourire derrière la beauté porte vallée matin dedans cachée la beauté brûle (d'après des phrases de Mélanie Leblanc) - [dual #40](https://www.tristanmat.net/dual-40/) - [Lecture des Tridents par Delphine Arras](https://www.tristanmat.net/lecture-des-tridents-par-delphine-arras/) - @delphinearras Site de Delphine Arras - [je voulais pour toi](https://www.tristanmat.net/je-voulais-pour-toi/) - je voulais pour toi beaucoup de lignes blanches respirer le bord du ciel le sable caressé - nous accueillis par l'attente - [#15](https://www.tristanmat.net/999/) - le fleuve appelle lent plat frissonnant la ville découpée immobile son lit y entrer dormir sans fond dans l'europe toute retrouvée attendant comme une femme avalant l'oubli - [#58](https://www.tristanmat.net/315/) - qui dit que ce n'est pas bon les rêves qui tombent la boue qui craque gelée qui dit que ce n'est pas le juste regarder toutes les couleurs même celle du bâton qui montre qui dit que ce n'est cela les mains vides d'étrangères s'élever - [Minutes de la multitude #33](https://www.tristanmat.net/minutes-de-la-multitude-33/) - Sans lunettes, je ne vois que les taches claires des masques, flocons, pétales. Il y a de quoi remplir prison et asile, et chacun est courtois dans la distance, le maigre désir de retrouver logis et couche. Ce sont les lumières qui font le voyage, tremblantes, chacune lointain qui restera inconnu. - [Minutes de la multitude #52](https://www.tristanmat.net/minutes-de-la-multitude-52/) - À l'arrêt. L'affiche des horaires décollée découvre l'affiche des horaires de l'année passée. Le triangle décollé à l'envers gris perle se balance au vent du tunnel. Inhabituellement, je suis debout. Je suis plus haut que dans mes souvenirs : j'ai grandi, le train a rapetissé, la mémoire comprime, ou bien je divague. Je suis le - [Minutes de la multitude #36](https://www.tristanmat.net/minutes-de-la-multitude-36-2/) - Lumière en face à travers les vitres rayées, usées, lumière de peu de couleur, floue, fatiguée comme l’œil qui regarde. Elle est longue et tourne comme une liane. La robe est droite, blanche et courte. Des pieds à sa tête, le regard se relève entraînant le tête. Le visage reste inconnu. Souvenir effacé : avoir - [onzain #39](https://www.tristanmat.net/onzain-39/) - le nuage n'est pas au poète le nuage n'est pas poème le nuage par ton regard le nuage passé dans l'image le nuage où vivre le lieu le nuage matin sans fin le nuage libre dans le carré le nuage et il y a centre le nuage rose à mon songe la limite du nuage - [Sandro Penna](https://www.tristanmat.net/sandro-penna-2/) - Je vais vers le fleuve sur un chevalQui lorsque je pense un instant un instant s’arrête aussi Io vado verso il fiume su un cavalloche quando io penso un poco un poco egli si ferma - [Autoportrait #1](https://www.tristanmat.net/autoportrait-1/) - [Oloé du 28/01/22024](https://www.tristanmat.net/oloe-du-28-01-22024/) - [#dual 39](https://www.tristanmat.net/dual-39/) - ​Quoi de l'arbre ou de l'ombre, du dessin ou du fond, de la main ou de la griffe, de l'envers ou du motif, du mur ou de l'affiche, de l'en deçà ou de l'au-delà ? Ne pas chercher la résolution, rester ​devant la question​ debout, s'adonner au balancement, être le regard : un. - [Oloé du 13/01/2024](https://www.tristanmat.net/oloe-du-13-01-2024/) - [Minutes de la multitude #58](https://www.tristanmat.net/minutes-de-la-multitude-58/) - La nuit est seulement un bruit. Quelle a été leur journée à chacun? Pour toi, c'est maintenant la fin, dans l'oubli déjà. Tu es le cheval rentrant à l'écurie. Fourbu. Abêti. Surprise de voir la gare du terminus. Déjà arrivé. Temps manqué. - [Minutes de la multitude #57](https://www.tristanmat.net/minutes-de-la-multitude-57/) - À pas mesurés sur le sol rayé. Remonter, aller vers l'avant. Ressentir l'immobilité du train. Défilement très lent. Pas de perspective : un mur, le bord de la voie. Trop lent pour forcer le passage dans la mémoire. Trop rapide pour être regardé. Une nouveau rythme entêtant, entraînant. Inconnu. - [dual #38](https://www.tristanmat.net/dual-38/) - fantômes chez eux sur la paroidès la ligne le forme est penséela surface piège la lumièreune main pour l'ombre le secreten miroir de l'image résolutionle sein long dans le noir - [#55](https://www.tristanmat.net/297/) - Un seul monde pour toute ces vies Toute ces morts pour une seule lune Une seule nuit pour toutes les heures Tous les mots pour le seul silence - [#47](https://www.tristanmat.net/236/) - règne féroce de l'ère la saison - invention de la feuille - [#34](https://www.tristanmat.net/176/) - le mot croupe à minuit une chaise sur la montagne le désir en bibliothèques la forêt dans le dos - [#31](https://www.tristanmat.net/163/) - au matin l'automne l'été à midi la nuit la nuit - [#30](https://www.tristanmat.net/162/) - une cloche invisible dans l'été régulière dans l'après-midi appelle nul fidèle à nul office nul ne l'écoute que celui qui en fait un poème - [#27](https://www.tristanmat.net/144/) - tu es l'autre côté entre nous un silence fixes les étoiles nous tournons - [#24](https://www.tristanmat.net/126/) - ouvrir les yeux vers la nuit ouvrir les yeux dans la nuit ouvrir les yeux sur la nuit ouvrir les yeux sans la nuit ouvrir les yeux sous la nuit ouvrir les yeux hors la nuit ouvrir les yeux pour la nuit ouvrir les yeux la nuit - [#23](https://www.tristanmat.net/124/) - l'herbe siffle sans l'eau haïku - [#20](https://www.tristanmat.net/98/) - deux verres sur la table et d'eau l’un vide ma tête penchée faisant ombre sur la carnet posé sur la toile cirée fond violet macarons volant le silence bourdonnant autour des oreilles couchée lisant un roman jaune les enfants endormis grinçants des dents dix heures dix l’aiguille faussée tourne je descendrai les poubelles dans la - [#19](https://www.tristanmat.net/93/) - une bouche seulement à l'instant d'éclat avant qu'elle ne devienne visage puis mot écrit perdu souveraine altière rouge close au langage le train part dans le temps - [#16](https://www.tristanmat.net/82/) - est-ce la nuit où j'ouvre les yeux est-ce la même nuit chaque nuit qui revient est-ce la seule nuit qui repousse chaque jour poussiéreux est-ce ma nuit - [#1](https://www.tristanmat.net/entre-toi-le-monde/) - entre toi le monde brouillard - [Minutes de la multitude #56](https://www.tristanmat.net/minutes-de-la-multitude-53-2/) - Deux billets pliés, origamis contradictoires posés sur le cratère évasé d'un siège vert. La beauté est partout et nous serions étouffés si nous ne fermions pas les yeux. La moue. Dégoût, envie, fatigue, tristesse, mépris. Ses yeux passent sans se poser. Sa beauté est distante. Ses lèvres ne se desserrent pas. Elle est toute hauteur. - [dual #37](https://www.tristanmat.net/dual-37/) - nue aux futures pluiestu éprouves la voûteton adieu en pleine lumière - [Minutes de la multitude #55](https://www.tristanmat.net/minutes-de-la-multitude-55/) - Lumière comme si l'hiver était oublié, la voiture vide. Voyager au milieu du jour, sans hâte. La vie serait facile. Première fois : je suis monté dans le train en suivant les instructions du général que j'ai attendu au terminus avant d'aller au bord du lac chez le Kantien. Le tunnel avant le terminus, la - [Minutes de la multitude #54](https://www.tristanmat.net/minutes-de-la-multitude-54/) - À chaque arrêt, quelqu'un descend et vide le train. La voiture est rendue à sa beauté figée d'objet, baignée par la lumière d'octobre. Ils me regardent écrire comme on regarderait un fou peu dangereux. Qu'est-ce qu'il y a de folie dans mon obstination d'écrire? Combien d’écriture entre la folie et moi? Ai-je jamais embrassé dans - [dual #36](https://www.tristanmat.net/dual-36/) - Il n'y a pas de place pour la mer. Elle est le lointain, au-delà de routes et de murs longs et unis. Elle se borde de falaises, de miroirs de sable, comme le timbre poste de minuscules dents de papier. Il n'y a qu'une chambre, et même pas, une paroi trouble, toute à sa fuite. - [L’Interrogé | Henri Thomas](https://www.tristanmat.net/linterroge-henri-thomas/) - — Où, tes poèmes futurs ?— Derrière le mur. — Où le vois-tu, ce rempart ?— Partout. Nulle part. — Et toi-même, où donc tu perches ?— C’est ce que je cherche. - [Sandro Penna](https://www.tristanmat.net/sandro-penna/) - Amavo ogni cosa nel mondo. E non avevoche il mio bianco taccuino sotto il sole. J’aimais toute chose au monde. Et je n’avaisque mon carnet blanc sous le soleil. - [#dual 35](https://www.tristanmat.net/dual-35/) - Tu ne sais pas quelle est l'heure. Matin ou nuit : les cartes battues avant la donne. Ciel, fleuve, pré, horizon seraient les couleurs, mais la lumière vient d'une sente unique. Se donner aux feintes : paysage, dessin, image. Oui, il y aurait une traversée, une histoire, mais elle passe vite : L’œil qui se - [Kafka](https://www.tristanmat.net/kafka/) - Il n'est pas si sûr que la non-musicalité soit un malheur, d'abord pour moi ce n'en est pas un, mais un héritage ancestral (mon grand-père paternel était boucher dans un village près de Strakonitz je ne dois ne pas manger autant de viande qu'il en a abattu) qui me donne un appui, oui la parenté - [#2306](https://www.tristanmat.net/2306-2/) - je suis une paresse une seule pierre seule vit (centré ciel) - [#dual 34](https://www.tristanmat.net/dual-33-2/) - son double posé sur de la nuit une arche pour le temple tes lèvres posées sur de la pierre elle en est restée douce - [onzain #37](https://www.tristanmat.net/onzain-37-2/) - le mur change le temps en ton miroir la nuit change le temps en un profond sans bord la paresse change le temps autour de toi tombe l'aube change le temps l'or l’œil la fin l'âge change le temps vers une plaine âcre et précieuse le galet change le temps jusqu'au doux l'image change le - [Poissons](https://www.tristanmat.net/poissons/) - L'ouverture du livre de Frédérique Soumagne, Écrire cuicui (Éditions Dernier Télégramme) - [il n'y pas de rêve](https://www.tristanmat.net/2293-2/) - désir : carré et craietu déplaces ce motdepuis la nuit profondetu regrettes le soir - [Lettre de Malte | Gilles Tordjman](https://www.tristanmat.net/lettre-de-malte-gilles-tordjman/) - À la terrasse du Cordina, où l'on s'attable pour voir le passage bizarrement ralenti des touristes sur Republic Street. on est à peu près au centre exact de La Valette, cette Naples guindée, comme relue par un Frank Lloyd Wright de la Renaissance. La géométrie très stricte de la ville, qui évoque par ailleurs des - [Minutes de la multitude #53](https://www.tristanmat.net/minutes-de-la-multitude-53/) - Je suis avec le fils. J'explique, Je montre. Les mots ne vont pas au delà du réel commun. Il ne saura rien des images que je rencontre.. Train immobile dans le tunnel de la gare. Il est dans les échecs comme une course. Je suis hébété. Décrire la déliquescence de la gare. Une liste naît - [Oloé du 21/08/2023 - écrit sur le Grand Livre](https://www.tristanmat.net/oloe-du-21-08-2023/) - [#dual 33](https://www.tristanmat.net/dual-33/) - le drap a bu l'airrien ne tranche une main donne le silencedelta tourné au ciel - [Oloé du 04/08/2023](https://www.tristanmat.net/oloe-du-04-08-2023/) - [Michel Deguy | Ouï-Dire](https://www.tristanmat.net/michel-deguy-oui-dire/) - Phases événements demi-voltesEllipses centaures prolepses cercles voltesÉlisions masques détails fuites instantanésComparaisons déplacements hyperboles explosionsPointes quatre-coins passages câbrementsColin-maillards figements torsions aspotrophesÉquerres saute-moutons voilements ocellesVéroniques thmèses écarquillements mimétismePointes glissements synecdoques pas-de-deuxGrands-soleils jeters saluts quartes mouesQuart-de-tour supposition premiers-quartiers métonymieSeptimes paris grands-écarts bluffs ombres chinoisesQui tendent à l'orateur sous son silence la figure Vous appelez ça comparaison ? - [Scorie | Pierre-Albert Jourdan](https://www.tristanmat.net/scorie-pierre-albert-jourdan/) - Ne pas trop charger le ciel qui descend vers toi, que sa douceur lentement s’habitue à tes brusques incartades, tes cris, ta fuite qui le pétrifie. Le laisser couler en toi parce qu’alors les bornes se sont évanouies. Tu ne sais pas si c’est monter ou descendre, comment saurais-tu, vacillant, au bord de cette saisie - [Hommage à Gertrude Stein - Raymond Queneau](https://www.tristanmat.net/hommage-a-gertrude-stein-raymond-queneau/) - Quelle heure est-il est une questionQuelle heure est-il est une phraseQuelle heure est-il est quelle heure est-ilQuelle heure est-il n'est pas heure est-ilQuelle heure est-il est une question est une phraseQuelle heure est-il est une phrase n'est pas une questionQuelle heure est-il est quelle heure est-ilQuelle heure est-il est une questionIl est douze heures trente - [dual #32](https://www.tristanmat.net/dual-32/) - jusque dans la douceur de la myopiela lame de la forme traverse le réelles joueurs se sont levés loin dans le tempsl'enfant est le grain de sable de dieu rire - [Minutes de la multitude #51](https://www.tristanmat.net/minutes-de-la-multitude-51/) - Myope, sans lunettes, je ne vois que les taches claires des masques, flocons, pétales. Dans un autre train, similaire, je n'ai rien à écrire. Pas de répétition faisant du temps mémoire. Comme dans le livre de l'enfant, ce n'est pas mon train. Assis, un avant-bras vertical, la main posé sur le crâne, le coude touché - [Minutes de la multitude #50](https://www.tristanmat.net/minutes-de-la-multitude-50/) - Pas de rendez-vous, ni d'obligation, aujourd'hui. Voyage à vide. Vide en moi. Les yeux brillent, noirs. L'enfance est un état. Il regarde les voyageurs, passe de l'un à l'autre. Il est ici. La tête s'appuie sur l'épaule du père. Les paupières s'abaissent puis se soulèvent avant que l’œil ne soit complètement clos. Tunnel, accélération, tremblement, - [dual #31](https://www.tristanmat.net/dual-31/) - Le ciel n'a pas de miroir Tu n'est pas dans ton image. - [Peinture | Paul Claudel](https://www.tristanmat.net/peinture-paul-claudel/) - Que l’on me fixe par les quatre coins cette pièce de soie, et je n’y mettrai point de ciel ; la mer et ses rivages, ni la forêt, ni les monts, n’y tenteront mon art. Mais du haut en bas et d’un bord jusqu’à l’autre, comme entre de nouveaux horizons, d’une main rustique j’y peindrai - [onzain #22](https://www.tristanmat.net/onzain-22/) - je voulais le pli de la nuit je voulais le souffle nôtre je voulais rire aux chiens je voulais la paix d'une cataracte je voulais lire tes yeux dans le lit je voulais plier des arbres en boule je voulais être un secret je voulais perdre un trait sur l'océan je voulais boire des pierres - [dual #30](https://www.tristanmat.net/dual-30/) - Tu serais rouge à ton secret. - [Claude Simon | La route des Flandres](https://www.tristanmat.net/claude-simon-la-route-des-flandres/) - Mais l’ai-je vraiment vu ou cru le voir ou tout simplement imaginé après coup ou encore rêvé, peut-être dormais-je n’avais-je jamais cessé de dormir les yeux grands ouverts en plein jour bercé par le martèlement monotone des sabots des cinq chevaux piétinant leurs ombres ne marchant pas exactement à la même cadence de sorte que - [onzain #36](https://www.tristanmat.net/onzain-36/) - est-ce que nous verrons le jour est-ce que nous ferons le jour est-ce que nous verrons un jour est-ce que nous ferons un jour est-ce que nous serons au jour est-ce que les jours nous seront est-ce que les jours nous feront est-ce que nous nous ferons un jour est-ce que nous serons le jour - [onzain #35](https://www.tristanmat.net/onzain-35/) - une bonne journée ce serait un étang vert calme et du bleu une bonne journée ce serait un miroir humble une bonne journée serait courte avec cinq saisons nettes une bonne journée ce serait une peau impavide une bonne journée ce serait le conditionnel dans ta cage une bonne journée ce serait du ciel dans - [Minutes de la multitude #49](https://www.tristanmat.net/minutes-de-la-multitude-49/) - Regarde chacun comme si le temps était sur le point de finir. L'eau qui entre après qu'il ait plu sur les dalles, les plaques, les tubes, les fils, les panneaux, la parpaings, les rails, les pierres du ballast, le mâchefer, les yeux. L'accélération comme appétit, désir, allégresse, mais rien n'est hors de toi. - [dual #29](https://www.tristanmat.net/dual-29/) - Il faut aller jusqu'à l'ongle, son noir : défi, défaut. Il faudrait jouer encore, dans le rêve de la chambre, et sans miroir. Or on ne s'adresse qu'au visage, sans qu'il y ait de pardon. Le pli est la seule mémoire de l'étreinte. - [Minutes de la multitude #48](https://www.tristanmat.net/minutes-de-la-multitude-48/) - Le profil dissimulé par l'arrondi des cheveux. Visage d'un trait. Sombre. Luisant dans la lumière faible du matin. Écran de ma faute. Pendant que je n'écris pas, elle crochète avec de la laine couleur fuchsia. - [The Waves - Virgnia Woolf](https://www.tristanmat.net/waves-virgnia-woolf/) - ‘ “Like” and “like” and “like”—but what is the thing that lies beneath the semblance of the thing? Now that lightning has gashed the tree and the flowering branch has fallen and Percival, by his death, has made me this gift, let me see the thing. There is a square; there is an oblong. The - [Samedi fasciste #14](https://www.tristanmat.net/samedi-fasciste-14/) - Tu es celui qui éprouve la largeur de l'escalier, qui sait deux marches dans le seul instant étiré. La tâche serait de lever une carte, celle des failles et des crevasses, des allées formant les labyrinthes bétonnés, celle des feuilles frôlant l'immobilité, celle d'une forêt vierge de tout langage. Il y aurait un œil à - [Daniele Del Giudice - L'oreille absolue](https://www.tristanmat.net/daniele-del-giudice-loreille-absolue/) - « Voyez-vous, dit l’homme qui était assis en face de moi dans le train, je ne m’occupe que de poussière, rien d’autre que de poussière », et il le dit avec une nostalgie feinte. Son regret de ne pas s’être occupé de choses plus consistantes suggérait, en réalité, que l’univers de la poussière, auquel je - [Samedi fasciste #13](https://www.tristanmat.net/samedi-fasciste-13/) - Tu as dit, tu as fait retour : l'issue était illusoire. Ce qui est espéré est une répétition, une forme à appliquer sur les heures, les espaces. Une lampe entre le mur et toi. La chambre : hypothèse. - [dual #28](https://www.tristanmat.net/dual-28/) - Ce qu'est l'hiver est déjà loin, passé vaste. Tu vis les heures comme dans un train, fuyant les morsures. Tu n'as que le nombre toi : ce pourrait être le diable mais tu as choisi la plaine. Un galet leste la poche et empêche d'être happé par le ciel. Oui, tu auras cette patience minutieuse, - [Minutes de la multitude #47](https://www.tristanmat.net/minutes-de-la-multitude-47/) - Le vent gris. Plus de ciel. Un plafond descend. La fuite est horizontale. Elle est vaine. Ce qui pèse, c'est le temps. Il n'y a plus que du décor. La sonnerie annonçant la fermetures des portes est le réel. Traversée de branches. Illusion de l'ailleurs, de l'enfer, quand il n'y a que l'aujourd'hui. - [Minutes de la multitude #46](https://www.tristanmat.net/minutes-de-la-multitude-46/) - On dit voiture, les wagons transportent les marchandises et les bêtes, disait le père. Sporgersi è pericoloso disait le père, la seule phrase de la langue où je vis qu'il connaissait. Je répète le mot voiture, je parle du père au passé : terme. - [ Samedi fasciste #12](https://www.tristanmat.net/2034-2/) - Il y a une forme pour toi. Tu penses à celle de la fin, mais la porte qui s'ouvre est identique pour tous et sans gardien. Vol, chute : l'acte de rejoindre. - [Minutes de la multitude #45](https://www.tristanmat.net/minutes-de-la-multitude-45/) - Voiture vide, tu montes le premier, le strapontin déplié t'appelle. Le printemps et la voiture identiques et le temps passant pour toi. Redressant le dos, relevant les yeux de la page lumineuse, des visages et leurs corps que je n'ai pas vu arriver remplissent la voiture. Combien d'humain ? - [oloé du 07/01/2023](https://www.tristanmat.net/oloe-du-07-01-2023/) - [Bernard Chambaz](https://www.tristanmat.net/bernard-chambaz/) - Églogue – c’est choisirun mot plutôt qu’un autre– ce matin – je suis monté sur le toîtattenant à la cour de l’école« récupérer »ton ballon jaune– le recueillir et redescendrede l’autre côté du mursous les citronsen pot - [dual #26](https://www.tristanmat.net/dual-26/) - - On joue au jeu de la réalité ?- S'il y en a une seule ce n'est pas un jeu.- Coupons-la alors en morceaux.- Non. On la dédouble dans le sens de l'épaisseur.- Elle sera trop mince.- Il suffit de l'exposer en même temps au soleil à la pluie et elle redevient tapis chatoyant.- Rajoutons - [Des symboles - Kafka](https://www.tristanmat.net/des-symboles-kafka/) - Nombre vont se plaignant que les paroles des sages ne soient jamais que des figures, inemployables dans la vie de tous les jours, la seule pourtant que nous ayons. Quand le sage nous dit : « Passe », il ne~Veut pas nous dire « Va de l'autre côté », ce qu'on pourrait faire à la - [dual #25](https://www.tristanmat.net/dual-25/) - Avec toi, j'aimais la géométrie. Soient : l'amour, la géométrie, toi, moi. En guise de table de poker, la lumière. C'est le temps qui donnait les cartes, la couleur absente comme des rêves. Il y avait une ville, dehors, mais seulement la chambre pour nous.On retombe : le présent, sans feuille, sans mousse. Les visages - [Samedi fasciste #11](https://www.tristanmat.net/samedi-fasciste-11/) - les courbes sont sur tes images, les images sombres qui reviennent au jour, les images qui ne restent qu'en moi, les courbes de la lettre c et des ses mots, les images sans visage de toi, pensée nue sur le marbre sale - [et le tournoi des nuages](https://www.tristanmat.net/et-le-tournoi-des-nuages/) - friches plaques palissadesciel hors de tout(accumulation sans point d'âme)là est scruté affleurantle mot toujours - [Minutes de la multitude #44](https://www.tristanmat.net/minutes-de-la-multitude-44/) - Convoi d'immobilités. Les arrêts prolongés, répétés. Les voitures serrées avançant au pas sur la route parallèle. Les passagers figés dans le sommeil ou le regard à l'écran. Le familier vire a l'étrange. Les choses vibrent et vacillent. Les couleurs sont rehaussées de jaune, acculées à la lumière. Mais c'est moi qui suis sur le point - [Samedi fasciste #10](https://www.tristanmat.net/samedi-fasciste-10/) - Tu crois que la lutte est dans le nombre : prisonnier de la forme. - [Minutes de la multitude #43](https://www.tristanmat.net/minutes-de-la-multitude-43/) - Un visage : l'aigreur. Un autre : la stupidité. Ton regard à adoucir et aiguiser. Buée aux vitres. Un dehors réduit et éloigné. Rester tapi sur le siège somnolent. Passer sans mouvement. Tu crois bouger. Tu crois bouger. Tu répètes la phrase sans t'en rendre compte. Tu crois écrire. - [dual #24](https://www.tristanmat.net/dual-24/) - Rien ne s'accorde au rectangle. Seul, il restera ignoré par toutes les familles de courbes. La chambre est sans fond, sans couleur. Tout est centre pour l'attente et le regard. Il n'y aura pas d'étreinte tant que le temps sera là. Grain de la lumière et de la peau : nul horizon. Le doigt enjoint - [onzain #34](https://www.tristanmat.net/onzain-34/) - Il neige sur le Bosphore. Il neige entre les rideaux de la chambre où tu es nue. Il neige librement dans la nuit. Il neige à la dernière page d'un livre aimé. Il neige à l'Est. Il neige pour l'enfance. Il neige sous le ciel disparu. Il neige dans chaque page du poème du vieil - [dual #17](https://www.tristanmat.net/dual-17/) - la galet était rocaux humeurs de l'eausera sable poussièrel'éclair nous regardenous ligne - [Minutes de la multitude #42](https://www.tristanmat.net/minutes-de-la-multitude-42/) - C'est dans la nuit que le train est le plus rapide. La bouteille vide roule d'une paroi à l'autre. Elle est arrêtée par mon sac. Cela, je l'ai déjà écrit. J'ai peut-être déjà tout écrit de ce qu'il m'étais donne d'écrire. Il n'y aurait plus qu'à recommencer : chanson. La poignée sur la paroi. Pour - [Minutes de la multitude #41](https://www.tristanmat.net/minutes-de-la-multitude-41/) - Tunnel : il n'y a plus que la scène de la voiture du train. Train du matin et train du soir. Le parcours du soir ne serait pas, à l'envers, celui du matin mais dans l'autre sens, mais sa poursuite dans l'obscurité, la journée entre les deux s'effacerait. Il ne resterait que le matin et - [Minutes de la multitude #40](https://www.tristanmat.net/minutes-de-la-multitude-40/) - Matin : la peur légère. La lumière est distante. La fenêtre est peinte : noire, blanche et bleue. Des points. Je m'approche. Apparaissent des points. Serrés mais séparés, se rejoignant, se fondant, n'étant plus que couleur. Le regard se lève et rencontre les peignes des arbres nus dérivant. L'arrivée survient à l'imprévu : je suis - [Tantalized - Paul Verlaine](https://www.tristanmat.net/tantalized-paul-verlaine/) - L’aile où je suis donnant juste sur une gare,J’entends de nuit (mes nuits sont blanches) la bagarreDes machines qu’on chauffe et des trains ajustés,Et vraiment c’est des bruits de nids répercutésA des cieux de fonte et de verre et gras de houille.Vous n’imaginez pas comme cela gazouilleEt comme l’on dirait des efforts d’oiseletsVers des vols - [Minutes de la multitude #39](https://www.tristanmat.net/minutes-de-la-multitude-39/) - Un mur. Incliné. Gris. Humide. Moussu. Reste après que le train ait glissé. Et si la mémoire était gouvernée par le hasard? Avec ma nuit. Une phrase qui serait un manteau, peut-être. Elle reste seule, une ile, rien qui la prolonge. Elle reste. Ils reviennent, ils se rappellent à toi, plus facilement dans la théâtre - [dual #22](https://www.tristanmat.net/dual-22/) - la feuille est blancheinvisible en souvenirle sol n'a pas d'ombreton œil est en grâce - [Minutes de la multitude #38](https://www.tristanmat.net/minutes-de-la-multitude-38/) - Écran de ma fatigue. Rien n'attire, rien ne retient. La perception de l'enveloppe du pardessus occulte tout le reste. Désir d'un capuchon. Je pourrais m'endormir au milieu de tous sans réticence. Pour la deuxième fois, un sac de plastique tombe puis est ramassé. Est-ce que cela suffit pour établir une scansion? Tu venais chaque jour - [haiku](https://www.tristanmat.net/haiku/) - The sound of silence​ ​ ​ ​ ​ ​ ​ is all the instructionYou’ll get​Jack Kerouac - [samedi fasciste #9](https://www.tristanmat.net/samedi-fasciste-9/) - victoire : moisissure aboutissement : n'avoir gravé qu'une lettre - [Samedi fasciste #8](https://www.tristanmat.net/samedi-fasciste-8/) - à combien de centres échapper encore ? - [Neige | Édouard Levé](https://www.tristanmat.net/neige-edouard-leve/) - La neige recouvre les objets d’une couche qui les uniformise. Les couleurs disparaissent, les formes s’adoucissent. Elles se fondent dans un tout monochrome qui réduit le monde à un dessin. Les bruits sont étouffés. Les identités se dissolvent. Les voitures n’ont plus de marque, ce sont des formes simplifiées. Emmitouflés, les passants sont anonymes. Un - [L’Ardoise - Francis Ponge](https://www.tristanmat.net/lardoise-francis-ponge/) - L’ardoise – à y bien réfléchir c’est-à-dire peu, car elle a une gamme de reflets très réduite et un peu comme l’aile du bouvreuil passant vite, excepté sous l’effet des précipitations critiques, du ciel gris bleuâtre au ciel noir – s’il y a un livre en elle, il n’est que de prose : une pile - [Minutes de la multitude #37](https://www.tristanmat.net/minutes-de-la-multitude-37/) - Je fixe la page noire, pour éviter du regard les mots, voisins et invisibles, les laisser s'approcher. Je reviens à, sent le mouvement dans mon corps, relève la tête, découvre des visages penchés, chacun sur sa page grande comme une palme. Et l'été encore là, dehors, immobile, s'embrasant, s'achevant. Étonnement, oui, qu'il y ait une - [dual #21](https://www.tristanmat.net/dual-21/) - Savoir être dans le lointain, le déjà. Le regard n'a plus à se soulever, à faire flèche, il s'abandonne à une paresse myope, il s'élargit. Les idées d'horizon et de mur sont inutiles, se perdent, et bien d'autres. L'imparfait s'est imposé, repoussant le récit. La pensée est étrangère, extérieure, brume. Le mot de voyage n'a - [Jean Rouaud - Des hommes illustres](https://www.tristanmat.net/jean-rouaud-des-hommes-illustres/) - Les hauts murs forcent à lever les yeux. L’absence de couverture découpe un large rectangle de ciel où trempe comme un pinceau la pointe fine d’un cyprès. Peu de bleu qui inviterait à une échappée verticale, ou par flaques, comme des trous d’eau entre la masse des nuages qui roulent à gros bouillons depuis l’Atlantique, - [dual #20](https://www.tristanmat.net/dual-20/) - Photographie de Fanny Jacquet Il aura fallu beaucoup de nuit pour arriver, s'astreindre à dire ici sans souci de murs, écarter le mot de secret et accueillir sans se redresser celui de trésor. Susciter est superflu, compter est dédié aux formes qui sont elles-mêmes nombre, la spirale est une idée qui pourrait presque suffire à - [dual #19](https://www.tristanmat.net/dual-19/) - Photographie de Nicolas Vermeulin ouitu es là tu es plus ancien que le mondeque ce monde réduit tu esce pas de plus es-tu l'unique étant donné(ici une pause, son tiret) où est le tempspercé la couleur comme trésortu la tais tout à l'ombredis-tu ode en place ce serait ton chiffresi le sang battant l'oreille - [dual #14](https://www.tristanmat.net/dual-14/) - Photographie de Paolo Pittori ce que retientle mot drapseule étreintela brume pâle matin est gésirpoint d'argentpoints sombrescrois le delta illisible jusqu'àla lettre bleueailleurs l'ortiele roman sale - [dual #18](https://www.tristanmat.net/dual-18/) - Photographie de Paolo Pittori ni heure ni ombrel'image est à peine nue (le noir aura victoiredraps en mer étaleparoles debout en murs) instant sauvé du regardhors de tout oubli - [Minutes de la multitude #35](https://www.tristanmat.net/minutes-de-la-multitude-36/) - Analogie des soubresauts du train et des élancements du corps las. J'avais oublié d'où venait la lumière. Le ton de la voix automatique. Elle continue après la fermeture des portes. Air vibrant pour quoi? - [Oloé du 19/06/2022](https://www.tristanmat.net/oloe-du-19-06-2022/) - [Minutes de la multitude #34](https://www.tristanmat.net/minutes-de-la-multitude-34/) - Portes fermées, le moteur redémarre puis s'arrête. Pause figée. Ce pourrait être l'illumination, la folie. Accélération anormale inhabituelle, le train est comme endiablé, il sent l'écurie.Corps inerte, sans réaction à la fin de la journée. Elle feuillette un agenda large. Listes, paragraphes. Mêmes vues de loin, les lettres sont régulières. Son ventre est arrondi. Quelle - [onzain #33](https://www.tristanmat.net/onzain-33/) - est-ce que j'aime autre chose que l'escalier ? est-ce que j'aime autre chose que la splendeur en double ? est-ce que j'aime autre chose que des points ? est-ce que j'aime autre chose que le mot dans l'amour ? est-ce que j'aime du temps autre chose que la plaine ? est-ce j'aime autre chose que - [Couteau de Lichtenberg | Jacques Roubaud](https://www.tristanmat.net/couteau-de-lichtenberg-jacques-roubaud/) - Sa vie lui apparut comme un couteau de Lichtenberg. Il empoigna le manche (le passé), et mit à sa place une tige de durée nouvelle, pure et vide: oubli. Mais était-ce bien encore cela, sa vie ? Il changea ensuite la lame (son vieil avenir d’autrefois, usé et sali), non sans se couper plusieurs fois - [Le retour de Hollande - Paul Valéry](https://www.tristanmat.net/le-retour-de-hollande-paul-valery/) - Un voyage est une opération qui fait correspondre des villes à des heures. Mais le plus beau du voyage et le plus philosophique est pour moi dans les intervalles de ces pauses.Je ne sais s’il existe de sincères amateurs du chemin de fer, des partisans du train pour le train, et ne vois guère que - [Jack Kerouac](https://www.tristanmat.net/jack-kerouac/) - Lisant mes notes — La mouche passeDe la page au doigt Reading my notes — The fly stepping fromThe page to the finger - [Pierre Alfieri](https://www.tristanmat.net/pierre-alfieri/) - chez nous tous les messagesdépassent leur cible je n'oublie pas la cartepostale de mon père - [Samedi fasciste #7](https://www.tristanmat.net/samedi-fasciste-7/) - Descendre, t'enfoncer. La vase du rêve, toute silence. L'horizon est juste au-dessus de toi : c'est l'absence de ciel. T'ériger pour parcourir. - [Gracq sur les graffitti dans les pissotières](https://www.tristanmat.net/gracq-sur-les-graffitti-dans-les-pissotieres/) - Celui qui écrit sur les murs des pissotières connaît le plus haut sérieux auquel peut prétendre l'homme qui tient une plume.Les fraîches inscriptions qui vous figent soudain la face, qui éclaboussent la tôle, comme du sang frais, nous apprennent ce que ne nous apprendra jamais un traité de rhétorique — la valeur médusante que peut - [∈](https://www.tristanmat.net/∈/) - [Oloé du 25/04/2022](https://www.tristanmat.net/oloe-du-25-04-2022/) - [Lumières](https://www.tristanmat.net/lumieres/) - Pierre Reverdy - [onzain #22](https://www.tristanmat.net/onzain-22-2/) - on ne considère pas assez les grilles on ne dessine pas assez la mousse on n'écoute pas assez les ascenseurs on ne se plie pas assez au vent on ne lit pas assez les murs on ne fuit pas assez les îles on ne perd pas assez de nombres on ne danse pas assez pour - [onzain #10](https://www.tristanmat.net/onzain-10/) - peindre à l'aquarelle faire des romans policiers se taire pendant un an s'asseoir aux côtés de la musique entretenir un harem vivre en hollande à venise s'endormir tôt lire sa bibliothèque croire sur terre marcher de plaine en colline disparaître sans trace - [onzain #9](https://www.tristanmat.net/a/) - S'il n'y avait que les lèvres S'il n'y avait que le pli S'il n'y avait que le sable S'il n'y avait que le point S'il n'y avait que la mousse S'il n'y avait que le pas S'il n'y avait que des heures S'il n'y avait que les pluies S'il n'y avait que la cendre S'il - [onzain #8](https://www.tristanmat.net/onzain-8/) - Aimer, c’est traverser son bois. Aimer, c’est rater. Aimer, c’est regarder la lune le plongeon. Aimer, c’est remplir deux verres d’eau. Aimer, c’est à nouveau. Aimer, c’est allonger le bras, la main, l’air autour de soi. Aimer, c’est ne dire rien. Aimer, c’est lécher les images de nuit. Aimer, c’est être paradis. Aimer, c’est seul. - [onzain #11](https://www.tristanmat.net/onzain-11/) - Nos ancêtres les fougères Nos ancêtres les trous noirs Nos ancêtres les poissons Nos ancêtres sans dieux Nos ancêtres les amibes Nos ancêtres les bâtards Nos ancêtres sans noms Nos ancêtres aux vents Nos ancêtres les bourreaux Nos ancêtres stériles Nos ancêtres à venir - [onzain #12](https://www.tristanmat.net/onzain-12/) - ce seront des nuits ce seront des gouffres ce seront des pluies ce seront des ailes ce seront des mois ce seront des lances ce seront des sables ce seront des passés ce seront des fils ce seront des plaines ce seront les dés - [Oloé du 20/04/2022](https://www.tristanmat.net/oloe-du-20-04-2022/) - [onzain #32](https://www.tristanmat.net/onzain-32-2/) - tout le monde ressemble à un point noir tout le monde ressemble au chien perdu tout le monde ressemble à un parapluie jaune tout le monde ressemble à quelqu'un tout le monde ressemble à l'unique au sale tout le monde ressemble à une carte postale tout le monde ressemble au doute à l'aube tout le - [onzain #31](https://www.tristanmat.net/onzain-31/) - dans les mots comme dans une boîtedans les mots comme entre entrée entrezdans les mots comme sur la métaphoredans les mots comme sans la plainedans les mots comme hors lignedans les mots comme sous la glacedans les mots comme aux chiottesdans les mots comme temps au reversdans les mots comme au bord d'une grilledans les - [Minutes de la multitude #32](https://www.tristanmat.net/minutes-de-la-multitude-32/) - Appréhension myope de la voiture. Buée aux vitres. Est-ce que je taillerai jamais la toile du paysage pour entrer ici, là déjà, pour retrouver le double qui m'attend, heureux, pour mourir. Le train, sur le quai, dans la gare. Et c'est le mitan du jour. Où est l'obscur? - [Minutes de la multitude #31](https://www.tristanmat.net/minutes-de-la-multitude-31/) - Après des mois. La lumière est au plafond. La lumière là. Le verre usé. Le paysage en défilement. Il n'y a plus de visage. Tu continues de chercher ; intransitivement. Oscillation du chef incliné pour approbation entrant en rythme avec le mouvement du train. - [onzain #30](https://www.tristanmat.net/onzain-30/) - chaque fois que je lis segalen, il me semble entrer dans un coffre-fort du temps chaque fois que je lis dante, il me semble découvrir une nouvelle vallée chaque fois que je lis kafka, il me semble être un frère chaque fois que je lis bataille, il me semble soulever une jupe chaque fois que - [Minutes de la multitude #30](https://www.tristanmat.net/minutes-de-la-multitude-30/) - Dans l'asseoir, il y a l'être épais, la fatigue béate, le poids qui se suffit à lui-mêmeIl y a de la lumière en trop. Se mêlent des branches jetées au verre rayé. La paix, ce sont les rails rouillés en faisceaux.Tu pourrais glisser, t'endormir au début de l'après-midi. La ligne continuerait, sans limite. Fin heureuse. - [Samedi fasciste #6](https://www.tristanmat.net/samedi-fasciste-6/) - (Tu y étais, tu y es.)Le mot île est un centre, puis devient question: où est le dehors? quand es-tu perdu à l'intérieur? quelle est la pente du gué?Instituons en jeu la frontière. - [Minutes de la multitude #29](https://www.tristanmat.net/minutes-de-la-multitude-29/) - Un même balancement des corps debout : l'harmonie est instant.Des paysages aller par le regard aux visages, puis revenir. Entre l'abysse.Un sac quelconque sur un dos, sa forme donnée entière, son existence rayonnant : soudain. - [Samedi fasciste #5](https://www.tristanmat.net/samedi-fasciste-5/) - immobile au bleu l'oiseaul'ailleurs encorerondes tes lèvres sous la ronce - [Oloé du 25/09/2021](https://www.tristanmat.net/oloe-du-25-09-2021/) - [Onzain #21](https://www.tristanmat.net/onzain-21/) - Je suis le problème. Je suis la moitié de l'âme. Je suis le prince. Je suis une chaise. Je suis fou sans espoir Je suis ce goût. Je suis la pierre. Je suis au hasard. Je suis père. Je suis qui n'a rien à dire. Je suis l'inutile. - [onzain #29](https://www.tristanmat.net/onzain-29/) - être chez soi comme un Anglais être dans la nuit comme un voleur être dans un couloir comme un peintre être dans la musique comme un Gitan être dans l’attente comme l'amnésique être vers le vide comme un Navajo être près de la mort comme un marin être dans la plaine comme un Russe être - [dual #16](https://www.tristanmat.net/1560-2/) - ton dieune plie pas l'horizonest fosse il agréedes mots pauvres absenceunie - [onzain #28](https://www.tristanmat.net/onzain-28/) - je me souviens que Blaise Cendrars conduisait son Alfa d'un bras je me souviens que Michel Foucault avait une Jaguar en Suède je me souviens qu'avec ses droits d'auteurs Paul Morand se faisait construire des carrosseries sur mesure je me souviens que Julien Gracq avais usé deux Deux Chevaux je me souviens que la voiture - [dual #15](https://www.tristanmat.net/dual-15/) - « les possibles - écarlate sans cadmium », aquarelle 21 x 33,5 cm. Joëlle Bondil Comment sais-tu que c'est une île, si tu n'en n'as pas fait le tour. Il disait cela,sa première phrase au matin alors que j'étais assis, lui debout, le soleil dans le dos, en face de moi. Il faudrait en faire - [L’eau continue de couler sous le pont](https://www.tristanmat.net/leau-continue-de-couler-sous-le-pont/) - - Vouloir, voici la folie- Il y en a quelques autres- Ce serait prétendre se sculpter soi-même- Tu préfères donc t’offrir au vent et à la pluie- N’être que soi, ne rien vouloir d’autre- Tu te voudrais en dehors, n’importe où en dehors- Non, simplement ne rien vouloir- Vouloir ne pas vouloir- Non, ne pas - [dual #13](https://www.tristanmat.net/1340-2/) - il manque des mots (toujours est en aguet) aux nuances du bleu encore agrandies d'ailleurs d'eau en attente de vent - ce qui passé nous arrive cette lumière en don seuil de grâce Photographie de Gracia Bejjani - [onzain #27](https://www.tristanmat.net/onzain-27/) - On doit écrire un poème pour son anniversaire On doit célébrer les cendres et le vers est trop court On doit pour un jour user de majuscules On doit oublier de donner le couteau en offrande On doit aller au paysage pour quelques heures On doit se présenter à la douceur de l'être On doit dire - [onzain #26](https://www.tristanmat.net/onzain-26/) - je t'attends comme on attend un fleuve je t'attends comme on attend le fils je t'attends comme on attend sel sur lèvres je t'attends comme on attend seul je t'attends comme on attend le vent mourant je t'attends comme on t'attend, silencieuse je t'attends comme on attend enfin je t'attends comme on attend d'entendre un - [onzain #25](https://www.tristanmat.net/onzain-25/) - tu dors cet instant rêvetu dors à la conférence des murstu dors tes jambes s'ouvrenttu dors la plaine unique est saisontu dors une pierre sous le littu dors le verre d'eau prietu dors longeant l'autre ailleurs tu dors qui sourit ton souriretu dors le temps de plusieurstu dors ta pluie est silencetu dors loin de - [(nulle fenêtre)](https://www.tristanmat.net/nulle-fenetre/) - l'orange tombe et roulesur le carrelage disparaîtsous le rayon frigorifiqueliberté je suis seul à la voir - [Minutes de la multitude #28](https://www.tristanmat.net/minutes-de-la-multitude-28/) - Soudain lisant, une sonnerie : celle du métro parisien. Trouble, vacillement. Je lève les yeux, pas d'accroc au réel. Pourquoi pour une fois ne pas attendre après, une fois descendu du train, une arrivé en haut de l'escalier, un peu avant le hall, près des seaux alignés pour recueillir l'eau qui traverse le toit? Le - [Minutes de la multitude #27](https://www.tristanmat.net/minutes-de-la-multitude-27/) - Tu es paysage pour qui regarde passer le train Par les couleurs, La plaine d'ordures est mosaïque un instant à l'œil, entre deux murs ternes de terre. Ces quais légèrement différents les uns des autres, où tu ne descendras pas, ce. Est-ce que tu serais légèrement différent toi aussi? - [Minutes de la multitude #26](https://www.tristanmat.net/minutes-de-la-multitude-26/) - Il n'y a plus de visages, les yeux sont baissés. Le paysage et le train font leur office. Les vitres sales jusqu'au cœur, être ébloui, ce serait comme si survenait le mot oui. Souvenirs d'imminences : la note unique régulière puis le silence, gouffre. - [Minutes de la multitude #25](https://www.tristanmat.net/minutes-de-la-multitude-25/) - Tu es dans le tunnel, non dans le train. Le tunnel rappelle seulement l'enfermement. Regards privés de visages. Rien que l'ennui, la fatigue. La beauté me frôle comme j'écris. Elle descend du train pour monter dans celui qui est de l'autre côté du quai. - [Dual #12](https://www.tristanmat.net/dual-12/) - Photographie de Françoise Durif mot cygne lusi souvent sans couleurquand vu caché derrièrele mot la bête sur l'eausale sombre de douvessaupoudrées d'épongesde mie de pain et veillespoésies revenant en nauséescomme devant l'émaildes lavabos petitspisse foutre spleenà regarder les plinthessans pouvoir seperdre aux corridors étroits - [Minutes de la multitude #24](https://www.tristanmat.net/minutes-de-la-multitude-24/) - Yeux au-dessus du masque qui me fixent. Elle n'est que regard. Il s'est levé. Il est debout contre la fenêtre à peine descendue, suffisamment pour son regard vers la prairie baignée par la lumière oblique d'un matin. Il s'immobilise. La joie seulement dans mon regard, pas dans le monde. Est-ce que mon regard touche le - [Minutes de la multitude #23](https://www.tristanmat.net/minutes-de-la-multitude-22-2/) - A chaque extrémité de banquettes adjacentes assises, elles forment par leurs mots et leurs regards un carré, un table presque. Un angle est silencieux, abaissé, se résolvant en un chignon noir, haut - le plus proche de moi. Je m'endors, le rêve qui défile à la lisière, la lumière de l'après-midi hachée traversant les paupières. - [onzain #24](https://www.tristanmat.net/onzain-32/) - - Que faites-vous dans la vie? - Je fatigue. - Que faites-vous dans la vie? - Je caresse les courbes. - Que faites-vous dans la vie? - Je glisse glaçant. - Que faites-vous dans la vie? - Je m'oppose aux présents. - Que faites-vous dans la vie? - Vous, moi, et l'autour vaste. - Que - [dual #11](https://www.tristanmat.net/dual-11/) - qu'il y ait des œuvres sans nombre, sans titre, sans matricule, sans tatouage, sans marque, sans gravure, sans impression, sans idée - offrande à la géométrie du temps et à sa rouille - [le sang se donne](https://www.tristanmat.net/le-sang-se-donne/) - le sang se donne tu mâches des heures en lumière - [la colère comme voie](https://www.tristanmat.net/la-colere-comme-voie/) - sans fond le cercle vouloir tomber toujours écraser encore le point être au passif fixe à la presse du soleil nulle paroi panse la couleur est accroc le temps mors amère l'eau répétée - [Onzain #23](https://www.tristanmat.net/onzain-23/) - jusqu’à temps seras-tu double jusqu’à temps seras-tu debout dans l’eau jusqu’à temps seras-tu le reflet jusqu’à temps seras-tu un pronom roide jusqu’à temps ne seras-tu pas mon fils jusqu’à temps seras-tu peine sur l’ocre jusqu’à temps seras-tu là et lasse jusqu’à temps seras-tu l’autre ici jusqu’à temps seras-tu joue pour moi jusqu’à temps seras-tu sans - [j'ai connu ta perte](https://www.tristanmat.net/jai-connu-ta-perte/) - j'ai connu ta perte en saisons une nuit unique - [Oloé du 02/04/2020](https://www.tristanmat.net/oloe-du-02042020/) - [Oloé 29/03/2020](https://www.tristanmat.net/oloe-29032020/) - [passage à la limite](https://www.tristanmat.net/passage-a-la-limite/) - bras sur draps sous draps pas de place même pour l'épée de nos peaux un Y - [Minutes de la multitude #22](https://www.tristanmat.net/minutes-de-la-multitude-22/) - Ne considèrer qu'une feuille de papier sur le plancher sale. Roulis, bruits de de freinage et d'aiguillage, portes claquant. Seule change la saison et plusieurs fois en un seul trajet. On entre dans le tunnel en train, on en sort à pied vomi par la gare où il aboutit. - [Oloé du 20/02/2020](https://www.tristanmat.net/oloe-du-20022020/) - [Minutes de la multitude #21](https://www.tristanmat.net/minutes-de-la-multitude-21/) - Vue plongeante sur un sac de femme ouert: des plis. Les cheveux sont tirés en arrière. Le visage est serré vers l'intérieur. Les lèvres ne passent rien. Les yeux broient des larmes pour qu'elles ne s'échappent ps. Dans la foule serrée et immobile de la voiture au matin, pourquoi le mot chevaux, par erreur ? - [Oloé 18/02/2020](https://www.tristanmat.net/oloe-18022020/) - [Dual #10](https://www.tristanmat.net/959-2/) - Dents, ongles. La persistance, c'est pour la pensée soir quand tout est bas. Voilà ce que disaient ses mots. De dans la mémoire on était passé à en mémoire. Un basculement, ajoutait-elle, puis silence. Comment aurais-pu prendre son bras? Photographie de Dominique Souse - [Dual #9](https://www.tristanmat.net/dual-9/) - - tu - me - laisses - pour mémoire - - [Dual #8](https://www.tristanmat.net/333-2/) - À côté, oui, je regarde à côté, je fais à côté. Je suis à côté, on me dit dans dedans. Reproche : tu n'est pas assez dedans. Lorsque j'ai appris à écrire, j'étais fasciné par la simplicité du mot dans, court et séparé pourtant des autres. Quatre lettres : assez pour faire un carré. La - [encore](https://www.tristanmat.net/encore/) - un pas retrouver flaques et mousses tableaux de bitume une cloche grêle et un pas - [du temps](https://www.tristanmat.net/du-temps/) - rose froissé ô rideaux - [Onzain #20](https://www.tristanmat.net/onzain-20/) - Le plus beau dans la nuit, c'est l'eau. Le plus beau dans l'amer, c'est l'alcool. Le plus beau dans le noeud, c'est la danse. Le plus beau dans le nom, c'est toi. Le plus beau dans la chute, c'est l'ami. Le plus beau dans le bleu, c'est la joie. Le plus beau dans l'attente, c'est - [Oloé 26/11/2019](https://www.tristanmat.net/oloe-26112019/) - [Samedi fasciste #4](https://www.tristanmat.net/samedi-fasciste-4-2/) - Le mot Donc, venu de l'enfance, pour appuyer les rêves poursuivis et sceller les augures. - [Oloé 01/11/2019 - Nostalgie di roman](https://www.tristanmat.net/oloe-01112019-nostalgie-di-roman/) - [Samedi fasciste #4](https://www.tristanmat.net/samedi-fasciste-4/) - Titre : nature morte. Sans nature - [Oloé 07/09/2019](https://www.tristanmat.net/oloe-07092019/) - [Minutes de la multitude #20](https://www.tristanmat.net/minutes-de-la-multitude-20/) - Une vie qui ne serait que matin d'été, éveil, lenteur. Oui, c'est ici dans la fraicheur, dans la lumière douce, dans les retrouvailles avec la quiétude qu'a lieu le retour à l'antique révélation: tu seras séparé, éloigné. Tu partiras. La fatigue, ayant pris forme de ton corps, s'insurge. - [Oloé 23/08/2019](https://www.tristanmat.net/oloe-23082019/) - [l'amour fut](https://www.tristanmat.net/lamour-fut/) - l'amour fut (bloc lichen poussière retour) feu l'amour - [Oloé 20/07/2019](https://www.tristanmat.net/oloe-20072019/) - [Oloé 14/07/2019](https://www.tristanmat.net/oloe-14072019/) - [Oloé 17/07/2019](https://www.tristanmat.net/oloe-17072019/) - [Degas Danse Dessin - Paul Valéry](https://www.tristanmat.net/degas-danse-dessin-paul-valery/) - Mallarmé dit que la danseuse n’est pas une femme qui danse, car ce n’est point une femme, et elle ne danse pas. Cette remarque profonde n’est pas seulement profonde : elle est vraie ; et elle n’est pas seulement vraie, c’est-à-dire se fortifiant toujours plus à la réflexion, mais encore elle est vérifiable, et je - [papillons](https://www.tristanmat.net/papillons/) - libres par deux au hasard - [Oloé 18/06/2019](https://www.tristanmat.net/ole-18062019/) - [Oloé 01/06/2019](https://www.tristanmat.net/ole-01062019/) - [Oloé 20/04/2019](https://www.tristanmat.net/ole-20042019/) - [Oloé 01/05/2019](https://www.tristanmat.net/ole-01052019/) - [Oloé 09/04/2019](https://www.tristanmat.net/ole-09042019/) - [Oloé 05/05/2019](https://www.tristanmat.net/ole-05052019/) - [Oloé 23/06/2019](https://www.tristanmat.net/ole-23062019/) - [Oloé 02/07/2019](https://www.tristanmat.net/ole-02072019/) - [Vent](https://www.tristanmat.net/vent/) - passé le portail serions centaures pré - au rêve - [Union parfaite](https://www.tristanmat.net/union-parfaite/) - Il n'y avait rien entre nous. Il n'y avait rien à dire. Il n'y aura plus de passé. Il n'y avait rien à vivre. Il n'y avait rien à demander. Il n'y avait nulle table, nul don. Il n'y avait pas à se perdre. Il n'y avait pas d'énigme. Il n'y avait rien à sacrifier. - [Saison de l'être](https://www.tristanmat.net/la-saison-de-letre/) - L'été est un instant L'automne l'éponge L'hiver une plaine Le printemps le souffle - [en chute](https://www.tristanmat.net/en-chute/) - en chute les gouttes unique : temps au coeur rythmes - [Minutes de la multitude #19](https://www.tristanmat.net/minutes-de-la-multitude-19/) - La beauté, bizarre, et claquent les roues sur les raccords des rails. Des chaussures sales, blanches, craquelées. Chevilles découvertes. La lumière est là. Elle est partout. Ils sont dans leur vie sans hésitation: colliers, rendez-vous, récits, sourcils. - [Rémanence - René Char](https://www.tristanmat.net/remanence-rene-char/) - De quoi souffres-tu ? Comme si s’éveillait dans la maison sans bruit l’ascendant d’un visage qu’un aigre miroir semblait avoir figé. Comme si, la haute lampe et son éclat abaissés sur une assiette aveugle, tu soulevais vers ta gorge serrée la table ancienne avec ses fruits. Comme si tu revivais tes fugues dans la vapeur - [Minutes de la multitude #18](https://www.tristanmat.net/minutes-de-la-multitude-18/) - Tout est géométrie et motifs, et crasse et rouille. Immobilisation: le réel. Claques violente de la lumière et de l'ombre: l'hiver est sans fin. - [Proposition #2](https://www.tristanmat.net/proposition-2/) - Lire une seule phrase d'un livre chaque jour. Raconter le mastiquage de la phrase au cours du jour. Ou le reste du livre en soi après le dernier point. Ou pas. - [Proposition #1](https://www.tristanmat.net/proposition-1/) - Oeuvrer à partir de ce qui est à jeter pour tout sauver. - [Minutes de la multitude #17](https://www.tristanmat.net/minutes-de-la-multitude-17/) - Ella a deux deux paires de lunettes. Elle est assise dans un coin, de biais. Elle lit que le hasard n'existe pas. Il tombe, il est tombé, affaissé. Il épouse le siège, le mouvement. Il est au temps. Plus tard: aucun autre visage ne revient, seule la sensation certaine des corps en nombre. - [Lassitude](https://www.tristanmat.net/lassitude/) - Les vêtements tombés à terre, emmêlés, sans râle, insoucieux de tout. Ou bien, accrochés près de la fenêtre ouverte, visibles depuis le banc en bas dans la rue, aplatis, réduit à un contour, uniformément noir et plus sombre que la nuit. - [Samedi fasciste #3](https://www.tristanmat.net/samedi-fasciste-3/) - Et pourquoi l'amour serait supporté encore? - [Le Verbe Être - André Breton](https://www.tristanmat.net/le-verbe-etre-andre-breton/) - Je connais le désespoir dans ses grandes lignes. Le désespoir n’a pas d’ailes, il ne se tient pas nécessairement à une table desservie sur une terrasse, le soir, au bord de la mer. C’est le désespoir et ce n’est pas le retour d’une quantité de petits faits comme des graines qui quittent à la nuit - [onzain #19](https://www.tristanmat.net/onzain-19/) - ne pas attendre froisser la feuille et la mastiquer aller pisser attraper le premier mot et l'étriller pour que vienne une phrase tomber ouvrir un livre et laisser l'écharpe s'enrouler autour du cou considérer le carnage regarder la page jusqu'à voir qu'elle n'est pas blanche aller dans le monde comme on va aux putes recueillir - [La mer supérieure - Paul Claudel](https://www.tristanmat.net/la-mer-superieure-paul-claudel/) - Ayant monté un jour, j’atteins le niveau, et, dans son bassin de montagnes où de noires îles émergent, je vois au loin la Mer Supérieure. Certes, par un chemin hasardeux, il m’est loisible d’en gagner les bords, mais que j’en suive le contour ou qu’il me plaise d’embarquer, cette surface demeure impénétrable à la vue. - [Lucrèce - Poète - Marcel Schowb](https://www.tristanmat.net/lucrece-poete-marcel-schowb/) - Lucrèce apparut dans une grande famille qui s’était retirée loin de la vie civile. Ses premiers jours reçurent l’ombre du porche noir d’une haute maison dressée dans la montagne. L’atrium était sévère et les esclaves muets. Il fut entouré, dès l’enfance, par le mépris de la politique et des hommes. Le noble Memmius, qui avait - [Lac - Jean Echenoz](https://www.tristanmat.net/lac-jean-echenoz/) - Il n’y avait pas de lac ici, dans le temps, c’étaient de grandes carrières de sable qu’on a comblées. On a mis de l’eau dedans, posé des barques dessus, on a gardé un peu de sable pour inventer une plage non loin de laquelle on a planté dans l’eau un mât de fort diamètre hérissé - [onzain #18](https://www.tristanmat.net/onzain-18/) - Le maître dit: Pense à moi, pas à l’épée. Le maître dit: Tu dois mourir. Le maître dit d’un voix faussement mielleuse: alors? Le maître dit: Si tu perds la face, tu peux vaincre. Le maître dit: Tu te fais mal, tu es béni. Le maître dit: Si tu acceptes qu’il y a ait un cadre, tu dois accepter qu’il n’y - [Fenêtres ouvertes - Victor Hugo](https://www.tristanmat.net/fenetres-ouvertes-victor-hugo/) - Le matin - En dormant J'entends des voix. Lueurs à travers ma paupière. Une cloche est en branle à l'église Saint-Pierre. Cris des baigneurs. Plus près ! plus loin ! non, par ici ! Non, par là ! Les oiseaux gazouillent, Jeanne aussi. Georges l'appelle. Chant des coqs. Une truelle Racle un toit. Des chevaux - [onzain #17](https://www.tristanmat.net/onzain-17/) - un monde sans reflet un monde sans nuages un monde sans poussière un monde sans dents un monde sans aplomb un monde sans couleur un monde sans rouille un monde sans nuit un monde sans soupir un monde sans poids un monde sans images - [La nouvelle du monde #1](https://www.tristanmat.net/la-nouvelle-du-monde-1/) - Devise du Botswana : Pluie! - [Samedi fasciste #2](https://www.tristanmat.net/samedi-fasciste-2/) - Homme : rature - [Minutes de la multitude #16](https://www.tristanmat.net/minutes-de-la-multitude-16/) - Les lettres s'amincissent, se décollent, s'enroulent. Elles finiront par s'émietter, tomber. Le train ne s’arrêtera plus. Il s’arrêtera dans un lieu sans nom. Monteront et descendront des fantômes. Conjecturant d'une chevelure, de jambes gainées de noir. Investissant le vide. Évitant le face à face avec le double. Arrêt demandé. Arrêtez-moi. Arrêtez-nous. Désir d'être aux arrêts. - [La lente procession des pronoms](https://www.tristanmat.net/la-lente-procession-des-pronoms/) - La lente procession des pronoms, les noms. Les adjectifs, les auxiliaires. Toujours tu espérais dire l'instant entre signifiant et signifié. Entre nous, ce pont malade. (Je le ferai tomber, avant que tu ne viennes) Giulia Martini - Traduction TM La lenta processione dei pronomi, i nomi. gli aggettivi, gli ausiliari. Sempre speravi di dire l’istante - [Samedi fasciste #1](https://www.tristanmat.net/samedi-fasciste-1/) - Porte comprise Porte facile. - [LE GRAND JEU - Julien Gracq](https://www.tristanmat.net/le-grand-jeu-julien-gracq/) - Ce je ne sais quoi d'inconsistant qui flotte sur les quartiers proches des gares — la fécondité des grands nuages blancs de juin sur les prairies vertes, tout mangés d'azur sur les bords comme des veines bleues qui deviennent lait dans une mamelle — ce tendre glacis d'eau sur les yeux, sur les lèvres, cet - [cinema trois](https://www.tristanmat.net/cinema-trois/) - c’est le cadeau du frère et la première fois et à quoi s’attendre la déception bien sur mais la surprise surtout et l’espace avant tout dépassant celui de l’église du dimanche et le rouge celui du sang que l’on ne sait pas encore entre les cuisses des femmes ni gonfler lèvres et sexe le rouge - [Je parle des pierres](https://www.tristanmat.net/je-parle-des-pierres/) - Je parle de pierres qui ont toujours couché dehors ou qui dorment dans leur gîte et la nuit des filons. Elles n’intéressent ni l’archéologue ni l’artiste ni le diamantaire. Personne n’en fit des palais, des statues, des bijoux ; ou des digues, des remparts, des tombeaux. Elles ne sont ni utiles ni renommées. Leurs facettes - [Minutes de la multitude #15](https://www.tristanmat.net/minutes-de-la-multitude-15/) - L'été règne: le maquillage durcit ou coule, les fronts et les gorges transpirent. Tu voudrais t'endormir et mourir assis. Un claquement des portes comme le coup de bâton du maître zen. Gestes, visages, lumières, pensées: dans la répétition ce moment est unique. - [Minutes de la multitude #14](https://www.tristanmat.net/minutes-de-la-multitude-14/) - Si fière et si féroce, et assise, immobile à par la lance de ses regards, et lointaine encore plus, les yeux tournées à l'extrême vers la fenêtre. Devant et presque au dessus de moi, le visage serré et sérieux, le regard lancé vers le sol. Est-il puissant? La laideur t'attire comme un puits. - [Pastèques](https://www.tristanmat.net/pasteques/) - Des bouddhas verts Sur l’étal des fruits On mange le sourire On crache les dents. Charles Simic - [un monde sans image #1](https://www.tristanmat.net/un-monde-sans-image-1/) - [Minutes de la multitude #2](https://www.tristanmat.net/minutes-de-la-multitude-2/) - En face, une rangée de sièges vides. Ceux qui devaient partir sont déjà partis. Restent les retardataires, les touristes, ceux qui vont à la ville pour un seul rende-vous, une seule visite, ceux dont les horaires sont décalés. L’odeur de la pluie entre par les portes ouvertes. Sur le sol des archipels brillants d’eau. Au - [onzain #16](https://www.tristanmat.net/onzain/) - Espagne aux formes altières Italie de la beauté en collines France où le génie est moyenne Allemagne qui sait le pire de chaque don Portugal des merveilles spoliées d’orgueil Chine régnant dans chaque centre Angleterre où tout est île Russie de l'abysse horizontal Hollande épongeant la douceur de la lumière Aaland au stupre en tableau - [Onzain #15](https://www.tristanmat.net/onzain-15/) - Je me souviens que le gourou avait de petites mains. Je me souviens que le gourou aimait sa demi-soeur. Je me souviens que le gourou n'avait pas gagné sa vie en jouant au poker. Je me souviens que le gourou avait œuvré à ne pas travailler. Je me souviens que le gourou avait fait des découpages, rédigé des - [Minutes de la multitude #13](https://www.tristanmat.net/minutes-de-la-multitude-13/) - Portes ouvertes: serrés, défilant,visages, cuisses, chevelures, mains, bustes. Les lignes des regards forment des étoiles. Empilement des images qui se recouvrent avant d'être contemplées et qui reviendront dans la grande nuit du désir. Une torsion le parcourt des pieds à la mâchoire, puis jusqu'aux bras, et le regard jeté dehors, vers le haut. Son nom - [Minutes de la multitude #12](https://www.tristanmat.net/minutes-de-la-multitude-12/) - Dans la nuit, le train accélère, se hâte, court. On pourrait se réveiller à Venise ou à Valparaiso. C'est seulement une impression: tout est dans l'ordre et les horaires sont respectés. Elle monte, fine, s'assoit et ses cuisses se révèlent rondes. Son visage est long. Elle porte une cravate et deux portions de pâtes emballées - [La huppe](https://www.tristanmat.net/la-huppe/) - La notion d´un rouge qui serait bleu, d´un dehors qui serait un dedans, d´un tout cela qui serait un corps que des mains , d´une nature inconnue, cloueraient suant à des coussins de ténèbre, passa gracieusement, huppe dans l´air frais, et vint se percher sur une pierre. Yves Bonnefoy - [home](https://www.tristanmat.net/home-2/) - sur un roman anglais à venise à amsterdam à l'hôtel dans la dépression serrant le poing au fond de la poche dans bach et dans le blues à l'orée de la forêt au moment d'embrasser le sommeil dévorant glissé dans la peinture flamande lorsque commence le voyage dans le sexe de ma femme - [Musique de l'ennui](https://www.tristanmat.net/musique-de-lennui/) - Elle est parfaitement élevée, dressée, droite et assise, de profil, les cheveux lisses, nouées en une queue de cheval verticale, immobile, aux notes arpégées dévalant le clavier elle se lève d'un coup, se bloquant peu avant de rejoindre la station verticale et son bras enjambe la partition pour atteindre l'angle de la page double opposée - [Minutes de la multitude #11](https://www.tristanmat.net/minutes-de-la-multitude-11/) - Il y a du vert au dessus de ses yeux et elle parle seule dans la lumière douce du matin de l'automne. Appuyé sur la paroi, le dos se détache, revient se poser, la tête et un bras se soulève, se déplie et vient empoigner la porte et la tire d'un coup violent. Un jour - [Minutes de la multitudes #10](https://www.tristanmat.net/minutes-de-la-multitudes-10/) - Après plusieurs mois, à nouveau sur la ligne. Pas une seule fois on n'y avait pensé. Rien n'a changé. Était-ce hier? Tout ce que j'ai traversé s'efface. J'attends l’arrêt. Les pierres posées sur les tôles faisant office de toit. Les déchets sur les rives du fleuve sale. Les lambeaux de phrases portées hors des bouches - [Minutes de la multitude #9](https://www.tristanmat.net/minutes-de-la-multitude-9/) - Une poutre s'approche de toi, vient à ta rencontre, puis brusquement s'éloigne et disparaît. Puis une autre. Elles passent, se succèdent. Il n'y en aurait donc pas une pour t'abattre? Elle est d'une seule teinte: peau bronzée, cheveux, rouge à lèvres. Ocre? terre brûlée? Pas un mot qui la saisisse. A l'heure médiane, presque pas - [Résolution](https://www.tristanmat.net/resolution/) - Écrire au sang frais. Ne plus froisser de peaux. Rire sans mordre. Ne plus foutre l’air. Danser l’immobilité. Ne plus manger pour tuer. Être prodigue aux textures. Ne pas mâcher avant de cracher. Souffler sur les larmes. Ne plus démériter des interstices. Mourir chaque jour en joie. - [Minutes de la multitude #5](https://www.tristanmat.net/minutes-de-la-multitude-5/) - Choisir sa place de sorte qu’aucun visage arrête le regard, qu’il atteigne les sièges verts vides, les fenêtres closes et au-delà les tunnels, les poteaux, ce qui n’est pas paysage. Les regarder entrer quand les portes s’ouvrent en claquant. Et le mot troupeau que l’on ne peut réprimer. Il est debout, tassé, écrasé en lui-même, - [Minutes de la multitude #8](https://www.tristanmat.net/minutes-de-la-multitude-8/) - Deux mouchoirs en papier blanc froissés, glissés depuis mes poches trouées, deux sandales sans pieds, le revêtement du sol propre apparemment dans la lumière hachée par les arbres. Le train roulera à la même allure que chaque jour. Le paysage est celui qui mille fois s'est imprimé au regard. Être est ce même ennui. Pourquoi - [Minutes de la multitude #7](https://www.tristanmat.net/minutes-de-la-multitude-7/) - Des personnages ou des vies, des visages ou des masques, des années ou du temps, des dents ou des semelles, des reflets ou des rires, des mots ou pas. Je ne saurais rien d’eux. Je m’offre à cette ignorance, a ces signes absents de sens, à ce mutisme. Je ne découvre rien de moi. Trouver - [Traduction défiant l'auteur](https://www.tristanmat.net/traduction-defiant-lauteur/) - moi, Tristan Mat, traduisant ce poème, défie Guy Bennett de le nier. - [Minutes de la multitude #6](https://www.tristanmat.net/minutes-de-la-multitude-6/) - Tu entres dans le cercle des mots, en silence. Ils tirent de l'existence, exposée comme la pièce de viande sur la planche à découper. Tu te loves dans ces phrases que tu oublieras dans un instant et tu t'oublies. Les bidonvilles, les terrains de sport vides, verts. Le fleuve visqueux, la rouille en grille. Deux - [Urbanisme](https://www.tristanmat.net/urbanisme/) - À propos de ces fameux trois milliards d’êtres humains, dont on fait une montagne : j’ai calculé, moi, qu’en les logeant tous dans des maisons de quarante étages – dont l’architecture resterait à définir mais quarante étages et pas un de plus, cela ne fait même pas la tour Montparnasse, monsieur – , dans des - [Je ne sais pas si Fernando Pessoa a vraiment existé](https://www.tristanmat.net/je-ne-sais-pas-si-fernando-pessoa-a-vraiment-existe/) - Je ne sais pas si Fernando Pessoa a vraiment existé (en admettant que nous sachions ce qu’exister veut dire), mais je pense qu’il existe autant que chacun de nous pense qu’il existe. Et qu’en ce sens il est unique. Non pas au sens où chacun de nous est unique – ou croit l’être – mais - [Caractères 4](https://www.tristanmat.net/caracteres-4/) - Il est informaticien, mercenaire dit-il, et instructeur de self-défense. Il est venu apprendre l'art martial des Sikhs. Ses cheveux sont jaunes. Il a le visage d'un clochard. Il porte des chaussures à orteils. Il a écrit un roman de science-fiction. Il sort avec une cape. Il raconte les agressions dont il a été victime, au - [Minutes de la multitude #4](https://www.tristanmat.net/minutes-de-la-multitude-4/) - Ils sont face à face. Il parle avec une gaieté exacerbée. Son rire porte et découvre ses dents. Il se penche vers elle qui est immobile, droite, et s’appuie sur son siège comme pour le repousser. Ses cheveux sont légèrement bouclés. Quand elle se retourne, ses yeux sont petits, enfoncés. Le ciel est bas, prêt - [Minutes de la multitude #3](https://www.tristanmat.net/minutes-de-la-multitude-3/) - Ils sont assis l'un à côté de l'autre, celui qui parle au long cours et celui qui ne le regarde pas, plié sur son ordinateur, plus âgé. De loin, je saisis ce qu'il dit, car il parle ma langue, je devine l'intrigue, les personnages, la salle de théâtre, sans plus le voir. Après être monté - [Hommage à Sylvia Plath](https://www.tristanmat.net/hommage-a-sylvia-plath/) - La mer est une, ne change que par ses bords. Formes rectilignes, aplaties des plages, lignes lisses des dunes, discontinuités des rochers, des falaises, distributions des fleuves par leurs embouchures ; et puis ce qui s’accroche, se dépose: des chaises-longues, les empreintes de pas se résorbant, les châteaux fondus, une pelle, un livre retourné. Et - [Hommage à Chandler](https://www.tristanmat.net/hommage-a-chandler/) - Rien n’est plus vide qu’un œil aveugle. Rien n’est plus vide qu’un quai de gare entre deux passages de train. Rien n’est plus vide que le tiroir du 28 novembre 1961. Rien n’est plus vide qu’une plaine écrasée par des nuages noirs. Rien n’est plus vide qu’une heure vaine d’attente. Rien n’est plus vide qu’un - [A l'os](https://www.tristanmat.net/a-los/) - J’ai tout dit Quand j’ai dit Qu’il n’y a rien à dire J’ai tout dit Pour aujourd’hui Le jour tombe J’ai tout dit En me taisant En toussant * tout dit disant rien à dire tout dit aujourd’hui tombe le jour tout dit me taisant toussant * tout dit disant rien à dire tombe le - [Eté 2015 - 5 - Gant](https://www.tristanmat.net/ete-2015-5-gant/) - Ce n'était qu'un gant jeté par terre. Au milieu de toutes choses abandonnées. En quoi, je ne sais. Gants de peau, gants de chien, gants de fil. Il était aplati, deux doigts repliés, mudra dans le plan. Gant d'oiseau. Et dans le jour établi, vous n'en avez pas les gants, je songeais à la main - [Eté 2015 - 3 - perdu](https://www.tristanmat.net/ete-2015-3-perdu/) - le plafond de fonte et de verre, je ne le toucherai jamais, je suis sur le carrelage, les comptoirs sont lisses, surgissent en bloc, je reviens, les mots criés, mélangés, un cylindre lisse et rose, courbé comme une banane, je suis arrêté, la voix est forte, venue du profond, les doigts sont larges, d'un souffle - [tre per tre](https://www.tristanmat.net/tre-per-tre/) - dans la tonne de l'été entre les nodules du souvenir attendant le vent * sueur mon suaire une traduction parfaite? sudore mio sudario * un carré impair suit le nombre huit découpe la journée - [La peur : un cube.](https://www.tristanmat.net/la-peur-un-cube/) - La peur : un cube. Ce qui est. Ce qui a été. Ce qui sera. Ce qui n’aura pas été. Ce qui n’est pas. Ce qui ne sera pas. Ce qui n’a pas été. Ce qui aurait pu être. Avant de la toucher, je sens son poids, l’odeur chaude. L’eau est transparente, bleutée, sans poisson, - [La cave: un carré](https://www.tristanmat.net/la-cave-un-carre/) - La cave: carrée. Au centre du sous-sol, sans fenêtre. Des étagères devant tous les murs. Ce qui est rangé, ce qui est en réserve. Les deux caisses de bois remplies de pomme de terre. Les cubes de bois des enfants grandis. On tiendrait à trois debout et serrés dans l’espace libre. En sortant, la bouteille - [Qu'avez-vous sur votre table?](https://www.tristanmat.net/quavez-vous-sur-votre-table/) - - Un verre d'eau, un couteau - Des mains - Une seule feuille blanche - Les bouteilles - Les livres tous ouverts - Une carte parsemée de zones blanches - Des enveloppes fermées - Le vide d'une table - L'ombre d'un cadavre à peine disséqué - L'envers des images - Une pierre - [onzain #6](https://www.tristanmat.net/onzain-6/) - Combien pèse notre maison? Quelle est la partie le plus fragile du corps? Qu'est-ce que la poussière? Qu'est-ce que le passé? Combien y-a-t-il de sangliers sur la terre? Quelle est la chose la plus facile du monde? Qui est le plus lourd: la barque ou le cheval? Où commence le ciel? Qu'est ce qui ne - [dual #7](https://www.tristanmat.net/dual-7/) - je me suis écrit - il y avait l'ordre et le bonheur au cœur, au secret - [onzain #5](https://www.tristanmat.net/onzain-5/) - Nuit: en coulée Nuit: le plongeon ne finissant pas Nuit: l'immobile Nuit: décor, le drap Nuit: la lampe qui ne sera pas touchée Nuit: seul toujours Nuit: la plaine sans horizon Nuit: la danse des morts sans mouvement - s'évanouissant à la main Nuit: des îles de bruits, une bouteille rompue, un appel, un chien, - [onzain #3](https://www.tristanmat.net/onzain-3/) - Seul comme un chien Seul comme Lovecraft Seul comme Beckett Seul comme Lucrèce Seul comme Kafka Seul comme un humain Seul comme Saint-Simon Seul comme Kavafis Seul comme Bataille Seul comme Rimbaud Seul sans comme - [Caractères #1](https://www.tristanmat.net/caracteres-1/) - Il se lève longtemps avant le jour, écrit, entre dans une autre vie, voiture, entretiens, arrive dans un de ses bureaux. Avant de s’asseoir le téléphone sonne. Il le sort de sa veste, répond d’un ton enjoué, cher ami et s’assoit devant un bureau vide. Une secrétaire empressée apporte le courrier à parapher. Il lance - [Caractères #2](https://www.tristanmat.net/caracteres-2/) - Il est assis devant une table. Un verre, une bouteille d'eau. Le voici devenu conférencier. Les livres en pile renferment ses mots, alignés, en ordre. Il les a choisis, combinés ; tous les autres, retranchés, exclus, se sont évaporés. Il les a oubliés, et tout comme les siens, ils se tiennent à distance. Sa main - [Caractères #3](https://www.tristanmat.net/caracteres-3/) - Il marche lentement dans les rues du soir. On ne l'attend pas, il n'attend plus ; il passe. Il habite le temps et cette guerre se lit sur son visage. Son regard a la transparence du gris s'anéantissant dans le ciel. Ses mains tremblent méticuleusement: leur peau est parcheminée ; on songe aux jeunes filles - [Minutes de la multitude #1](https://www.tristanmat.net/minutes-de-la-multitude-1/) - Il monte. Je reconnais son maillot: forme, couleurs, écusson. C'est celui que je porte. C'est mon maillot mais je ne suis pas à l'intérieur. Un autre torse, une autre tête, des autres bras. Sa peau est noire, il est âgé, il porte une casquette, marche lentement en traversant la voiture vide. Échanger nos existences? Il - [dual #6](https://www.tristanmat.net/dual-6/) - offrir des fleurs au temps? - [onzain #4](https://www.tristanmat.net/onzain-4/) - du passé faisons couloir du passé faisons défaite du passé faisons table rouge du passé faisons nos rêves du passé faisons jardin du passé faisons un autre du passé faisons tombe du passé faisons toison du passé faisons des esprits du passé faisons poussière du passé faisons notre passé - [dual #4](https://www.tristanmat.net/dual-4/) - inventer des religions - entre peur et ennui - [dual #5 ](https://www.tristanmat.net/dual-5/) - stable l'empereur - côte à côte - sans se toucher - [Dual #3](https://www.tristanmat.net/dual-3/) - tu vois - tout est reflet - on ne voit rien - tu glisses - [Dual #2](https://www.tristanmat.net/136/) - je n'ai pas cherché - prié - creusé - [Dual #1](https://www.tristanmat.net/dual-1/) - l'angle - tu n'as pas à t'échapper - il n'y a pas d'arrière au miroir - [Ile](https://www.tristanmat.net/ile/) - Je n'ai pas de mur Je n'ai pas de mer Je n'ai pas de mort Je n'ai pas de moi - [Généalogie](https://www.tristanmat.net/genealogie/) - On en a trop des maîtres, des faux frères, des camarades, des pères putatifs, des soeurs indécises, des chiens infidèles, des arbres de sagesse, des poètes déchus, des livres à avoir lu, des prophètes qui ont raison, des raisons retournées, des sautes de vent, des phrases en suspens, des faux amis, des frères de sang, - [Arguments](https://www.tristanmat.net/arguments/) - 1 – Une femme prétend avoir découvert des poèmes écrits par Ludwig Wittgenstein. 2 – Un livre dont le titre serait: Vrac. 3 – Première phrase: Un jour je me suis réveillé transformé en homme. 4 – Sentir venir la fin, il commence à écrire une série de lettres: parents, amis, maîtres, amantes, inconnus. Toutes - [Face](https://www.tristanmat.net/face/) - Personnages: toi, la table, une bouteille, le verre. Temps: la nuit. Lieu: la cuisine. Action: aucune, le théâtre. ## Pages - [Textes sans fin](https://www.tristanmat.net/textes-sans-fin/) - Objets/Sujets Rues carnet La rêve Journal de la phrase - [Ami.e.s](https://www.tristanmat.net/amis/) - (à compléter..) Delphine Arras Gracia Bejjani François Bon - Tiers Livre Erika Bournet Delbosc : A jours Daniel Bourrion - Face écran Khedidja Berassil – Fictions à partager Annick Brabant – Faire mot Juliette Cortese - A tâtons dans la langue Emmanuelle Cordoliani Antonin Crenn Caroline Diaz - Les heures creuses Anne Dejardin Gwen Denieul - [Ailleurs](https://www.tristanmat.net/ailleurs/) - Sites Re-Doublements avec Erika Bournet Delbosc Revues Remue.net (Quatrains - Minutes de la multitude) Revu Les mots de rouge, revue Dire Exercices d’illuminations sur Le Tiers Livre Dans Les Villes en voix (Fluviales - Nuit blanche - À la radio - Territoires en tous sens) Dans la Maison témoin Dans Le Tempestaire Dans l'Amphigourique Sur - [Les séries](https://www.tristanmat.net/series/) - [dual #31v old pb](https://www.tristanmat.net/uuuu/) - Le ciel n'a pas de miroir Tu n'es pas dans ton image. - [Shop](https://www.tristanmat.net/shop/) - [Cart](https://www.tristanmat.net/cart/) - [woocommerce_cart] - [Checkout](https://www.tristanmat.net/checkout/) - [woocommerce_checkout] - [My account](https://www.tristanmat.net/my-account/) - [woocommerce_my_account] - [La lettre](https://www.tristanmat.net/la-lettre/) - Envoyer un message à tristanmat @ yahoo.fr pour recevoir irrégulièrement les textes de TM. - [TM](https://www.tristanmat.net/tm/) - Né par hasard près d'une douve. Habite la Mort aux loups où il parle une langue autre. Faute de mieux, écrit des poésies et des bouts de prose dont il se débarrasse sur Facebook ou sur ce site. Pire encore, arrachant, découpant, collant et photographiant, il tente de se faire imager de l'abstrait. Paufine une liste d'une - [Les titres](https://www.tristanmat.net/les-titres/) - [La pile](https://www.tristanmat.net/pile/) - [Au hasard](https://www.tristanmat.net/hasard/) ## Catégories - [Uncategorized](https://www.tristanmat.net/category/uncategorized/) - [Inégales](https://www.tristanmat.net/category/inegales/) - [Caractères](https://www.tristanmat.net/category/caracteres/) - [Minutes de la multitude](https://www.tristanmat.net/category/minutes-de-la-multitude/) - [Reste](https://www.tristanmat.net/category/vrac/) - [Listes](https://www.tristanmat.net/category/listes/) - [Non-haiku](https://www.tristanmat.net/category/non-haiku/) - [Dual](https://www.tristanmat.net/category/dual/) - [Onzains](https://www.tristanmat.net/category/onzains/) - [Été 2015](https://www.tristanmat.net/category/ete-2015/) - [Hommages](https://www.tristanmat.net/category/hommages/) - [Chrestomathie](https://www.tristanmat.net/category/crestomazia/) - [Un monde sans image](https://www.tristanmat.net/category/un-monde-sans-image/) - [Samedi fasciste](https://www.tristanmat.net/category/samedi-fasciste/) - [La nouvelle du monde](https://www.tristanmat.net/category/la-nouvelle-du-monde/) - [Oloé](https://www.tristanmat.net/category/ole/) - [Dictionnaire](https://www.tristanmat.net/category/dictionnaire/) - [Propositions](https://www.tristanmat.net/category/propositions/) - [Collages](https://www.tristanmat.net/category/collages/) - [Vidéos](https://www.tristanmat.net/category/videos/) - [Romans](https://www.tristanmat.net/category/romans/) - [Autoportraits](https://www.tristanmat.net/category/autoportraits/) - [Inegales recueil](https://www.tristanmat.net/category/inegales-recueil/) - [Lectures](https://www.tristanmat.net/category/lectures/) - [Textes sans fin](https://www.tristanmat.net/category/textes-sans-fin/) - [Manifestes](https://www.tristanmat.net/category/manifestes/) - [Carrés](https://www.tristanmat.net/category/carres/)