Collé à la fenêtre, dos au reste de la voiture. Défilement sans perspective. Arbres, troncs, feuilles, branches. Tout écrasé, jeté par la vitesse avant d’être distingué. Mots mêlés, accolés.
A l’arrêt bref, par la fenêtre, une image. Instituée, révélée. Je vois l’image et son cadre invisible. Je n’ai qu’à le rendre sombre. Le train repart.
Le fleuve terne, opaque, visqueux presque. Son amplitude rassure. Dernière respiration avant d’être avalé par la ville.