Auteur/autrice : admin

Samedi fasciste #6

(Tu y étais, tu y es.)

Le mot île est un centre, puis devient question: où est le dehors? quand es-tu perdu à l’intérieur? quelle est la pente du gué?

Instituons en jeu la frontière.

Minutes de la multitude #29

Un même balancement des corps debout : l’harmonie est instant.

Des paysages aller par le regard aux visages, puis revenir. Entre l’abysse.

Un sac quelconque sur un dos, sa forme donnée entière, son existence rayonnant : soudain.

Samedi fasciste #5

immobile au bleu l’oiseau
l’ailleurs encore
rondes tes lèvres sous la ronce

#1891

détourner le regard
de la tasse vers
la vallée les nuages
silence – puits

#1887

La pluie marque le fond du rêve, une rive brève, un pas rapide, un, et le pavé, carré de l’Empereur, à même la dalle grise. Tu es au coeur, c’est à dire tard, déjà, un peu au-delà d’un bras tendu, la nuit. Les enfants sont au loin.La pluie marque le fond du rêve, une rive brève, un pas rapide, un, et le pavé, carré de l’Empereur, à même la dalle grise. Tu es au coeur, c’est à dire tard, déjà, un peu au-delà d’un bras tendu, la nuit. Les enfants sont au loin.

#1885

demander de la pluie
– tu es doute limpide
bord du rêve lame
en moi coeur

Oloé du 25/09/2021

#1881

il pleuvait des pétales
plus petites que des gouttes
brume et oiseaux lointains
devant derrière vie longue
au présent il y aura un jour

onzain #29

être chez soi comme un Anglais

être dans la nuit comme un voleur

être dans un couloir comme un peintre

être dans la musique comme un Gitan

être dans l’attente comme l’amnésique

être vers le vide comme un Navajo

être près de la mort comme un marin

être dans la plaine comme un Russe

être dans le rêve comme un aigle

être encore comme un survivant

être au lit comme deux amants un

#1777

la bataille est un théâtre
une image plate au salon
nos doigts aux verre touchés
paroi fine j’ai bu l’eau
ancestrale disait l’enfant