l’oubli brûle
tu es
ici pour la lumière
Écritures
l’oubli brûle
tu es
ici pour la lumière

le double sans visage
le doute jusqu’à la lame
les formes toutes du songe
l’oubli une pluie été
Translations à chaque arrêt et tassement progressif des corps. Leur complémentaire de vide : dentelle.
Visages surplombant sous la lumière jaune, graves, figés, dans l’instant décédés.
Porte ouverte, immobilité, l’eau restée de la pluie fait briller le quai. Le chant d’un oiseau est proche, comme dans une main, mais laquelle ?
traversant l’aire du regard
sans s’appuyer sur le gris
ni virgules ni points
ailes sans qui si peu de ciel
on voulait le monde
par taches et délices
l’été en agonie au ciel
je marche dans la nuit
les yeux tirés au ciel par
le grondement d’un réacteur
rencontrent une mouette
immobiles ses ailes
sur un fond gris sans fin
d’aplomb elle disparaît
rien n’a changé cette poésie