#921

l’oubli brûle

tu es
ici pour la lumière

dual #68

Photographie de Linda Sorrenti

le double sans visage
le doute jusqu’à la lame
les formes toutes du songe
l’oubli une pluie été

Minutes de la multitude #78

Translations à chaque arrêt et tassement progressif des corps. Leur complémentaire de vide : dentelle.

Visages surplombant sous la lumière jaune, graves, figés, dans l’instant décédés.

Porte ouverte, immobilité, l’eau restée de la pluie fait briller le quai. Le chant d’un oiseau est proche, comme dans une main, mais laquelle ?

#918

#917

traversant l’aire du regard
sans s’appuyer sur le gris
ni virgules ni points
ailes sans qui si peu de ciel

#916

dual #67

constante
je te cherche
jusqu’au puits

contre le pilier de l’ombre
cette plage m’est ciel
par les flocons de nuit

le triangle tourne
autre de l’autre
et le reflet encore

#914

on voulait le monde
par taches et délices
l’été en agonie au ciel
je marche dans la nuit

#913

traverse

les yeux tirés au ciel par
le grondement d’un réacteur
rencontrent une mouette
immobiles ses ailes
sur un fond gris sans fin
d’aplomb elle disparaît
rien n’a changé cette poésie