#917
traversant l’aire du regard
sans s’appuyer sur le gris
ni virgules ni points
ailes sans qui si peu de ciel
#914
on voulait le monde
par taches et délices
l’été en agonie au ciel
je marche dans la nuit
traverse
les yeux tirés au ciel par
le grondement d’un réacteur
rencontrent une mouette
immobiles ses ailes
sur un fond gris sans fin
d’aplomb elle disparaît
rien n’a changé cette poésie
dual #66

le matin est sans issue
dans la brume je songe le rouge
déjà je sais et déjà je suis perdu
les morts n’ont pas d’image
#910
pétales
vie longue
il pleuvait
il y aura
un présent
lointain
de la brume




