dual #59

Photographie d’Odile Robinot

Je sais le drap abandonné, gardant les heures en pli. Son double d’ombre passe en désir. À eux deux, ils inventent le miroir. Et par ce regard, je deviens fantôme, libéré de l’espace mais rêvant de toucher une clenche, une plinthe, d’être englouti par la mer.

#875

Samedi fasciste #20

En toutes profondeurs, cherchant encore des mots pour échapper au reflet, des écritures : le jeu est possible.

#873

s’offrir pour être nuit
on dirait instant mais
c’est la fleur son été
disparu pour un geste

dual #58

Photographie de @sterennanne

Perle, toujours je te cherche, à la nuit, pointe de la nuit. Il faut des vagues pour te trouver, aimer les vagues, savoir se perdre en vagues loin de tout rivage, instaurer un secret, oublier la pyramide. Il n’y a pas une chambre, il y a cette chambre. Je me dédie aux plis sombres. L’ombre et l’autel du cri, unique, hors des mots, aspirant l’air, tournant. Je récuse le nom de désert, de ciel.

#871

Elles ne sont pas nombreuses, les marches raides qui séparent la peur du jour laissé et celle de la nuit aux aguets. Elles feraient un vers bref. Toutes les années et je ne sais s’il serait pair ou impair.

dual #57

au jour trop vaste la lampe vide garde l’espérance

Oloé du 10/01/2026

#868

ô instant
toi aussi
tu es l’aube

#867