Minutes de la multitude #79
Train à l’arrêt, portes ouvertes : le raclement d’un grillon. les regards ne se lèvent pas des téléphones. Nul ne cherche le son. À chaque arrêt il revient, régulier.
Un peigne à terre dans la voiture vide. Quel est son roman ? Je ne trouve pas de nom pour sa couleur.
Regard fixe près de la vitre frôlée par un autre train. Couleurs et formes mouvantes : tournoiements, éruptions, glissements, empilements, surgissements, éjections.
#929
se retourner
après l’adieu
la rue pourrait
se dire fleuve
#928
l’instant
cet odeur de cadavre
sur la route d’été
l’instant
lac
ne demande que l’arbre
des heures et l’horizon
l’eau en oubli pour être
heureux et ne plus être





