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Tristan Mat

#830

ne rien attendre – attendre

pulsion de l’être

c’est, l’après-midi

certitude sans objet

le réel est et n’importe

immobilité chacune seule

cris courant d’enfants

hors fin

Exercices d’illumination #2

La nuit ouvre au théâtre. Les chocs de l’ombre et de la lumière sont abrupts. La scène est immense et nous y sommes entrés, au bord de la route. Les immeubles qui la bordent ont leur histoire mais elle n’importe pas, ce ne sont que des pièces du décor, comme nous spectateurs, silhouettes à peine disséminées grâce auxquelles la légende pourra se lever, beaucoup plus tard. Les machines sont immenses, elles prennent possession de l’espace par la nuit. Les machines sont absurdes. La raison se combat par l’action insignifiante. La route est rabotée, débitée en pépites, projetée dans une benne. En lieu et place des encens et des graisses animales du sacrifice, le goudron. Les seuls hommes dans la lumière, colorés de surcroît, sont réduits à des images. La pièce s’interrompt ici même dans la célébration. Absence, vide, nuit, travail, nommez cela comme vous le souhaitez, mais en silence, je vous prie.

 

L’un

Un sac de riz – plus qu’à moitié vide mais lourd encore, posé, s’étant affaissé, tassé. Aucun mouvement n’était pensé. Est-ce que le carrelage gris qui le supportait s’étendait hors des limites du regard? Et quoi, au delà des raisons, des raisonnements, des explications, des interprétations, des élucidations?

14/09/2019

Série : La rêve

Oloé 07/09/2019

Minutes de la multitude #20

Une vie qui ne serait que matin d’été, éveil, lenteur.

Oui, c’est ici dans la fraicheur, dans la lumière douce, dans les retrouvailles avec la quiétude qu’a lieu le retour à l’antique révélation: tu seras séparé, éloigné. Tu partiras.

La fatigue, ayant pris forme de ton corps, s’insurge.

 

de 5 mots

Ampleur et lenteur. Accepter d’être long et négocier l’élargissement des courbes. Braque, braque, disait le père, rude. Promener un plateau serait-ce mieux que promener un miroir? Oui, pour les jambes ballantes des enfants.

23/08/2019

Série : La rêve

Oloé 23/08/2019

23/08/2019

Série : Oloé

Exercices d’illumination #4

La nuit ouvre au théâtre. Les chocs de l’ombre et de la lumière sont abrupts. La scène est immense et nous y sommes entrés, au bord de la route. Les immeubles qui la bordent ont leur histoire mais elle n’importe pas, ce ne sont que des pièces du décor, comme nous spectateurs, silhouettes à peine disséminées grâce auxquelles la légende pourra se lever, beaucoup plus tard. Les machines sont immenses, elles prennent possession de l’espace par la nuit. Les machines sont absurdes. La raison se combat par l’action insignifiante. La route est rabotée, débitée en pépites, projetée dans une benne. En lieu et place des encens et des graisses animales du sacrifice, le goudron. Les seuls hommes dans la lumière, colorés de surcroît, sont réduits à des images. La pièce s’interrompt ici même dans la célébration. Absence, vide, nuit, travail, nommez cela comme vous le souhaitez, mais en silence, je vous prie.

#804

est-ce à dire
quand elles ont débarrassées
que les tables du bar sont vides
que le vide est sur elles
que ce vide est le même
qui est est entre les feuilles
qui s’agitent dehors à l’été
que le vide en moi soudain
quand une femme demande
que penses-tu maintenant
que le vide ourlé de lumière
qui sur les choses est extase
que le vide entre les mots
qui fait sens ou perte
que le vide de la tasse bue
qui est reposée sur la table

l’amour fut

l’amour

fut

(bloc

lichen

poussière

retour)

feu

l’amour