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Tristan Mat

Oloé 26/11/2019

26/11/2019

Série : Oloé

Samedi fasciste #4

Le mot Donc, venu de l’enfance, pour appuyer les rêves poursuivis et sceller les augures.

je voulais pour toi

je voulais pour toi

beaucoup de lignes blanches

respirer le bord du ciel

le sable caressé – nous

accueillis par l’attente

#872

tu es sur ma main
gauche comme notre étreinte

parfum ta pluie
jusqu’à l’eau qui efface

absence pleine : désir

#869

lignes serrées
pour peines
extase mêlées

#863

il est un temps hors des rives
celui de la faille et celui du plateau
surplombant dans le ciel d’hiver net
celui où tu es deux sans miroir
celui où tu surviens à la musique
celui de la nuit posée hors forme
que l’on ne quitte qu’en distraction
celui où tu sombres en joie
celui de la fin aux arêtes vives
celui où le passé est à nouveau
réel comme la flamme sur la peau
celui de la pluie qui immobile est
celui du rêve qui reste au jour
il est un temps encore passé

#862

une mouche

sur la table si grande

à écrire

#859

nue toute

ton cou encore

en forêt

#855

entre mes mots

une fourmi

nul ne lit

#848

feuilles pourries

au sol –

dans la couleur encore