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Tristan Mat

#549

dans l’épicerie devenue galerie d’art
les élèves attendent le maître elle arrive
témoin d’un accident de la route elle raconte
elle est poète journaliste éditrice libraire
elle a une fille elle aime les animaux
elle compare la littérature et le journalisme
quatre séances l’idée les personnages la trame
j’oublie le dialogue je regarde les filles
jeunes qui prennent des notes avec application
pupilles dilatées ongles peints crayon à la bouche
je griffonne sur ma feuille une courbe
entrelacée à elle-même un cadre vide
je lis les bandeaux publicitaires cosberg
solutions pour l’automation industrielle
quatre cent euros pour le tout

#546

Lis – sans égard pour l’ombre

Lis – enveloppe du temps

Lis – au fleuve

Lis – seul en absolu – frère

Lis – poussière aux noms

#542

nulle carte et quelle histoire

les orties tremblent

que regarde le chat en moi

537

lignes et angles
droits
éponge, le désespoir

Un seuil

Il y avait des portes. Il n’y avait qu’elles en quinconce, formant un labyrinthe, fermées, ouvertes, ou dans l’hésitation, immobilisé par le doute dans l’entre-deux. Je pouvais les éviter ou les traverser ; en aucun cas je n’échappais au ciel et l’enfermement n’était plus pensable. Toujours j’allais dehors, toujours j’étais arrêté.

31/12/2017

Série : Vrac

#532

nul vent
nulle danse
– le matin

#528

dans le miroir
le silence
de la chambre sans amie

un monde sans image #1

#510

le vent glace
les feuilles tombent
jaunes volent

#503

ton nom dans la pluie
ta main dans le rêve
ton râle dans l’oubli
ton ombre dans l’amour