seulement une porte
debout le ciel ne change
pas dessinant la clôture
du temps en cercle presque
a l’existence près
une porte seule
Écritures
seulement une porte
debout le ciel ne change
pas dessinant la clôture
du temps en cercle presque
a l’existence près
une porte seule
au souffle de midi
les feuilles trembleront encore
après moi
bonheur de n’être plus
déjà
pour un instant
sans danser presque enlaçant lenteur
flamme tu n’es pas ma vie
aujourd’hui était l’été
au plus grand midi
nous étions offrande
à la lisière des herbes en armée
le gravier de chaque pas
partage
frères de l’ombre d’un arbre
un poète pour chaque chien qui l’ignore
le poète se dédie
le chien hurle à ses frères
la lune est l’unique
ciel chargé bas
bord de l’étreinte
le mot soir velours
n’être que plaie
après le poème
vivre
après le poème
il ne reste rien
– bonheur
quels seront les mots les derniers mots
où à plat droits sur pierre levée
en bouche silencieux lus posés
quoi pour les recevoir fosse
plis à l’oreille priant fumée
depuis quelle chambre de mort
diront-ils quelque chose pour rien
des gouttes sur le toit de plastique
avec un ciel vide de pluie au matin
regardé fixe en écoutant une chanson
comme un chemin en écartant
la ronce du passé qu’elle propose,
c’est le présent que je veux
quand bien même il est tombe
ils viennent
autres et pareils
avec chacun c’est autre et c’est pareil
avec chacun l’absence de satori est autre
avec chacun l’absence de satori est pareil