L’arbre mot est sans feuille.
Sec et noir dans la luxure.
Il tient l’air figé.
Son rêve est la pierre quand c’est le vent qui danse en lui.
Hors sève.
Il n’a pas de prise sur ses semblables ni sur les êtres aimés.
Il fait croire au pouvoir de monter.
Catégorie : Inégales
#275
#273
demeure lampe
donne le mur
au regard bas
de qui ne dort
#272
au soir tu es encore
– guère plus qu’une fatigue
une répétition ralentie
tant est déjà à la nuit
retiré en silence creux
les histoires tombées
rien n’enveloppe
– au-delà sont les ombres
le sel est perdu
#271
quel tibre étrange ce soir
nul pour accueillir son
offrande lente de boues
rives et ponts au vide
la clôture faite foule
le temps s’est assis
les nombres sont des morts
la colère comme voie
sans fond le cercle
vouloir tomber toujours
écraser encore le point
être au passif
fixe à la presse du soleil
nulle paroi panse
la couleur est accroc
le temps mors
amère l’eau répétée
#267
c’est le sable quand je voudrais le miel
être aveugle à ta fourche
le murmure pour écrin
sable d’acier de nuit
tu te tournes tu t’es tournée
le miroir est dos
nul n’a regard
la neige est temps lointain
presque bleu
au cou
#266
c’est l’image maintenant posée
échappée encore aux phrases
gris jusqu’à la plate mer
je dis île je pense elle
qui
ciel arrête maquis foc
rien de lieu ni de l’œil
ami tu es oubli perdu
est-ce que j’ai existé là
#265
tu n’es pas le vent
je ne sais que ta main
et dans le congé vif
tu n’est pas la plaine
#256
que rien
n’ait changé
tout était sera
tu es paroi
#253
verge d’eau impassible de la fontaine
balancement de branches au souffle
voix en arrière des balcons le lointain
chats régnants aux venelles vides
un matin tout matin est printemps
est-ce que la joie a besoin de nous