un poème de queue
s’écrit en attendant
dans la tête avançant
à petits pas espacés
d’immobilité exaspérée
j’en dirais plus mais
c’est mon tour
Catégorie : Inégales
#248
passage à la limite
bras sur draps sous draps
pas de place même pour l’épée
de nos peaux un Y
#242
sur le parking du bord de nuit
qui a laissé ses phares allumés
pour que la pluie soit vue
#239
écris ce que tu as déjà écrit
une fourmi sur ton journal
combien mortes sous le doigt
est-ce la même encore encore
#232
on
voudrait chansons
sans mots
trois ou quatre
trébuchant de l’amitié
répétant
des pas qui
ne portent pas
hors de la chambre
garder
matin et hiver
#226
aller ce serait le mot enfin
gravier silencieux au pas lent
l’hiver du ciel pur l’italie
tour pesé rien ne pèse plus
les regrets sont des rêves
encore
un pas
retrouver
flaques et mousses
tableaux de bitume
une cloche grêle
et un pas
#224
pendant que j’écris
de l’autre côté de la vitre
un homme prend ma poubelle
la vide et la repose
voià le poème
#219
comme ils sont enfants ils dorment
main tenue comme
souffle compagnie jusqu’au seuil
je les regarde la lumière est encore là
pour moi le mur nuit est son envers
#215
l’univers est fait de cordes
elles se balancent à la porte du bar
en l’absence de tout vent
les nouvelles sont sur la feuille
elles n’ébrèchent pas le temps
je suis dans le paysage
(ciel sans mouette)
à côté de la tasse vide
à une goutte de café près