l’eau sur le pare-brise
comme une autre écriture
vive sans auteur brève
elle donne à voir le ciel
sans question ni réponse
je peux enfin attendre
Catégorie : Inégales
#734
#730
carré parfait des années
le nombre est opposé
à l’oblique lumière jaune
juste un jour son givre
#726
je ne sais ni le nombre ni le nom
des arbres des roches des papillons
des oiseaux invisibles de leur chant
unique est la montagne avec l’enfant
#724
sans secret
une phrase se répète
le temps de côté
revenant à la ligne
le rêve me rejoint
tu es sa neige
#715
et les lampes s’allument
si peu de nuit encore
comme un réveil doux
mais de quelle autre vie
#707
pour chaque mot de saison
des milliers de haïkus
rien pour ce mur sale
en travers du temps
#703
la nuit là ma nuit
maintenant presque
ville d’étoiles serrées
hésitantes à terre
la colline en stèle
temple du sombre
sa patience me réalise
chiens frères seuls
#700
la beauté des cyprès
est posée sur le ciel
je pisse sur mon ombre
#685
il faut
un poème
pour éloigner le poète
chaque jour
#670
ils ne sont plus
compter en moins
pour chacun d’eux
un vide : forme