les lampes sont allumées
cages ouvertes vides au parc
la tempête peut venir
lumière tu tombes nue
Publié initialement sur Remue.net
https://remue.net/quatrains-tristan-mat
Écritures
les lampes sont allumées
cages ouvertes vides au parc
la tempête peut venir
lumière tu tombes nue
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https://remue.net/quatrains-tristan-mat
les lampes sont allumées
cages ouvertes vides au parc
la tempête peut venir
lumière tu tombes nue
quand je dessine — je dessine
quand je plie — je plie
quand je tourne — je suis tourné
quand je passe — je passe
quand j’encercle — j’encercle
quand je danse — je tombe
quand je regarde — je regarde
quand je découvre — je découvre
quand je vois — je brûle
quand je bois — je bois
quand je râle — je râle
quand je jouis — je vis
printemps parfait dans le parc aux fous
des ruines et un amant du passé
les années sur les visages en cercle
il faut parler et ne pas dire le mot
adieu les enfants jouent et plantent
il faudrait donner un euro
pour que la lumière se déverse
sur la pénombre du caravage
le regard s’accommode
je reste immobile en coin
comme les nonnes en oraison
tout au fond de l’église
une seule chaise un homme
il prie et il dort et il pue
comme les deux pèlerins
jamais votre forme sur les murs
parallèle comme le nom double
pour étreintes et songes en images
ce mot clair était toute ma nuit
vide et droite la route
s’accorde quelques cyprès
trop de ciel pour ce peu à vivre
le matin est un autel nu
une feuille tombe
un papillon vole
lequel est l’autre
les pierres de chaudes devenues douces
inlassables fontaine hirondelles
tout ce qui est loin sans être perdu
le soir est aussi pour toi cet ami
été
l’immobile
les ombres
dansent