Catégorie : Inégales

#840

il y a un briquet
pour les rêves
sur la table de nuit

#827

les nuages

: différents

le voyage

#826

c’est encore le soir la page
comptées comme doigts les lumières
description évitant portrait
aux aguets rives de la phrase

#806

l’autre est là c’est moi presque
assis sur le banc quelconque
il parle il regarde il tourne la tête
ce n’est pas mon double encore
nos heures pourraient s’échanger
sans dommage ni trouble fatal
par une rencontre de regards
nos noms restent inconnus
l’un à l’autre comme à la nuit
des rares fenêtres allumées
les chiens loin la fontaine douce
le monde notre monde un seul

#805

jardin ce monde enfumé mon cœur
lumière au-dessus des nuages violet
quittant le ciel couleur honnie
mais ici tendant au bleu beauté
gorgée d’eau fraîche pour le fou
jeudi-saint ce mouchoir froissé sale

#789

du sel sur la route seul
son au matin sous les roues
ce n’est pas le monde qui craque
ni l’amour ivre et secret

l’hiver et l’aube sont enlacées
dans l’oubli de tout visage
la neige cherche son rêveur

#782

marée l’encre s’étend
basse l’heure horizontale
dans l’été le bar pérore
l’âme serait une ode

#780

pendant la méditation
rien ne médite
la pierre est eau qui est air
crever l’œil pour voir

#768

les lampes sont allumées
cages ouvertes vides au parc
la tempête peut venir
lumière tu tombes nue

Publié initialement sur Remue.net
https://remue.net/quatrains-tristan-mat

#764

les lampes sont allumées
cages ouvertes vides au parc
la tempête peut venir
lumière tu tombes nue