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Tristan Mat

#1972

je la regarde soudain réelle
idée mise en poudre par la luxure
le détail est un éclat enfin
chaque mot est songe simple

#1967

sur la carte ce qui n’est que couleur
et le grand blanc sans l’être
là s’asseoir ou marcher sans figure
boire de toute la peau enfin

#1945

sèche la feuille appelle
l’imparfait en outre
trouée dentelle floue
elle n’était pas à écrire
été couchant déposée
sur le tableau de bord
image tremble encore

#1921

des feuilles volent
soulevées par l’air propulsé
par un engin au nom ignoré
conduit par une forme humaine
dans un ciré jaune
sans visage
apellons ça poésie

#1913

dire
repeindre en blanc
le mur blanc

#1905

poème du jour sans poème

il s’agit

le titre est à déposer au bord

#1902

bach au parc statues de glace
au bout le parapet villes ruines
humains autour des doigts
cérémonial de touches postures
yeux vagues têtes en chute
les cris des enfants courent

#1891

détourner le regard
de la tasse vers
la vallée les nuages
silence – puits

#1885

demander de la pluie
– tu es doute limpide
bord du rêve lame
en moi coeur

#1881

il pleuvait des pétales
plus petites que des gouttes
brume et oiseaux lointains
devant derrière vie longue
au présent il y aura un jour