l’autre est là c’est moi presque
assis sur le banc quelconque
il parle il regarde il tourne la tête
ce n’est pas mon double encore
nos heures pourraient s’échanger
sans dommage ni trouble fatal
par une rencontre de regards
nos noms restent inconnus
l’un à l’autre comme à la nuit
des rares fenêtres allumées
les chiens loin la fontaine douce
le monde notre monde un seul