marée l’encre s’étend
basse l’heure horizontale
dans l’été le bar pérore
l’âme serait une ode
#782
#780
pendant la méditation
rien ne médite
la pierre est eau qui est air
crever l’œil pour voir
#768
les lampes sont allumées
cages ouvertes vides au parc
la tempête peut venir
lumière tu tombes nue
Publié initialement sur Remue.net
https://remue.net/quatrains-tristan-mat
Minutes de la multitude #63
Mains recueillies sur les genoux, jambes croisées, la tête penchée, vers le recroquevillement, l’enroulement, respiration légère. Son sommeil est retenu, tendu, ramassé.
Deux banquettes qui se dont face. Elles forment par leurs regards et leurs mots, un carré, un tablée presque. Un des angles est silencieux mais pas absent, se résolvant en un chignon noir, haut.
Balancement silencieux, les mots reviennent à la douceur du mouvement d’arrêt, rien de luxueux, nul voyage, et rien d’heureux dans le mouvement.
#764
les lampes sont allumées
cages ouvertes vides au parc
la tempête peut venir
lumière tu tombes nue




