Je suis un temps. J’enveloppe, j’imprègne, je traverse. Parmi. Je suis un des temps. Nous nous mêlons : faisceau, gerbe. Nous sommes tant. Sans nous, seulement la poussière. Sans substance, je suis en toute chose et je contiens. Il y a la répétition, la variation. Début et fin ne sont que des points. Ma seule ennemie est mon seul amour : forme. Elle me saisit. Je la refuse, je ne peux être sans elle. Elle me suscite, je deviens vague, spirale. Au monde comme onde. Le monde n’est presque rien. Je ne suis que parce que je passe.