carnet

les nouvelles entrées sont ajoutées au début du texte

celui qui parle seul en silence hors de la tête | l’écrivain l’enfant regarde le Panthéon et sa réduction dans la main | au matin rêve de la falaise | la moitié du mois | mon article est la suite de l’absence de texte | une colonne calme vers la lumière hésitante | livre de problèmes | tout le monde lit une carte postale | je regardais l’ombre de la lampe sur le mur | une table chargée pour un festin de vide le journal | choses avant de mourir | j’aimerais vivre entre | boire le même verre d’eau à nouveau encore | elle voulait une image de moi | ils parlent tous d’un mort ce soir | toi une phrase par jour | comptes hors vivre | je voudrais être une gomme | tu es dans le vent tu n’es pas le vent | l’œil respire la lumière | objet qui ne sait rien | le théâtre est un rêve celui de l’ombre | suivez la règle un jour vous vous réveillerez | |une ligne relevée fait office d’horizon | le jeu est posé sur le monde | un jour sans colère | beaucoup de ciel c’est ailleurs | il y a une question déjà dans la nuit | question morale combien pèses-tu | écrire en même temps que vient la nuit | elle pense pèse | sois jusqu’aux bords | nous quittons rome | cette immense nuit semblable au vieux chaos | les enfants grincent des dents | j’aime le temps | mes frères avaient une chambre | il y encore des peintres qui vont sur le motif | la vie est une balle | je tombe hors de tes bras | c’est le bus perdu | maintenant tu es un soir | je dis mort parce que c’est le plus simple | se tenir près du point | lire un livre d’images | nous sommes entrés dans la pluie | je ne sais pas lire les rêves | vous ne pouvez pas envoyer de message vide | je suis une sentence | roman un gant à terre et seul | tournes et soir tournée | exercices de disparition | réveillé par le rêve | encore est un ça | que lire avec la fièvre | découvrir les gravats et prendre le briquet en main | un rêve de rue | il y a un compte à afficher | avec elle parler de ses lèvres | regarder la journée et ne voir que la transparence | il y avait un journal obscur |il y a une fête au loin dans la nuit | j’éponge l’eau sale qui descend dedans le mur | regarde quelqu’un qui parle sans entendre sa voix et entrer dans le roman | discuter sur les titres leurs parcours supposés sur les murs à ouvrir | pluie tu es pluie | le jour autre un autre jour l’autre jour | nous sommes au vent | je ne sais plus le nombre | acheté aujourd’hui des enveloppes | il y avait ces baies de bonheur à l’improviste | le mot île est un centre | écailles détachées du mur | il faut changer d’encre | regarder la lumière de haut | c’est le ciel qui rêve | je ne crois pas à la terre | sombre ta peau donne lumière à la nuit | tout est vrai dans un roman | en haut de la pluie | le mot regard pour mon père | je me résigne à une autre phrase | la prison de ma ville natale | mes fils mes mains sont vides | les nuages disent l’image du ciel | lu sur les fauves | regarder les voix | voyage au pays du réel | faire de sa vie une boule | jour de la sauvegarde | tu as dis une page | Il faut imaginer une moustache seule dans la rue | j’ai senti l’ordre en moi | la neige et tu dis les vagues | loin est ce mot où nous nageons | l’espace brûle et n’existe pas | soit la chaise au milieu de la pièce vide | le roman de la joie première | je serai le chat à force de silence | la couleur de ma table | deux hommes en taches oranges descendent la rue de l’aube vide | le rêve brûle plus que le ciel | une langue pour le voyage | les tiroirs sont vides |vide dans les rues du matin un étang en toi une flaque tu ne crois plus au monde | un nom de femme écrit sur un papier fort dans le train nom biblique | sexe dur dans la nuit | dans la pluie sur la route espace réduit comprimé tu es dans la pluie son battement | le seuil est pour toi | les phrases sont volontairement vagues | la seule couleur qui reste | être seulement | là on te frôle | le sang est arrivé | tu ne connaitras pas le sens des phrases | un leurre d’été et de paix| le défaut d’horizon | il n’y a pas d’amis dans cette maison | l’amour comment le faire | je suis allé voir la nouvelle| un sonnet de noms | étreindre en mots | elle me dit ses amants sans peine | le passage au bleu | | elle a annulé l’envoi | il faut venir avec du vent |le héros et moi| trop tard pour l’image | le rose qui me rend fou | ton regard à adoucir et aiguiser | l’acte est unique | j’assiste au monde | au parc le vacillement | qualités de l’espace | l’image reviendra au deuxième cœur | je dis déesse dans la chambre et la nuit | mûres à tes lèvres | encore les mots dont tu abuses | je dis déesse dans la chambre et la nuit | mûres à tes lèvres | encore les mots dont tu abuses | l’hiver au soir en attente | tu es mon voyage | une rue pour se taire | le papier en langue se retourner | mouvements brusques de l’oiseau sur la rampe | magasin de farces et attrapes | tous les parfums un à un comme des nombres | ce qui s’avance descend | abandonner un sac sur le quai ériger instituer | ici le monde est petit | une heure sans mot sans hâte | le miroir qu’est le point | la piscine lisse et vierge | une feuille tombe sur moi au milieu d’une phrase | vent doux puis froid rester dans l’enveloppement | âge tu te recroquevilles | sur la route espace réduit comprimé tu es dans la pluie son battement | le calme où l’on pourrait se perde | debout dans le clignotement orange le silence | le bruit de l’eau invisible et proche | la saison enveloppe | ton dernier visage | deux fois la même phrase | la porte n’est jamais fermée | ce n’est pas le ciel c’est le gris abolissant hauteur profondeur | le silence reconnu en expansion du dedans | promenade dans la clinique | l’avion porte des mots des sigles des sceaux | tabac odeur sombre de peau sans regards | la courbe à grande vitesse puis le balancement avant l’arrêt seul moment d’élégance |petite pluie fauteuil sur un diable |être | ce battement |vide matin dans les rues une flaque tu ne crois plus au monde | une fenêtre allumé dans la nuit jamais vue | regarder les branches se balancer alors que tu attends devant la porte fermée | des cheveux presque me touchent et l’air qui les entoure me porte aux mots et de l’autre côté un parfum et en face le regard | regard au cahier manuscrit à celui qui tête courbée écrit avec emportement mon semblable le fou | la semaine comme forme comme espace | la position du célibataire |le miroir avec l’escalier au fond de la salle de méditation sur l’écran | Il y avait des rires sur la place dans la nuit | le froid la fièvre le bruit d’un avion le tuyau qui coule le jour et nuit de silhouette au fond au bas de la rue | je n’ai pas de visage | odeur du goudron encore chaud | un visage l’aigreur un autre la stupidité| tu dis nuage je vois le carré | le bruit des pas sur les pavés l’été fin | ce qui tremble au vent encore | ils courent ils tournent colorés et la pelouse presque vide en haut le regard | tracer la forme de la peur en la contournant l’encerclant la circonvenant | faire pelote que le vide ne soit plus qu’interstice | et d’abord elle sans nom ni espace envahissant et avalant l’idée de mouvement | elle voulait une image | du silence jusqu’à se dissoudre | un cheveu blond sur le pare-brise et j’ai été sel tout le jour et face au vent | tout l’espace est son piscine d’eau et d’air | tout en lourdeur écrasée et le vent qui instaure la hauteur | le jour à peine déjà les branches balancées par le vent | s’arrêter sur le parking rester être dans le temps | les moues de celui qui ne croit pas à la folie |l’image reviendra au deuxième cœur | ce n’est pas un matin c’est le matin rond comme la pierre où le pied posé s’arrête, l’autre jambe soulevée et suspendue | erreur dit le correcteur | du ciel et de la montagne si proche dans la proximité du gris mauve | embrasure murée au carrefour | trou cubique dans la falaise de béton | se retrouver dans l’élémentaire froid de l’eau au réveil et frissons chaleur du vêtement disposé près du radiateur la lenteur | attente au passage piéton les voitures passant sur la bouche d’aération du métro frappent quatre fois attente de ce rythme | il est lent tout de suite il est sans but il n’a rien il s’arrête se baisse refait son lacet | ne plus croire aux images ne plus croire aux mots les vagues oui | dire la couleur d’une peau le méandre des mots qu’il faudrait | tout ce qui glisse sur le marbre | cheveux tranchés je suis plus petit de la tête l’instant de légèreté | ce n’est pas l’image devant mes yeux | je ne vois pas l’image j’entre dans le monde | le bruit d’un baiser distant arrive jusqu’à moi | le vent et le soleil : le matin maximise l’espace – nulle promesse ni accomplissement – la plus grande amplitude | à la fois dans l’ombre et dans la lumière | le vent se voit à ses effets et à ses franges | balayer la poussière les toiles d’araignées les poils des chattes tout cela en tas et nuages l’idée de lieu de départ paisible – dimanche après-midi | une chaise au milieu de la table | fenêtre que l’on croit ouverte et l’une est devant songe-t-elle à sauter | tu es la vague | la pointe de la langue trouve changée le cachet pensée de la méprise du poison | la verge de froid | les anciens noms ceux qui sont dans le passé les chercher trouver des images et des phrases | rire au souvenir que l’on pourrait avoir de toi | nier ce qui est sale | écrire sans regarder sans regarder ce qui est écrit sans regarder le ciel sans regarder ce qui ne tombe pas sans regarder le drap sans regarder la main | dans la pluie sur la route espace réduit comprimé tu es dans la pluie son battement | vent doux puis froid | rester dans l’enveloppement | âge tu te recroquevillée | on t’a dit attend est-ce seulement une voix | pas d’espace ni de césure | je ne suis pas encore moi au matin | l’hiver reste sec de silence | un parking n’est jamais vide | écrire en attendant écrire dans l’attente dans son intérieur | donne une terre au vide | mégot de cigare sur le goudron il est l’abandon il l’est contenu et s’effeuillant | ici jamais personne ne s’est arrêté aussi longtemps personne n’a regardé aussi longtemps que tu le fais | ce qui est presque une chanson | où commence-t-elle la chanson | les protestations de ceux qui attendent tu connais tous les mots chanson elle est en toi traduite | une silhouette son inclinaison puis son nom et les phrases le canal le lieu de trois années tout revient à huit heures du soir le jour de l’épiphanie | je suis dans la fatigue ce qu’il y a de plus profond de plus lourd | seul immobile sur la place le seul à être seul les amis les familles les enfants en jeu | cette phrase la seule lue du récit écrit dans une autre langue it was high time pour toi maintenant l’injonction | droit à l’oubli sera plus facile | l’amie dans quelle ville quelle nuit comme la main qui trouve table où s’appuyer et c’est un bruit doux | tu comptes quoi dans la nuit | passer d’un style à l’autre identique | je me soucie de son nom lui qu’elle avait aimé et de son tatouage | trieste c’est un nom qui semble facile | naviguer palis les rêves les voix les mots du jour au | lit allongé sur le dos revient le rêve d’hier soir dans la même position lumière à peine éteinte | cherchant la poussière | la parole est facile en lui | dédain depuis ton lit | les mots presqu’à l’aveugle presque je devine leurs formes seulement en écrivant | à qui envoyer une phrase chaque jour | il s’agit titre | chambre nue chambre de nu chambre aux nus tout serait dans la lumière | vous n’avez plus de couleurs | la magie se reconstitue | elle a des facilités pour l’amour | la phrase serait entière | je partirait de nuit | le gouffre en toi de toi n’est pas la peur c’est l’abyme où entrer pour être | écrire à la lumière des lampadaires les caractères sont compressés par la main est-ce qu’une page serait la nui entière | on passe derrière moi | un texte fait de phrases banales | quand j’appuie sur la feuille l’ombre s’avance puis s’écrase puis rejoins presque ce que j’écris | ce qui compte c’est l’espace | la pluie souvenue revenue elle s’égoutte elle dans la nuit la nuit est en elle | dentelle tu n’es pas le labyrinthe | où es la folie penses-tu en regardant la folle où suis-je penses-tu en regardant le miroir | l’homme ivre titube très lentement l’année commence très lentement il s’appuie sur ma voiture |se réfugier dans la fin | les fins provisoires c’est fini | un tableau dont le titre serait chaque dimanche matin | le mot qui était dans la bouche dans la rue : bourrelier et je le savais pas dans la langue que j’entendais | le silence de l’après-midi tu pourrais te dissoudre dans la tâche dans cette pièce de bureau familière | tout le jour près d’un homme jusqu’à ce que le peu de confiance de compassion | penser à écrire ici penser ici dire là | publier l’intégrale de mes ratures | illisible | illisible | pas de drogue le réel  | l’hiver est matin à l’espoir | tous les lieux où tu n’as pas écrit | un musique qui prendrait au piège le temps pour toi | le dos par cadeau | j’écris parmi les miettes | la limite de la page est un élastique | odeur de beurre sur l’ongle | penser par quatrains | elle dit qu’elle sent la présence de son père et de sa mère mort il y a tant d’années elle dit je le dis à mon frère il me dit moi aussi la folie la vérité en tourbillon je pose la main sur son épaule je me tais | dieu des pauvres donne nous des feuilles blanches | le dessin est dans la nuit | amaigrie retirée blanchie les yeux agrandis perdus | je n’ai presque pas regardé par la fenêtre | heure où j’ai cru avoir la fièvre | heure combien de fois répétée où j’ai cru être perdu | le bruit de l’eau déversée par le tuyau noir de l’autre côté de la rue à chaque fois  que la porte est ouverte surprise de cette fontaine | le bruit du temps le temps n’a pas de bruit | l’instant est-ce que cela compte | les visages qui passent ne sont plus dans l’instant déjà dans la mémoire perdue | tu déposes les questions comme l’enfant que l’on va abandonner les pierres que nul ne picorera | tu disposes les questions | équilibre le mot ricane à l’intérieur | appuyé incliné sur le pilier il parle au téléphone et regarde à travers la baie vitrée le fils qui plonge et replonge | chambre comme retour mais il n’y a pas eu de voyage | demi-sommeil d’une heure et pensées sur la cuisine des voisins puis découverte la casserole oubliée sur le gaz le plastique du couvercle brule | les phrases par elle | les pas sur ma tête immobile | le clignotant palpite dans un seul œil | tu aurais pu tuer tourner la page | changer la couleur rien ne change encore change | changement de focale ils ne comprennent pas | ce n’est pas le désir seulement l’ennui l’avancement dans la nuit | retombée de la masse musicale est-ce qu’il y a quelque chose comme cela dans ta journée | je relis oubli d’avoir écrit ce nom et cet autre et de les avoir désiré | vacillement du corps de debout dans l’attente | La pluie cessée | le pas seul | dans sa silhouette l’éloignement | Les prospectus mouillés de pluie enfilés dans les boîtes aux lettres a cumulés tombant pliés perdant leurs couleurs | à vendre au fond de la ruelle | Regarder les poubelles les sacs leur opulence | la pile à terre élancement elle est à moi recul réfléchi | un bruit rapide à arriver et à partir | regard au sol : quelles sont les formes | debout à côté de son audi tête rejetée en arrière le croque-mort culturiste | appeler le père cela passe | la fumée beaucoup de fumée devant lui qui est de dos tête couverte comme s’il fumait plusieurs fois | rouge parfait cette pensée mais c’est une voiture neuve | en 1984 il écrit ripoliné d’un autre siècle le maître et un autre aussi de la même date | il n’y aura plus de journal s’il y a ceci | visage croisé sur l’autre chaussée je pense à ta fougue je manque de m’écraser dans le rouge du camion devant moi | le chignon au-dessus de la tête légèrement en arrière je ne l’aime que depuis toi toi passée lointaine | je suis bien  là chanson traîne | le verre vide de café oscille sur la soucoupe la cuillère est en porte-à-faux c’est moi le démiurge | elle désire peut-être aime-t-elle l’autre est plus réservé tacticien dessiner les figures géométriques les courbes de niveau | la fin comme une porte mais il y a seulement des fenêtres vastes parfois nettoyées rarement et l’enfant en course alors y cogne le front | tu n’es pas là – certes – dans les heures herbes qui balancent dans la séance presque du vent | l’arbre où j’avais déposé le livre celui de la traversée des enfers | certes est ton mot | dans l’air non en moi non