la bataille est un théâtre
une image plate au salon
nos doigts aux verre touchés
paroi fine j’ai bu l’eau
ancestrale disait l’enfant
Catégorie : Inégales
#384
#378
matin sur les chiottes
à enlever les majuscules
début de vers humbles
face au quelconque
#376
une forme
s’y asseoir
de la cage d’air
aller sans bouger
vers une mer
et aux murs
pas de miroir
cela se dit toi
sortir en
fin du passé
#375
chiens mes frères
épars à la nuit
hurlez comme si
– l’autre –
pour moi aussi
#374
nous irons regarder les amours
sœur tomber belle lenteur
ce sera un parc une fenêtre
hiver paradis d’une main
#373
les nombres ne content pas
ils signent entailles au temps
l’aphorisme est au faîte
lame ignare de la boue
après l’artifice sur la nuit
la pluie dans le gris
commencer ardent l’organe
fonction sur table
paysage le froid mot
maintenant trop long
un table la rue scène
en pente l’eau des oui
qui toi dans ton nom
je dédie cet an en avant
répétition la rive
scellée d’un pari
#372
assise sur une marche
pieds sur le passé diagonal
sur quels mots quel basalte
cette cigarette te récuse
#369
ma fille assiste mon silence
ce comme doux et coupant
saison d’une flaque
ton regard me dépasse
silence tien mien lande
déjà tout horizon avent
#368
c’est la danse à faire lumière
désir un seul trait pour
deux mots cou épaule
la nuque a nom secret
luxe de dire chevelure
oui être poussière oui
(pour Chiara Zocchi)
#365
l’arbre au soir indifférent
le gravier est mutique
l’allée n’a pas de nom propre
un tableau dis-tu devant l’espace
ajoutant ignorons que dans
est le mot le plus fréquent
je n’ai pas fui le théâtre
lorsque le vent tu seras cendre
chaude et puis le banc
je tremble sur l’aire
l’arbre est au silence