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les nouvelles entrées sont ajoutées au début du texte

vent doux puis froid rester dans l’enveloppement | âge tu te recroquevilles | sur la route espace réduit comprimé tu es dans la pluie son battement | le calme où l’on pourrait se perde | debout dans le clignotement orange le silence | le bruit de l’eau invisible et proche | la saison enveloppe | ton dernier visage | deux fois la même phrase | la porte n’est jamais fermée | ce n’est pas le ciel c’est le gris abolissant hauteur profondeur | le silence reconnu en expansion du dedans | promenade dans la clinique | l’avion porte des mots des sigles des sceaux | tabac odeur sombre de peau sans regards | la courbe à grande vitesse puis le balancement avant l’arrêt seul moment d’élégance |petite pluie fauteuil sur un diable |être | ce battement |vide matin dans les rues une flaque tu ne crois plus au monde | une fenêtre allumé dans la nuit jamais vue | regarder les branches se balancer alors que tu attends devant la porte fermée | des cheveux presque me touchent et l’air qui les entoure me porte aux mots et de l’autre côté un parfum et en face le regard | regard au cahier manuscrit à celui qui tête courbée écrit avec emportement mon semblable le fou | la semaine comme forme comme espace | la position du célibataire |le miroir avec l’escalier au fond de la salle de méditation sur l’écran | Il y avait des rires sur la place dans la nuit | le froid la fièvre le bruit d’un avion le tuyau qui coule le jour et nuit de silhouette au fond au bas de la rue | je n’ai pas de visage | odeur du goudron encore chaud | un visage l’aigreur un autre la stupidité| tu dis nuage je vois le carré | le bruit des pas sur les pavés l’été fin | ce qui tremble au vent encore | ils courent ils tournent colorés et la pelouse presque vide en haut le regard | tracer la forme de la peur en la contournant l’encerclant la circonvenant | faire pelote que le vide ne soit plus qu’interstice | et d’abord elle sans nom ni espace envahissant et avalant l’idée de mouvement | elle voulait une image | du silence jusqu’à se dissoudre | un cheveu blond sur le pare-brise et j’ai été sel tout le jour et face au vent | tout l’espace est son piscine d’eau et d’air | tout en lourdeur écrasée et le vent qui instaure la hauteur | le jour à peine déjà les branches balancées par le vent | s’arrêter sur le parking rester être dans le temps | les moues de celui qui ne croit pas à la folie |l’image reviendra au deuxième cœur | ce n’est pas un matin c’est le matin rond comme la pierre où le pied posé s’arrête, l’autre jambe soulevée et suspendue | erreur dit le correcteur | du ciel et de la montagne si proche dans la proximité du gris mauve | embrasure murée au carrefour | trou cubique dans la falaise de béton | se retrouver dans l’élémentaire froid de l’eau au réveil et frissons chaleur du vêtement disposé près du radiateur la lenteur | attente au passage piéton les voitures passant sur la bouche d’aération du métro frappent quatre fois attente de ce rythme | il est lent tout de suite il est sans but il n’a rien il s’arrête se baisse refait son lacet | ne plus croire aux images ne plus croire aux mots les vagues oui | dire la couleur d’une peau le méandre des mots qu’il faudrait | tout ce qui glisse sur le marbre | cheveux tranchés je suis plus petit de la tête l’instant de légèreté | ce n’est pas l’image devant mes yeux | je ne vois pas l’image j’entre dans le monde | le bruit d’un baiser distant arrive jusqu’à moi | le vent et le soleil : le matin maximise l’espace – nulle promesse ni accomplissement – la plus grande amplitude | à la fois dans l’ombre et dans la lumière | le vent se voit à ses effets et à ses franges | balayer la poussière les toiles d’araignées les poils des chattes tout cela en tas et nuages l’idée de lieu de départ paisible – dimanche après-midi | une chaise au milieu de la table | fenêtre que l’on croit ouverte et l’une est devant songe-t-elle à sauter | tu es la vague | la pointe de la langue trouve changée le cachet pensée de la méprise du poison | la verge de froid | les anciens noms ceux qui sont dans le passé les chercher trouver des images et des phrases | rire au souvenir que l’on pourrait avoir de toi | nier ce qui est sale | écrire sans regarder sans regarder ce qui est écrit sans regarder le ciel sans regarder ce qui ne tombe pas sans regarder le drap sans regarder la main | dans la pluie sur la route espace réduit comprimé tu es dans la pluie son battement | vent doux puis froid | rester dans l’enveloppement | âge tu te recroquevillée | on t’a dit attend est-ce seulement une voix | pas d’espace ni de césure | je ne suis pas encore moi au matin | l’hiver reste sec de silence | un parking n’est jamais vide | écrire en attendant écrire dans l’attente dans son intérieur | donne une terre au vide | mégot de cigare sur le goudron il est l’abandon il l’est contenu et s’effeuillant | ici jamais personne ne s’est arrêté aussi longtemps personne n’a regardé aussi longtemps que tu le fais | ce qui est presque une chanson | où commence-t-elle la chanson | les protestations de ceux qui attendent tu connais tous les mots chanson elle est en toi traduite || une silhouette son inclinaison puis son nom et les phrases le canal le lieu de trois années tout revient à huit heures du soir le jour de l’épiphanie || je suis dans la fatigue ce qu’il y a de plus profond de plus lourd | seul immobile sur la place le seul à être seul les amis les familles les enfants en jeu | cette phrase la seule lue du récit écrit dans une autre langue it was high time pour toi maintenant l’injonction || droit à l’oubli sera plus facile | l’amie dans quelle ville quelle nuit comme la main qui trouve table où s’appuyer et c’est un bruit doux | tu comptes quoi dans la nuit | passer d’un style à l’autre identique | je me soucie de son nom lui qu’elle avait aimé et de son tatouage | trieste c’est un nom qui semble facile | naviguer palis les rêves les voix les mots du jour au | lit allongé sur le dos revient le rêve d’hier soir dans la même position lumière à peine éteinte || cherchant la poussière | la parole est facile en lui | dédain depuis ton lit | les mots presqu’à l’aveugle presque je devine leurs formes seulement en écrivant | à qui envoyer une phrase chaque jour | il s’agit titre | chambre nue chambre de nu chambre aux nus tout serait dans la lumière | vous n’avez plus de couleurs | la magie se reconstitue | elle a des facilités pour l’amour | la phrase serait entière | je partirait de nuit || le gouffre en toi de toi n’est pas la peur c’est l’abyme où entrer pour être | écrire à la lumière des lampadaires les caractères sont compressés par la main est-ce qu’une page serait la nui entière | on passe derrière moi | un texte fait de phrases banales | quand j’appuie sur la feuille l’ombre s’avance puis s’écrase puis rejoins presque ce que j’écris || ce qui compte c’est l’espace | la pluie souvenue revenue elle s’égoutte elle dans la nuit la nuit est en elle | dentelle tu n’es pas le labyrinthe | où es la folie penses-tu en regardant la folle où suis-je penses-tu en regardant le miroir | l’homme ivre titube très lentement l’année commence très lentement il s’appuie sur ma voiture |se réfugier dans la fin | les fins provisoires c’est fini || un tableau dont le titre serait chaque dimanche matin | le mot qui était dans la bouche dans la rue : bourrelier et je le savais pas dans la langue que j’entendais | le silence de l’après-midi tu pourrais te dissoudre dans la tâche dans cette pièce de bureau familière | tout le jour près d’un homme jusqu’à ce que le peu de confiance de compassion | penser à écrire ici penser ici dire là | publier l’intégrale de mes ratures | illisible | illisible | pas de drogue le réel  || l’hiver est matin à l’espoir | tous les lieux où tu n’as pas écrit | un musique qui prendrait au piège le temps pour toi | le dos par cadeau | j’écris parmi les miettes | la limite de la page est un élastique || odeur de beurre sur l’ongle | penser par quatrains | elle dit qu’elle sent la présence de son père et de sa mère mort il y a tant d’années elle dit je le dis à mon frère il me dit moi aussi la folie la vérité en tourbillon je pose la main sur son épaule je me tais | dieu des pauvres donne nous des feuilles blanches | le dessin est dans la nuit | amaigrie retirée blanchie les yeux agrandis perdus | je n’ai presque pas regardé par la fenêtre | heure où j’ai cru avoir la fièvre | heure combien de fois répétée où j’ai cru être perdu || le bruit de l’eau déversée par le tuyau noir de l’autre côté de la rue à chaque fois  que la porte est ouverte surprise de cette fontaine | le bruit du temps le temps n’a pas de bruit | l’instant est-ce que cela compte || les visages qui passent ne sont plus dans l’instant déjà dans la mémoire perdue | tu déposes les questions comme l’enfant que l’on va abandonner les pierres que nul ne picorera | tu disposes les questions | équilibre le mot ricane à l’intérieur | appuyé incliné sur le pilier il parle au téléphone et regarde à travers la baie vitrée le fils qui plonge et replonge || chambre comme retour mais il n’y a pas eu de voyage | demi-sommeil d’une heure et pensées sur la cuisine des voisins puis découverte la casserole oubliée sur le gaz le plastique du couvercle brule | les phrases par elle | les pas sur ma tête immobile || le clignotant palpite dans un seul œil | tu aurais pu tuer tourner la page || changer la couleur rien ne change encore change | changement de focale ils ne comprennent pas || ce n’est pas le désir seulement l’ennui l’avancement dans la nuit | retombée de la masse musicale est-ce qu’il y a quelque chose comme cela dans ta journée | je relis oubli d’avoir écrit ce nom et cet autre et de les avoir désiré || vacillement du corps de debout dans l’attente | La pluie cessée | le pas seul || dans sa silhouette l’éloignement | Les prospectus mouillés de pluie enfilés dans les boîtes aux lettres a cumulés tombant pliés perdant leurs couleurs | à vendre au fond de la ruelle | Regarder les poubelles les sacs leur opulence || la pile à terre élancement elle est à moi recul réfléchi | un bruit rapide à arriver et à partir | regard au sol : quelles sont les formes | debout à côté de son audi tête rejetée en arrière le croque-mort culturiste | appeler le père cela passe | la fumée beaucoup de fumée devant lui qui est de dos tête couverte comme s’il fumait plusieurs fois | rouge parfait cette pensée mais c’est une voiture neuve | en 1984 il écrit ripoliné d’un autre siècle le maître et un autre aussi de la même date | il n’y aura plus de journal s’il y a ceci | visage croisé sur l’autre chaussée je pense à ta fougue je manque de m’écraser dans le rouge du camion devant moi | le chignon au-dessus de la tête légèrement en arrière je ne l’aime que depuis toi toi passée lointaine | je suis bien  là chanson traîne | le verre vide de café oscille sur la soucoupe la cuillère est en porte-à-faux c’est moi le démiurge | elle désire peut-être aime-t-elle l’autre est plus réservé tacticien dessiner les figures géométriques les courbes de niveau | la fin comme une porte mais il y a seulement des fenêtres vastes parfois nettoyées rarement et l’enfant en course alors y cogne le front | tu n’es pas là – certes – dans les heures herbes qui balancent dans la séance presque du vent | l’arbre où j’avais déposé le livre celui de la traversée des enfers | certes est ton mot | dans l’air non en moi non

La rêve

C’est un rêve. Une lande petite, chambre sans mur. Les couleurs sont ignorées. On ne se demande pas d’où vient la lumière, sa pauvreté. Une main à 3 doigts : les langues. Il n’y a pas d’ailleurs, même si autour d’une table, l’ennui et la peur, dans le calme, abattent leurs cartes, face à face. L’amour révèle tout l’intérieur, d’un coup. On ne sera jamais plus profond dans le temps.

*

C’est son frère, ce qu’il répète, quel rapport, je ne sors pas du récit.

*

En allant outre, la rue tourne, puis à nouveau, formant un patio qui parcourt un marché pauvre.
Quand j’ai fini, la vendeuse a le sourire de la mer d’Espérance.

*

Je feuillette une anthologie de la mélancolie. Après un moment et une question, je remarque qu’elle est écrite en italien (elle comprend des inédits de Roland Barthes) puis un autre livre.En attendant les consignes d’écriture, j’entoure d’un trait pointillé la France sur une carte, en laissant un espace entre mon trait et la côte. Des lettres arrondies et bombées comme les pâtes, je les ordonne en colonnes, puis à droite en lignes. Je laisse de l’espace entre elles : je suis en deçà de mot.

*

Taches au plafond. Eau en flaques inversées.

*

La figure grandit démesurément et passe en transparence.

*

La forêt ancestrale, primordiale. Les arbres ont des branches noueuses, courbées, horizontales et peu de feuilles. Au-dessus, en sautant, je rebondis. Elle recouvre la terre à perte de vue. *

*

Détours pour entrer dans le cimetière : des chemins inattendus sont empruntés et de manière intrépide et téméraire. Nous, serrés, groupés.

*

Pour éloigner la tristesse, manger des pâtisseries, en cercle autour de la table, partagées

*

M me dit : Tu as vu ta photo avec M sur le document. Ce n’est pas tout de suite que je la vois. Surpris de me voir souriant. Sa tête et ma tête penchées de concert .(Retour dans le rêve après le réveil.) Il y a trois images côte à côte. Les figures manquent de l’une à l’autre.

*

Sur le pont (monte puis descend tel ceux de Venise) la mère donne des conseils de prudence au fils sur le mariage.

*

Diametric – ce mot je l’ai inventé, il est venu à moi.

*

Importance du choix du signet.

*

Une tour puis un bâtiment circulaire. On marche dans le couloir entre les deux, en regardant vers le haut. Le regard se perd en spirale sur des ornements, des hauts-reliefs. Est-ce qu’il atteindra le ciel ? C’est un baroque d’une teinte unie, celle du sable.

*

C’est une course dans un parc à la française, pourvus d’escaliers. On court, on monte et on descend de voiture. Je suis avec une femme que je connais très bien : nous jouons même si la peur .Le fond plat de la vallée en prairie : promesse comme espace et comme temps à venir

*

Quand arrive la question, celle qui veut résoudre la contradiction, le rêve est perdu.

.

*

Gémissant elle chante l’air de la Reine de la Nuit. Chantant elle en vient à gémir.

*

Il faut que ce soit le rêve pour que je te parles du désir de se sauver dans la mort.

*

Le batteur dit qu’il est malade, en passant.

*

L’ampleur de la fiction provoque le réveil – ou un enfant qui appelle.

*

Ti sta cercando Marco Mesrine. Au réveil son nom de l’école : Burgelin, mais je trouve maintenant Beaudelin, Brugelin , Beaugin, Beaudoin. Feu d’artifices d’allusions.

*

Le sordide est une couleur dans le froid du matin, la rue sinue, devient place, seuls sont les pauvres pour prendre le pain.

*

Elle, encore, et pour nous, entre nous, la voiture de l’oncle mort, arrondie.

*

Triangle, et la question de la consistance.

*

Nous nous aimions et je ne savais quel était son nom, celui où il y avait l’amour, ou bien celui de sa naissance, repris depuis peu.

*

Une bouche à qui j’offrais l’étouffement, un honneur, mes mains inertes, je ne les voyais pas.

*

L’intervention: bris de briques poussées au fond de la niche creusée dans le mur.

*

Le chanteur quelconque est mort, qu’est-que cela me fait me demande mon frère.

*

Elle dit qu’elle dit qu’elle a un loup en elle.

*

Un sac de riz – plus qu’à moitié vide mais lourd encore, posé, s’étant affaissé, tassé. Aucun mouvement n’était pensé. Est-ce que le carrelage gris qui le supportait s’étendait hors des limites du regard? Et quoi, au delà des raisons, des raisonnements, des explications, des interprétations, des élucidations?

*

Ampleur et lenteur. Accepter d’être long et négocier l’élargissement des courbes. Braque, braque, disait le père, rude. Promener un plateau serait-ce mieux que promener un miroir? Oui, pour les jambes ballantes des enfants.

*

Il y avait des portes. Il n’y avait qu’elles en quinconce, formant un labyrinthe, fermées, ouvertes, ou dans l’hésitation, immobilisé par le doute dans l’entre-deux. Je pouvais les éviter ou les traverser ; en aucun cas je n’échappais au ciel et l’enfermement n’était plus pensable. Toujours j’allais dehors, toujours j’étais arrêté.

Journal de la phrase

Aujourd’hui, j’ai rencontré l’immobilité d’un regard, puis son chat.

Aujourd’hui, j’ai déplié un rêve jusqu’à l’aveu.

​​Aujourd’hui, j’ai acquis du sel au sphinx.

Aujourd’hui, j’ai recueilli en image les noms de morts.

Aujourd’hui, j’ai observé mes vers tourner sous des doigts.

Aujourd’hui, j’ai acheté une lettre rouge près de la pyramide.

Aujourd’hui, j’ai traqué des ombres.

Aujourd’hui, j’ai cherché l’image d’une fleur dans des mots écrits.

Aujourd’hui, j’ai noté les couleurs du rêve.

Aujourd’hui, je suis entré dans un carré parfait.

Aujourd’hui, j’ai ouvert pour toi mes mains dans l’image.

Aujourd’hui, j’ai donné ma langue au chat.

Aujourd’hui, j’ai été désespéré par l’absence d’une virgule.

Aujourd’hui, j’ai élu une peur.

Aujourd’hui, j’ai acheté de l’acide.

Aujourd’hui, j’étais tout à la pluie.

Aujourd’hui, j’ai détaché mon nom de pages

Aujourd’hui, j’ai émietté des images.

Aujourd’hui, je suis passé au travers du cadre après l’adieu.

Aujourd’hui, j’ai dépoussiéré mon éléphant.

Aujourd’hui, j’ai suivi un vitrier sur la voie consulaire.

Aujourd’hui, j’ai massé des mailles.

Aujourd’hui, j’ai remisé des chaînes.

Aujourd’hui, j’ai instauré un autel.

« Aujourd’hui, je suis toujours. »

Aujourd’hui, j’ai jeté une poubelle.

Aujourd’hui, j’ai balayé les murs.

Aujourd’hui, j’ai rempli la malle de l’œuvre.

Aujourd’hui, j’ai lavé les peignes.

Aujourd’hui, j’ai montré un mur.

Aujourd’hui, j’ai été émerveillé par la netteté.

Aujourd’hui, j’ai dépecé des cœurs.

Aujourd’hui, j’ai raccourci un poème d’amour périmé.

Aujourd’hui, j’ai aboli une énigme.

Aujourd’hui, j’ai traversé le code d’un mort.

Aujourd’hui, je n’ai pas reconnu l’ami en rêve.

Aujourd’hui, j’ai relu Lac.

Aujourd’hui, j’ai été surpris par le prix des miroirs.

Aujourd’hui, j’ai trahi l’Étoile pour Jupiter.

Aujourd’hui, j’ai posé le livre des animaux sur le bois.

Aujourd’hui, j’ai dessiné l’usine à gaz avec des mots.

Aujourd’hui, j’ai secoué les miettes de mes poches.

Aujourd’hui, j’ai déplié une feuille : à l’intérieur le mot d’oubli.

Aujourd’hui, j’ai recopié une rature.

Aujourd’hui, j’ai été vissé deux fois.

Aujourd’hui, j’ai feuilleté Aujourd’hui je dors.

Aujourd’hui, j’ai été suivi par celui qui lit Proust à l’envers.

Aujourd’hui, j’ai été quitté par un inconnu.

Aujourd’hui, j’ai attendu une feuille.

Aujourd’hui, j’ai publié un poème d’amour périmé.

Aujourd’hui, j’ai scruté la mère de Lucrèce.

Aujourd’hui, j’ai dit le rêve de l’arbre.

Aujourd’hui, j’ai choisi des manières d’offrir au hasard.

Aujourd’hui, j’ai rempli mon sac de feuilles sèches.

Aujourd’hui, j’ai poursuivi la poussière sur les murs.

Aujourd’hui, j’ai signé en aveugle.

Aujourd’hui, j’ai fixé une autruche.

Aujourd’hui, j’ai scruté la toile pour retrouver une blessure.

Aujourd’hui, j’ai planché sur des rapprochements d’identité.

Aujourd’hui, j’ai tondu trois têtes.

Aujourd’hui, j’ai mêlé des gants près du lit.

Aujourd’hui, dimanche, je me suis rendu au cauchemar de Jeudi.

Aujourd’hui, j’ai douté de la date.

Aujourd’hui, j’ai rompu l’anse.

Aujourd’hui, j’ai recopié devant une muraille.

Aujourd’hui, j’ai accompagné le fils arpenteur près du château.

Aujourd’hui, j’ai noté au miroir la disparition d’un point d’interrogation.

Aujourd’hui, j’ai guetté des palindromes.

Aujourd’hui, j’ai brûlé mon nom dans un évier.

Aujourd’hui, j’ai supprimé autant d’amis qu’il y a de noms de dieu.

Aujourd’hui, j’ai tracé des lettres dans ma main comme alibi.

Aujourd’hui, j’ai poursuivi La Promenade dans la bibliothèque.

Aujourd’hui, j’ai lutté pour retrouver des accents.

Aujourd’hui, j’ai perdu un code.

Aujourd’hui, j’ai photographié une maison derrière la grille d’une cage. .

Aujourd’hui, j’ai laissé deux pages blanches dans le carnet des rêves.

Aujourd’hui, j’ai tourné autour des murailles du Vatican.

Aujourd’hui, j’ai débusqué un piège à rats dans un aéroport.

Aujourd’hui, j’ai été choisi par un miroir.

Aujourd’hui, j’ai écouté mes phrases lues et devenues joie.

Aujourd’hui, j’ai soupesé le kilo de Tarkos.

Aujourd’hui, j’ai éprouvé le marteau sur ma mâchoire.

Aujourd’hui, j’ai aspiré des fourmis.

Aujourd’hui, j’ai brûlé un nom près de la fontaine.

Aujourd’hui, j’ai aidé le mage des chats.

Aujourd’hui, j’ai écouté le loup dans le livre puis dans ma vallée.

Aujourd’hui, je suis entré dans une forêt en chansons.

Aujourd’hui, je suis allé bouffer ma banane non pas sur une timbre mais sur mon balcon.

Aujourd’hui, j’ai écouté mon sosie.

Aujourd’hui, j’ai assisté dans la rue au poème écrit hier.

Aujourd’hui, j’ai ramassé des feuilles de ginkgo dans une rue sans arbres.

Aujourd’hui, j’ai provoqué une division parfaite.

Aujourd’hui, je suis resté à côté de la pluie.

Aujourd’hui, j’ai fait choix d’un manteau rouge.

Aujourd’hui, j’ai tourné autour de la déesse bleue ciel.

Aujourd’hui, je me suis tenu debout jusqu’à ce qu’un tableau sorte de l’ombre.

Aujourd’hui j’ai fait et défait les tables.

Aujourd’hui, j’ai cherché de la mousse dans la nuit.

Aujourd’hui, j’ai nettoyé mes lettres.

Aujourd’hui, j’ai lancé un disque à un chien.

Aujourd’hui, j’ai trouvé une pierre où m’asseoir.

Aujourd’hui, j’ai acheté le vide des tasses.

Aujourd’hui, j’ai posé un trident.

Aujourd’hui, j’ai noté un boomerang sur l’autel.

Aujourd’hui, j’ai recollé une main.

Aujourd’hui, je me suis endormi au nom d’un fleuve.

Aujourd’hui, j’ai assisté à la fonte d’une idole.

Aujourd’hui, j’ai soufflé la poussière du livre vers la vallée.

Aujourd’hui, j’ai touché un sac parlant pendu.

Aujourd’hui, j’ai débusqué un hétéronyme.

Aujourd’hui, j’ai poursuivi une éponge.

Aujourd’hui, j’ai écrit nu.

Aujourd’hui, j’ai posé mon Journal sur les factures.

Aujourd’hui, j’ai effacé un an.

Aujourd’hui, j’ai misé sur l’instant.

Aujourd’hui, j’ai lu la quatre-vingt troisième tombe.

Aujourd’hui, je n’ai pas su écrire le mot absence.

Aujourd’hui, j’ai été sur un pied sur une échelle, immobile.

Aujourd’hui, j’ai laissé le temps où je ne connaissais pas le mot de pétrichor.

Aujourd’hui, j’ai cureté une fractale.

Aujourd’hui, j’ai mangé des feuilles de pain.

Aujourd’hui, j’ai retrouvé la fleur en bois – rouge.

Aujourd’hui, j’ai vu le vide au-dessus de l’hôtel.

Aujourd’hui, j’ai recueilli la poussière des murs.

Aujourd’hui, j’ai détaillé du regard un étal de poignées de portes.

Aujourd’hui, j’ai écrit cette phrase à l’encre verte.

Aujourd’hui, j’ai produit un cube.

Aujourd’hui, j’ai commencé l’histoire des murs.

Aujourd’hui, j’ai lancé des poèmes vers un rectangle.

Aujourd’hui, j’ai compté les miroirs de la maison: quinze.

Aujourd’hui, j’ai mangé dans le noir.

Aujourd’hui, j’ai lancé deux pierres par la fenêtre de l’été.

Aujourd’hui, j’ai été déposé sur la carte.

Aujourd’hui, après avoir rangé la bibliothèque, il restait un livre: Espèces d’espace.

Aujourd’hui, j’ai vu l’image au plus près de la nuit.

Aujourd’hui, j’ai envoyé mon image, une.

Aujourd’hui, je n’ai pas été reconnu en abaissant mon masque.

Aujourd’hui, j’ai écrit avec un cube vert sur la table.

Aujourd’hui, j’ai soufflé la poudre vers la nuit.

Aujourd’hui, j’ai mis un masque à la nuit.

Aujourd’hui, j’ai lu les tables.

Aujourd’hui, j’ai jeté les vêtements vides de moi.

Aujourd’hui, j’ai goûtée une mémoire.

Aujourd’hui, je me suis assis pour mieux tomber.

Aujourd’hui, j’ai écrit six fois la date d’aujourd’hui.

Aujourd’hui, j’ai cassé le quatrième couteau.

Aujourd’hui, j’ai morcelé les chèques.

Aujourd’hui, j’ai entendu le Nom de l’amant sans nom.

Aujourd’hui, j’ai regardé mon sang.

Aujourd’hui, j’ai suivi du doigt la logique des câbles.

Aujourd’hui, j’ai arraché mon nom des livres.

Aujourd’hui, j’ai soupesé le mot comme.

Aujourd’hui, j’ai entendu la basse.

Aujourd’hui, j’ai embrassé l’amande.

Aujourd’hui, j’ai offert des libations à la colle.

Aujourd’hui, je me suis assis par terre dans la ville.

Aujourd’hui j’ai été agacé par le palindrome.

Aujourd’hui, je suis allé rue des discoboles.

Aujourd’hui, j’ai observé le découpe de vers serbes.

Aujourd’hui, j’ai récité sur une pelouse, à la nuit.

Aujourd’hui, j’ai suivi du regard une faille traversant ma maison.

Aujourd’hui, je me suis allongé, écrasé, plié jusqu’à être englouti par le bain.

Aujourd’hui, j’ai connu le bonheur par débordement.

Aujourd’hui, j’ai considéré mon émail brisé et rongé.

Aujourd’hui, j’ai trouvé deux os à traduire.

Aujourd’hui, j’ai vu s’allumer un feu de trois jours.

Aujourd’hui, j’ai connu le point de perfection: entrer dans la cuisine à l’instant où le lait déborde.

Aujourd’hui, j’ai lu les poèmes de personne avant le jour.

Aujourd’hui, j’ai lutté, défait par les plumes, la topologie de leur enveloppe.

Aujourd’hui, j’ai épuisé le sel.

Aujourd’hui, j’ai écrit quatorze portraits d’un seul visage.

Aujourd’hui: Henry James, d’un côté ; Tchekhov de l’autre : je n’étais pas au milieu.

Aujourd’hui, j’ai cherché des Y.

Aujourd’hui, j’ai brisé un seau.

Aujourd’hui, j’ai écrit le journal de la fièvre.

Aujourd’hui, j’ai découpé chaque planche de l’armoire en deux parties égales.

Aujourd’hui, sous la lampe, le faisceau des angles, l’enjambement du compas.

Aujourd’hui, j’ai plié, déplié, replié, lissé.

Aujourd’hui, j’ai dicté.

Aujourd’hui, je n’ai pas lu une phrase.