constante
je te cherche
jusqu’au puits
contre le pilier de l’ombre
cette plage m’est ciel
par les flocons de nuit
le triangle tourne
autre de l’autre
et le reflet encore
Écritures
on voulait le monde
par taches et délices
l’été en agonie au ciel
je marche dans la nuit
les yeux tirés au ciel par
le grondement d’un réacteur
rencontrent une mouette
immobiles ses ailes
sur un fond gris sans fin
d’aplomb elle disparaît
rien n’a changé cette poésie

le matin est sans issue
dans la brume je songe le rouge
déjà je sais et déjà je suis perdu
les morts n’ont pas d’image
pétales
vie longue
il pleuvait
il y aura
un présent
lointain
de la brume
ombre
je t’écris
lieu
même
Au bord du sommeil, comme l’enfant sur le rivage, l’orteil dans l’eau, puis en arrière, jusqu’à être emporté. Réveil par un coup de sifflet.
A l’improviste, le train s’arrête. Assaut de la nature. Odeurs, caresses, vibrations. Réveil de l’ennui. Oui, finir ainsi.
La gare traversée de nuit comme un tunnel, lumières qui battent sur les vitres. Cette pensée : une ville souterraine et sans le ciel, on ne sait ni où on est nu où on va.