Samedi fasciste #16

arc à la nuit tes lèvres

#799

Le froid est ancien, frère à la nuit. Des gestes pour la première fois mais nus. Ils trouvent leur ampleur à la fin du jour, sur la rade déjà. Tu les prends pour toi ces mots : vis comme dans un hôtel. Il n’y a pas de fruits en cette saison, pas de chien. Tu es au milieu de la route, le peu de lumière vacille, comme si elle allait devenir neige. Partir, sans hâte et sans adieu. Et d’un pas décidé.

#798

#797

en chaque point l’effroi aiguilles distance abolie jusqu’à l’immense en pavé ce ne sont plus des mètres mais des années le cercle des vies de peur spirales s’écrasant en un point le point que tu es  ce n’est pas tomber encore moins sauter mais laisser aller glisser s’effondrer enfin comme pensé si souvent aux moments les plus au fond mais pas assez encore de s’en aller la peur avale tout c’est l’oubli jusqu’à la claque puis l’étreinte d’un poing froid être dedans serré étourdi aveugle entouré porté être elle la peur est restée en haut première fois

#796

#795

#794

je suis de trop ce soir
par les vagues épuisées 
passera avant moi
extase douce et lente

Samedi fasciste #15

la page n’est pas invisible sous le signe

#792

Minutes de la multitude #65

Pour une fois ne pas se taire, entrez dans le jeu léger des phrases sans conséquence. Et perdre le mouvement et la traversée du temps.

Ce n’est pas un voyage, ce n’est une exploration. Déplacement, oui et les pensées vont en avant ou restent en arrière, et rebondissent comme liées par un élastique.

Il y aura eu si peu de pensées d’amour ici.